Du 14 févr. 1578 {ibid., n. 33, p
7. Dandini raconte ce qui se passa dans l'assemblée (op. cit., 1. I, c. xxvmxxxi) et reproduit plus loin (c. xxxiv, p. 121) le procès-verbal latin de l'assemblée. Celui-ci porte la date du 18 septembre, puisque les Maronites n'avaient pas accepté la réforme grégorienne du calendrier (ibid., p. 93). Ce procès-verbal ne donne qu'un aspect froid et incomplet de l'assemblée. Il a été reproduit en appendice, sous le n. n, dans les éditions latines du concile du Mont-Liban de 1736. On le trouve également isolément dans Mansi, t. xxxv, col. 1022-1026. Le texte arabe a été publié par G. Manache, Trois synodes maronites, Djounieh, 1904.
8. Dandini dit (op. cit., p. 111) qu'il y avait trois archevêques, trois frères, dans ce monastère. Les deux autres semblent ne pas être venus. L'archevêque-abbé du monastère de S. -Serge, aveugle, était certainement absent.
collège maronite; l'utilisation de ceux qui en venaient. Dès qu'il voulut aborder le premier sujet, le patriarche prit la parole pour protester contre les soi-disant constitutions synodales de 1579 et pour affirmer une fois de plus la parfaite orthodoxie des Maronites. Un des mouqaddams, sortant quelque peu de son rôle de subordonné, accéda avec véhémence à cette déclaration. Dandini s'inclina de bonne grâce, mais demanda au concile de ratifier la réfutation des erreurs qu'il avait préparée, pour qu'il n'y ait plus de discussions à ce sujet.
Cette réfutation répondait article par article à la liste d'erreurs que Dandini avait en sa possession; la question de la communion aux petits enfants était laissée de côté — Dandini comptait y revenir plus tard — mais par contre les exigences papales en ce qui concerne la composition du saint chrême étaient rappelées 1.
Un échange de vues courtois eut lieu pour chaque point proposé; les Maronites donnèrent des explications sur leurs dogmes et usages, parfois mal interprétés, et Dandini en insère quelques-unes dans son récit. Il opposa à ses interlocuteurs les textes des livres qu'il avait trouvés chez eux et les incriminations contenues dans les bulles pontificales. On lui répondit que ces livres n'étaient pas acceptés comme doctrine reçue et que les bulles pontificales s'inspiraient toutes de celle d'Innocent III, qui avait confondu Grecs et Maronites et imputé les mêmes griefs aux uns et aux autres. On oubliait ainsi que la meilleure justification de certaines coutumes était précisément qu'elles se rencontraient dans toutes les Églises orientales.
Après ces discussions assez théoriques, Dandini en vint aux questions plus pratiques, aux remèdes à apporter à des situations dûment constatées que personne ne pouvait contester. Il semble que Dandini avait aussi rédigé des schémas de résolutions à adopter à ce sujet;