‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 302 sur 1172 · Cf. concile de 1755, can · texte numérisé non relu

Cf. concile de 1755, can

6. Texte de l'allocution consistoriale de Benoît XIV dans de Martinis, t. m, p. 157, n. 1, et t. vu, p. 184-185; Anaïssi, Bullariurn..., n. 148, p. 360-364. Bulle de confirmation de l'élection patriarcale, en date du 28 mars 1757, dans d< Martinis, t. ni, p. 681-682, et Anaïssi, op. cit., n. 149, p. 364-367.

7. Texte de ces réponses dans de Martinis, t. m, p. 684-685 (en note) et t. vu, p. 186-188; Anaïssi, Bullariurn..., n. 151-153, p. 369-373. — Du même jour datenl le bref officiel d'octroi du pallium au patriarche et un autre chargeant l'évêqin Arsène de le lui imposer (de Martinis, t. m, p. 683-686; Anaïssi, op. cit., n. 15( et 154, p. 367-369 et 373-374).

8. De Martinis, t. m, p. 686-688; Anaïssi, Bullariurn..., n. 155, p. 375-378. Bref aux moines de la congrégation, en date du même jour, dans de Martinis, t. m, p. 688-689, et Anaïssi, op. cit., n. 156, p. 378-379.

9. De Martinis, t. iv, p. 27-28 et 43 ; Anaïssi, Bullariurn..., n. 157-1 58, p. 379-383.

les lettres d'usage au pape. Comme procureur du patriarche, il postula et reçut le pallium au consistoire du 6 avril 1767 1.

Le patriarche avait également fait soumettre à la Congr. de la Propagande le projet de quelques mesures à prendre pour faciliter l'exécution du concile du Mont-Liban.

1. Droit pour le patriarche de punir de suspense et d'excommunication les évêques qui ne voulaient, pas accepter la réduction des sièges épiscopaux à huit.

2. Obligation pour les évêques qui avaient reçu un diocèse au concile de Beqata de 1756 de le conserver 2 et droit de nommer de nouveaux évêques aux diocèses vacants.

3. Obligation stricte pour tout le monde d'observer le concile du Monl- Libari.

4. Soumission absolue des moines, même ermites, au patriarche et. aux évêques.

5. Obligation pour les moines et les moniales n'appartenant pas à une congrégation d'observer rigoureusement les règles fixées pour eux au concile du Mont-Liban 3.

La Congr. de la Propagande se borna à réaffirmer sur chacun de ces points les canons du concile libanais, et réduisit les sanctions demandées contre les évêques à des peines de suspense. Le pape ratifia ces décisions et les porta à la connaissance du patriarche par lettre du 22 août 1767 4.

D'autre part, devant l'impossibilité d'un accord entre les moines libanais et alépins, Clément XIII décida d'envoyer le frère mineur Louis de Bastia, custode de Terre sainte, comme délégué apostolique au Liban, pour établir avec le patriarche les bases d'une séparation entre les deux groupes de religieux.

.Joseph Estéphan ordonna en octobre 1767 Jérémie Nejeim pour le siège de Tyr et Sidon; en novembre, Michel El-Khazen comme évêque titulaire de Panéas; en décembre, Philippe El-Gémaïel comme coadjuteur à Chypre du vieil Élie El-Gémaïel; en juin 1768, Athanase Scenai pour Beyrouth, bien que Michel Fadel eût déjà été nommé à ce siège par son précédesseur.

1. Texte de l'allocution pontificale dans De Martinis, t. iv, p. 148 (en note), et Anaïssi, Bullarium..., n. 162, p. 388-390. — Réponses de Clément XIII au patriarche, aux évêques, au clergé et aux fidèles, en date du 29 juin 1767, dans de Martinis, 1. îv, p. 147-148, et Anaïssi, op. cit., n. 163-165, p. 390-395.

2. Certains de ces évêques revendiquaient les diocèses vacants, notamment lt* diocèse de Damas.

:5. Cf. ce concile, IV, n, 21 et IV, ni.

V Texte de la lettre dans Collect. Lac, t. n, col. 495-496; de Martinis, t. iv, \>. 149-150; Anaïssi, Bullarium..., n. 166, p. 396-397.

Joseph Estéphan avait fixé sa résidence à Ghosta, au couvent de Saint- Joseph qu'il venait de fonder. Lorsque le P. Louis de Bastia y fut arrivé, le patriarche réunit en concile les évêques maronites ou leurs délégués en présence du P. Louis et de quelques autres franciscains.

La ire session du concile eut lieu le vendredi 16 septembre 1768. Elle s'occupa d'abord du conflit existant entre le patriarche et son oncle, l'évêque Jean Estéphan, au sujet du couvent de Aïn-Warka, où ce dernier résidait déjà depuis l'époque du concile du Mont-Liban 1. Une lettre lui fut adressée pour l'inviter au concile; deux évêques, accompagnés d'un franciscain représentant le délégué apostolique, allèrent la lui porter. Les autres continuèrent à délibérer. On donna d'abord lecture de la lettre de Clément XIII du 22 août 1767. Ensuite, tous les évêques et les procureurs des évêques absents acceptèrent, une fois de plus, le synode libanais. Le P. Moïse Klimos n'avait pas de procuration écrite de l'évêque Antoine Mohasseb qu'il représentait ; il fut envoyé auprès de lui pour la lui demander. Au moment où il partait, Jean Estéphan revint avec les trois envoyés qui lui avaient été adressés. Le concile discuta la question du couvent de Aïn-Warka; Jean Estéphan dut renoncer, en faveur de son neveu, à toute juridiction et propriété sur le monastère, mais il fut autorisé à y continuer sa résidence jusqu'à la fin de sa vie.

Le lendemain, à la ne session, nouvelle lecture fut donnée de la lettre de Clément XIII à l'intention de ceux qui n'avaient pas assisté à la première. Dix canons furent adoptés; sauf les deux derniers, ils concernent les moines.

1. Les moines n'exerceront pas la cure d'âmes 2. Ceux qui déjà exercent ce ministère retourneront à leur monastère.

2. Ils ne circuleront plus à l'extérieur sous prétexte de quêter ou d'exercer un ministère.

3. Ceux qui demeurent dans des hospices dépendant des monastères n'y resteront pas plus d'un an et ne passeront jamais la nuit dehors. Ils ne célébreront pas la messe dans l'hospice, sauf permission de l'évêque diocésain.

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