‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 129 sur 1172 · Cf. supra, p · texte numérisé non relu

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3. Tel était le nom donné aux chefs de district ecclésiastique, comprenant plusieurs paroisses et correspondant au doyenné latin. Dans les textes latins toutefois, ils sont désignés du nom d'archidiacre.

4. Elles sont publiées dans la Collcctio Lacensis, I. vi, col. 970-972, et dans IN. Nilles, Symbolœ ad illustrandam hisloriam Ecclesix orientalis in terris corome S. Stephani, t. i, Innsbruck, 1885, p. 165-169.

5. L'intervention du P. Baranyi n'est pas indiquée dans le compte rendu de cette seconde session du synode, mais dans une histoire manuscrite de la résidence jésuite d'Alba-Julia (cf. Nilles, loc. cit., p. 163).

SYNODE d'aLBA-JUMA EN 1697 119

puisqu'il allait être traité sur le même pied que ses collègues latins, cette charge incombait désormais à l'État.

Une troisième réunion du synode s'occupa de quelques questions matrimoniales et contentieuses.

Le 31 mars 1697, l'évoque Théophile publiait un décret l en son nom et au nom de tout son clergé, par lequel il reconnaissait les quatre conditions de l'Union acceptées à l'unanimité lors du synode, et dans lequel il demandait à l'empereur les mêmes privilèges pour ses prêtres et ses moines que ceux dont jouissaient les ministres des cultes reconnus2; l'érection d'un presbytère dans chaque paroisse; la nomination des curés par l'évêque et non plus par l'autorité laïque. A en croire le décret, ces deux dernières demandes auraient également été arrêtées au synode. Le décret fut envoyé à Léopold Kollonich, devenu primat de Hongrie et cardinal 3, qui était intervenu dans l'union des Ruthènes de Hongrie. Douze protoprêtres n'avaient pas assisté au synode; ils signèrent une lettre latine au cardinal, datée du 10 juin, dans laquelle ils adhéraient à ce qui avait été décidé à l'assemblée 4.

Une vive opposition se dessina contre l'évêque Théophile, de la part de l'archevêque orthodoxe de Bucarest, Théodose de Vestem. Mais Théophile mourut peu de temps après.

Le clergé du diocèse d'Alba-Julia, qui choisissait lui-même son évêque, se rallia à la candidature d'un jeune prêtre, Anghel Popa. appuyée par de puissants et riches protecteurs. Selon une coutume en usage, Anghel reçut l'habit monastique sous le nom d'Athanase, puis fut ordonné évêque par des prélats orthodoxes à Bucarest, au début de 1698. Pour obtenir la confirmation de sa nomination par la cour de Vienne, il fit connaître au cardinal Kollonich son désir d'adhérer à l'Union 5.

Le 14 avril 1698, la chancellerie de Vienne publia une résolution de principe, qui accordait aux prêtres valaques de rite grec les mêmes immunités qu'aux prêtres latins, pourvu qu'ils se déclarent catholiques et reconnaissent l'autorité du Souverain pontife. Ceux qui passeraient à une autre religion déjà reconnue jouiraient du même statut que les ministres de celle-ci 6. Une lettre du 2 juin du cardinal Kollonich précisait que, dans le premier cas, les prêtres devaient faire

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