‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 115 sur 1172 · Cf. F. Obertynski, loc. cit · texte numérisé non relu

Cf. F. Obertynski, loc. cit

4. Cf. F. Bischofï, Das dite Recht der Armenier in Lemberg, dans Sitzungsberichte der phil.-hist. Classe der kaiserlichen Akademie der W issenchaften von Wien, t. xl, 1862, p. 255 : publication d'un statut comportant d'abord dix prescriptions non numérotées, puis 124 chapitres, confirmés, moyennant quelques modifications, par Sigismond Ier en 1519. Le statut parle du respect dû au clergé (c. xiii), des monastères (c. lxxxv), des legs à l'Église (c. cxxni).

nord, à Mohilev. Melchisédech de Garni, coadjuteur de David IV, catholicos d'Etchmiadzin, et en difficultés avec lui, envoie une profession de foi au pape Paul V en 1610, se réfugie à Constantinople puis à Lwow : le siège épiscopal y étant vacant, il en prend l'administration vers 1622. En 1627, il ordonne comme évêque de Lwow Nicolas Torosowicz; devant l'opposition à l'Union d'une grande partie de ses diocésains, Nicolas n'adhère pas immédiatement à celle-ci. À l'occasion de l'assemblée des évoques ruthènes à Lwow en 1629, le jésuite Bambo a également des conversations avec les Arméniens. Torosowicz fait profession de foi catholique en 1630; il se rend à Rome en 1635; Urbain VIII le reconnaît comme archevêque ayant des suffragants à Mohilev et Kamienicz et lui donne un évêque auxiliaire en la personne de Vartan Hunanian, élève du collège de la Propagande et docteur en théologie, sans doute avec l'idée de faire occuper par celui-ci un des sièges suffragants. Mais Hunanian part en voyage en Arménie et y est retenu prisonnier; Kamienicz tombe aux mains des Turcs en 1672. Les prélats arméniens de Lwow tiendront cependant avec acharnement à leur titre, devenu purement honori-. fique, d'archevêque.

Les Arméniens dispersés dans le royaume de Pologne continuaient à adhérer difficilement à l'Union. En 1663 le Saint-Siège charge le théatin napolitain Clément Galano, qui avait fréquenté les Arméniens en Géorgie et à Constantinople et publié un gros ouvrage en trois volumes sur leur Église 1, de se rendre à Lwow comme missionnaire apostolique, mais Galano meurt dès 1666. La Congr. de la Propagande avait demandé aux théatins d'ouvrir un séminaire théologique pour les candidats de rite arménien; vers 1685 nous y trouvons comme supérieur le Milanais François Bonesana.

Libéré par l'entremise du roi de Pologne Jean III Sobieski, Hunanian revient pour recueillir la succession de Torosowicz, décédé en 1681. Dès le début, il se montre très actif, mais il est porté à introduire des usages latins dans son diocèse et subit fortement l'influence des théatins.

C'est sur leur conseil et en leur présence qu'il assemble, sous la présidence du nonce apostolique de Pologne, Jacques Cantelmi, tout son clergé en une réunion solennelle à Lwow, non dans sa cathédrale mais dans l'église arménienne de l'Apparition de la Sainte-Croix, le 20 octobre 1689. Les actes 2 donnent à cette assemblée le titre de

1. ConciliaUo Ecclesiie Arménie cum Rornuna ex ipsis Armenorum Patruni et Doctorum testimoniis, t. i, Pars historialis, Rome, 1652; 2e éd., Cologne, 1686; t. n et m, Pars controversialis, Rome, 1658 et 1661.

2. Texte latin des actes, aux archives de la S. Congr. de la Propagande, Scritl. rif. nei Congr., Mlscellanea Armeni, t. xv, quaderno xx ; publié infra en Appendice.

synode provincial, alors qu'un tel concile tient sa dénomination, non du fait qu'un archevêque le préside, mais de ce qu'il groupe effectivement les évêques d'une même province, ce qui n'était pas le cas, puisque Hunanian était le seul évêque arménien de Pologne. Ces actes intitulent Bonesana préfet de la mission apostolique, ils le nomment, ainsi que ses confrères, avant le clergé arménien, toutes choses assez insolites.

Les décrets adoptés sont répartis en vingt chapitres, comportant chacun un certain nombre de canons. Le premier chapitre forme comme une introduction et le dernier une conclusion. Neuf chapitres sont consacrés à la pratique sacramentelle et liturgique; ils tiennent compte des critiques que l'ouvrage de Galano avait faites de certains usages arméniens * et se réfèrent plusieurs fois au concile de Trente ; neuf chapitres également concernent l'organisation ecclésiastique du diocèse, qui groupe tous les Arméniens de Pologne.

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