‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 187 sur 1172 · Cf. concile de Zamosc, tit. ni, § vi, can. 3 et · texte numérisé non relu

Cf. concile de Zamosc, tit. ni, § vi, can. 3 et

6. Elle diffère cependant quelque peu de celle du concile de Zamosc (tit. ni, § vu, can. 15).

Une enquête aura lieu sur les candidats et ceux-ci seront mis à l'épreuve pendant deux mois K

19. L'âge du mariage est de 14 ans pour les hommes et de 12 ans pour les femmes. Les fiancés doivent connaître la doctrine chrétienne. Il y aura trois publications dans leurs paroisses. Le mariage aura lieu de jour et non à la tombée de la nuit 2.

Le chapitre v s'intitule : De la réforme du diocèse.

1. Les fidèles ruthènes qui fréquentent les églises latines et n'observent plus leur rite seront, après double avertissement préalable, excommuniés.

2. Aucun fidèle ruthène ne pourra être en service chez des Juifs, sous peine d'excommunication.

3. Les ofïîciaux enquêteront avec sévérité sur les usurpations de biens ecclésiastiques.

Comme on le voit par le début de ce dernier chapitre, le danger qui menace l'Église ruthène n'est plus tant l'orthodoxie que l'influence prépondérante du rite latin, dont les prélats témoignent généralement assez peu de sympathie à l'égard de leurs collègues orientaux.

Le concile de Zamosc avait réservé au Saint-Siège la question des relations entre la congrégation basilienne de Lithuanie et celle à créer. Certains évêques avaient proposé qu'après l'érection de celle-ci un protoarchimandrite commun fût élu à tour de rôle dans l'une et l'autre congrégation. En 1742, la Congr. de la Propagande chargea Je nonce de Pologne, Fabrice Sorbelloni, de tâcher d'opérer la fusion des deux groupements et Benoît XIV écrivit dans ce sens au métropolite ruthène Athanase Szeptycki et aux évêques ruthènes, le 27 novembre 3. Un chapitre général eut lieu le 26 mai 1743, à Doubno, et réalisa la fusion sous un protoarchimandrite commun. Benoît XIV, par une Constitution du 2 mai 1744, approuva les décisions prises 4; par une autre, du 30 mars 1756, il apporta quelques précisions complémentaires et s'occupa aussi du statut des moines desservant les églises cathédrales et paroissiales 5. L'ordre basilien était devenu de pins en plus puissant; non content de détenir les dignités épisco- (»;ilcs, il laissait de moins en moins de place au clergé séculier.

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