‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 558 sur 1172 · IV. — Le pseudo-concile melkite de Zahlê en · texte numérisé non relu

IV. — Le pseudo-concile melkite de Zahlê en

Le calendrier grégorien était suivi dans le Proche-Orient par les Maronites, les Syriens et les Chaldéens; la Congr. de la Propagande aurait vu favorablement que les Melkites en fassent autant. Mgr Brunoni s'était exprimé dans ce sens au synode électoral de 1856. Par une ordonnance de janvier 1857, Clément Bahouth imposa le nouveau calendrier, sans avoir consulté tous les évêques. Riachi, Qoyoumgi, Chahiat, Fende résistèrent à cette mesure; le 9 août 1858, Bahouth, de sa seule initiative, donna sa démission 4 et se retira au monastère de Saint-Sauveur. Par bref du 6 septembre, Pie IX la refusa 5, mais les évêques réfractaires continuèrent leur opposition; Bahouth s'étant retiré en Egypte, ils tinrent à Aïn-al- Zouq, près de Zahlé, une sorte de concile, le 24 août 1859. Ils signèrent une déclaration commune 6, dans laquelle ils protestaient contre le nouveau calendrier, enregistraient la démission du patriarche et demandaient à la Sublime Porte de reconnaître un évêque comme « chef civil » des Melkites. Ils adressèrent même cette déclaration à Rome.

Pie IX condamna ce geste 7 et appela Riachi à Rome. Mais les massacres des chrétiens au Liban et en Syrie, en 1860, créèrent bien d'autres soucis. Ils firent réfléchir Qoyoumgi, qui se soumit au

1. Cf. C. Korolevskij, art. Bahouth, dans Dict. d'hist. et de géogr. ecclés., t. vi, Paris, 1931, col. 229-236. — Le nouveau patriarche et le procureur de Cyrille Fasfous ne signèrent pas ce document (texte dans Mansi, t. xlvi, col. 1171- 1174).

2. Après décret de la Congr. de la Propagande du 9 juin 1856. Lettres apostoliques de confirmation dans de Martinis, t. vi, fasc. 1, Rome, 1894, p. 259-265.

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