‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 244 sur 1172 · L'extrême-onction est un véritable sacrement · texte numérisé non relu

L'extrême-onction est un véritable sacrement

2-3. L'évêque bénit l'huile des infirmes le jeudi saint et les prêtres doivent la demander à leur évêque propre 3. Ils conserveront toujours de cette huile pour les cas d'urgence; dans les autres cas, lorsqu'ils auront le temps de bénir l'huile eux-mêmes 4 au domicile du malade, ils pourront le faire dans la mesure où ce sera nécessaire 5, et ils brûleront le reste de cette huile bénite par eux à la fin de la cérémonie 6.

4. Le vase contenant l'huile des infirmes doit être d'argent ou d'étain.

5. La formule du sacrement peut être celle en usage dans l'Église grecque (« Père saint, médecin céleste des âmes et des corps, etc. ») ou celle de l'Église latine.

6. Le nombre et la place des onctions sont indiqués conformément aux prescriptions du rituel romain 7.

7. L'onction des malades est réservée au curé ou à son délégué; lout prêtre peut la conférer en cas de nécessité 8.

8. Lorsque plusieurs prêtres prennent part au rite, un seul d'entre

1 . Ce canon reproduit une partie du décret tridentin sur les indulgences.

2. Ce canon cite Marc, vi, 13; le concile de Trente, Doctrina de sacramento extremse unctionis, c. i, et cari. 1, 2 et 4 sur l'extrême-onction.

3. Il n'est pas parlé du patriarche. Pratiquement ce sera lui cependant qui hénira seul les différentes huiles saintes.

4. Par délégation de pouvoir, dit le concile, qui cite ensuite l'instruction de Clément VIII, en date du 31 août 1595, sur les rites des Grecs, n. 12 (cette instruction est publiée en entier dans Y Appendice, sous le n. xxxv).

5. Si, en dehors de la réserve pour les cas d'urgence, il y a encore assez d'huile bénite par l'évêque, les prêtres emploieront celle-ci ou l'allongeront même avec de l'huile non bénite. Le concile témoigne ainsi d'un pénible effort pour favoriser l'emploi de l'huile bénite par l'évêque, sans toutefois interdire complètement le droit des prêtres à bénir l'huile des infirmes.

6. Le concile cite à ce sujet le can. 1 du concile de Zamosc sur l'extrêmeonction.

T. Le rituel romain (De sacramento extremœ unctionis) est littéralement cité num être nommé.

8. Ce canon fait allusion au concile de Trente (can. 4 sur l'extrême-onction).

eux fait les onctions avec la formule sacramentelle; les autres se partagent le reste des prières.

9. Lorsqu'il s'agit d'un simple rite de dévotion en faveur de personnes non dangereusement malades, la bénédiction de l'huile et les onctions doivent se faire avec d'autres prières que celles employées lorsqu'il s'agit du sacrement.

10. En cas d'urgence, les rites de l'extrême-onction doivent être abrégés.

11. Règles concernant le sujet du sacrement, empruntées au rituel romain 1.

12. Les curés veilleront à ce que les malades reçoivent l'extrêmeonction.

Le chapitre ix, intitulé Du soin et de la visite des malades, contient uniquement une série de conseils empruntés, presque toujours littéralement, au chapitre du même nom du rituel romain 2.

De même, au chapitre x, sur les obsèques, les can. 1, 3, 6, 7, 10, 11 3 et 12 sont empruntés littéralement au rituel romain; plusieurs autres s'en inspirent également en partie.

2. Le prêtre assistera les mourants sur le point d'expirer 4. Les laïques seront habillés sur leur lit de mort selon la coutume des lieux; les moines et les moniales seront revêtus de leur habit monastique; les clercs des insignes de leur ordre.

4. On évitera les clameurs et les lamentations exagérées autour des morts, principalement de la part des pleureuses.

5. La messe et l'office divin seront toujours célébrés à l'église, en présence du corps.

8-9. Chaque fidèle a le libre choix de l'église de ses funérailles et du cimetière où il désire reposer. Lorsqu'il n'a fait aucun choix, la paroisse s'occupera de ses funérailles et de sa sépulture, à moins qu'il n'existe un tombeau familial ou qu'il ne s'agisse d'un clerc desservant une église et ayant droit d'y être enterré. Si l'église des funérailles n'est pas celle de la paroisse, le curé de celle-ci aura toutefois le droit de conduire à celle-là le cadavre et il percevra une part des honoraires de funérailles. Toutefois, dans les localités où il y a une église cathédrale, l'évêque, son vicaire, les prêtres de l'église cathédrale ont toujours le droit d'assurer les funérailles dans

Page 1