Cf. synode de 1739, Ire sér., can
4. Nilles (op. cit., t. u, p. 562-563) reproduit une note sur ce synode prise aux archives de l'évêché latin de Transylvanie. Cette note semble avoir été rédigée dans un esprit hostile et exagère les choses quand elle dit que le clergé et le peuple «igncVent un document déclarant vouloir abandonner l'Union, si satisfaction n'était pas donnée à toutes leurs revendications.
prêtre Pierre-Paul 1 Aaron. A la fin de l'année, sentant sa cause très compromise, il partit seul, en secret, pour Rome. Provisoirement, son vicaire général Pierre-Nicolas Pop assura le gouvernement du diocèse. Pop étant décédé le 23 juin 1745, Micu nomma de Rome Aaron vicaire général.
Vu la situation difficile créée par l'absence de Micu, Marie-Thérèse envoya l'évêque des Ruthènes de Hongrie, Manuel Olsavskyj 2, pour faire une enquête en Transylvanie.
Olsavskyj arriva à Cluj la veille de l'Epiphanie 1746. Les jésuites de la propriété voisine de Kolos-Monostor en profitèrent pour convoquer chez eux, pour le surlendemain, un certain nombre de membres du clergé roumain des environs. Manuel se rendit à la réunion et présida ainsi une assemblée d'une cinquantaine de prêtres 3. La situation du diocèse sans pasteur fut examinée sous tous ses aspects, et les avis furent bien partagés, mais Olsavskyj ne put recueillir que des renseignements favorables sur la gestion provisoire d' Aaron.
Aussi, à la suite de son enquête, sur les instances de Marie-Thérèse, Aaron fut nommé par le Saint-Siège administrateur apostolique du diocèse de Fagaras. Un théologien lui fut adjoint en la personne du jésuite Émeric Pallovics.
Bien qu'il fût ainsi privé de sa juridiction, Micu continua de Rome ses agitations : il voulait à tout prix qu'un synode fût assemjpïe, espérant qu'un mouvement d'opinion se dessinerait en sa faveur. Aaron ne se prêta pas à cette manœuvre. Après avoir cherché divers appuis dans le clergé, Micu prit pour vicaire général le protoprêtre Nicolas Ballomir. Celui-ci, selon les instructions reçues de Micu, songea aussitôt à convoquer un synode qui reconnaîtrait sa nomination et par là même l'autorité de Micu. Il profita d'une absence d' Aaron pour le tenir à Blaj même, où Micu comptait précisément des partisans toujours fidèles.
Le supérieur des basiliens de Blaj, le protoprêtre de la ville et quelques autres se réunirent autour de Ballomir le 8 octobre 1747. La messe fut célébrée à la cathédrale, puis on se rendit au domicile du protoprêtre de Blaj. On prit acte de la nomination de Ballomir et on délibéra avec fougue sur la situation 4. Basile Barany, protoprêtre de Fagaras, était venu à Blaj pour la circonstance, mais il
1. Tel est son nom de profession monastique. Son nom de baptême était Théodore. Fils de prêtre, il était né à Bistra en 1709, il fit ses études à Rome de 1734 à 1743 et y fut ordonné.
2. Nommé par le Saint-Siège évêque titulaire et vicaire apostolique des Ruthènes de Hongrie, il avait été ordonné évêque en 1743 par Micu.