‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 150 sur 1172 · Et quelques autres (ibid., col · texte numérisé non relu

Et quelques autres (ibid., col

8. La Congr. de la Propagande lit connaître les décisions prises en une Instruction datée du 1 5 févr. 1746. A fin de donner à celle-ci plus de force, Benoît XIV l'incorpora lui-même, fait assez rare, dans une Constitution apostolique datée du 18 mars (de Martinis, Jus pontifcium, t. ni, p. 275-281; Mansi, loc. cit., col. 437-448), postérieurement aux deux autres dont nous parlons dans les deux notes suivantes.

9. Constitution du 7 mars 1746 (de Martinis, loc. cit., p. 261-263; Mansi, loc. cit., col. 431-434). La Congr. de la Propagande commenta cette dispense et revint sur quelques autres points dans une lettre adressée au patriarche en date du 7 mai 1746 (Mansi, loc. cit., col. 447-450).

permit en l'église d'Alep une légère entorse à la loi de la messe unique par autel 1.

Après avoir ainsi mené à bien, avec une fermeté de vues, les affaires de l'Église melkite pendant vingt ans, le cardinal Petra mourut en 1747.

Un nouveau concile s'ouvrit au couvent de Saint-Sauveur le 5 mai 1751 2. Outre le patriarche, étaient présents les évêques Basile Finan, Eutime Maalouli, Athanase Dahan, Clément Tabib (qui, ayant dû s'enfuir, avait reçu une partie du diocèse de Saint- Jeand'Acre) 3. Maxime Hakim n'arriva que le deuxième jour. Ce sont tous évêques que nous avons déjà rencontrés au concile de 1736 4. Nous voyons également, à ce concile de 1751, Michel Arraj, supérieur général des Salvatoriens, le procureur des Chouérites; quelques autres religieux firent aussi partie de l'assemblée.

Le patriarche et les évêques présents célébrèrent ensemble la messe, puis le concile étant ouvert, le prêtre Jean Ajeimi 5 prononça une allocution. En signe de soumission à Rome, le symbole fut chanté avec le Filioque 6; le concile déclara accepter tous les conciles œcuméniques et particuliers 7 reçus dans l'Eglise catholique, et reconnaître la suprématie du pape.

1. Bref du 10 mars 1746 adressé à Maxime Hakim, évêque d'Alep, qui avait fait une instance particulière, arguant de l'exiguité de l'église d'Alep et du grand nombre de fidèles qui la fréquentait. Cette église comptait sept autels. Le pape permet de faire célébrer les jours fériés neuf messes, une seule toutefois au maître-autel (de Martinis, loc. cit., p. 263-267; Mansi, loc. cit., col. 433-438).

2. Les actes arabes du concile ont été conservés dans les Annales des Basiliens chouérites et publiés dans Al Machriq, t. ix, 1906, p. 117-120; une trad. latine se trouve dans Mansi, loc. cit., col. 449-454.

3. Cf. H. Boustani, Les évêques de Sidnaïa, dans Échos d'Orient, t. vu, 1904, p. 214-215.

4. Peut-être l'évêque de Tyr assistait-il également à l'assemblée. Dans des lettres adressées à la Congr. de la Propagande en 1849, Démétrios Antaki, évêque d'Alep, affirme cette présence (Mansi, loc. cit., col. 454); Ignace Qarout, évêque de Tyr, la nie.

5. Neveu de l'évêque Macaire Ajeimi. Né en 1724, il partit pour Rome faire ses études au collège de la Propagande. Il y fut admis en févr. 1738, mais en fut congédié en sept. 1746. Après un séjour à Paris, il revint en Syrie en 1750 et fut ordonné prêtre en avril 1751 par Cyrille VI.

6. Les Melkites n'avaient jamais été obligés par le Saint-Siège à insérer le Filioque dans le symbole de la messe même.

7. C.-à-d. les conciles locaux du ive s., dont les canons étaient aussi bien reçus en Orient qu'en Occident.

Les discussions synodales commencèrent ensuite. Elles aboutirent à l'adoption. de treize canons.

1. Le concile accepte la Constitution Demandatam sur les coutumes et les jeûnes des grecs et déclare qu'elle sera bientôt partout publiée. Non seulement le patriarche peut accorder des dispenses particulières, mais aussi les évêques dans leur diocèse, conformément à une Constitution pontificale ultérieure \

2. Les fidèles n'auront aucun rapport religieux avec ceux qui n'appartiennent pas à l'Église catholique; ils ne recevront point le sacrement dans un autre rite, sauf en cas de nécessité, ainsi que Ta décidé le Saint-Siège 2.

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