CONCILES OU ACCORDS ÉLECTORAUX CHEZ LES CHALDÉENS ET LES MELKITES
L'Église de Chaldée x se déclara indépendante de toute autorité religieuse autre que celle de son catholicos, en 424, puis passa au nestorianisme vers la fin du siècle. En 1450, la dignité de catholicos devint héréditaire d'oncle en neveu. Mais, en 1551, Simon VIII ne fut pas accepté par tous ; une assemblée de prêtres et de fidèles réunie à Mossoul élut Jean VIII Sulaqa. Celui-ci, peut-être pour consolider sa position, se rendit à Rome et fut, au début de 1553 2, confirmé comme patriarche de Mossoul par Jules III, sacré évêque par le pape et honoré du pallium 3.
A partir de ce moment, malgré certaines vicissitudes, il y eut toujours une hiérarchie chaldéenne unie. Néanmoins le premier concile législatif dont elle nous ait conservé les actes ne date que de 1853. Le patriarche qui l'avait convoqué, Joseph Audo, voulut reprendre le geste d'un de ses prédécesseurs du xvie siècle et rétablir son autorité patriarcale sur le Malabar 4; il tint différentes réunions avec ses évêques à ce sujet.
Pendant la deuxième moitié du xixe siècle, l'Église melkite, au contraire, ne tint aucun concile législatif, mais les résolutions de deux de ses synodes électoraux présentent cependant un certain intérêt.» Nous les étudions dans ce chapitre, avant de parler des résolutions électorales chaldéennes de 1894.
A son retour de Rome, le patriarche chaldéen Jean Sulaqa s'était fixé à Diarbékir; un de ses successeurs transporta la résidence
1. Cf. les articles de S. É. le cardinal E. Tisserant, Nestorienne (Église), dans Dict. de thèol. cath., t. xi, Paris, 1931, col. 157-323; et de J. Dauvillier, Chaldéen (Droit), dans Dict. de droit can., t. ni, Paris, 1938, col. 292-388.