‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 639 sur 1172 · Ibid., M et N · texte numérisé non relu

Ibid., M et N

3. Son manuscrit, de 643 pages de grand format, se trouve aux Archives de la Congrégation orientale. Il ne faut pas oublier cependant que, pour le text des canons, David put reprendre en grande partie le projet latin de Rahmani

4. Congr. de la Propagande pour les Affaires orientales, Ponenze de 1892, n.

de 1888 1 ; en 1893, le nouveau secrétaire pour les Affaires orientales, Louis Veccia, écrivit un votum à son sujet. Malgré la vacance du siège, Benni fut autorisé à ordonner Jean Mamarbachi pour le .siège de Damas. Benni était l'évêque le plus ancien; il s'opposait toujours à résider à Mardin et convint avec le délégué apostolique que, s'il était élu patriarche, il pourrait garder l'administration de son diocèse de Mossoul et y séjourner pendant la saison froide. Il fut, en effet, élu à l'unanimité le 12 octobre 1893 et confirmé dans sa dignité au consistoire du 18 mai 1894. Mamarbachi se démit de l'évêché de Damas et devint vicaire patriarcal à Mardin; en 1894, Rahmani, qui avait été élu au siège de Bagdad, mais n'avait pas accepté, fut nommé à Alep, tandis qu'en 1895 Ignace Nuri fut ordonné évêque de Bagdad sous le nom d'Athanase.

Tous ces changements dans la hiérarchie avaient retardé l'approbation du concile de 1888; Chelhot et David étant morts et la lassitude aidant, le nombre de modifications apportées au texte primitif fut assez réduit2 dans l'édition latine revue et augmentée — elle cite même des documents romains postérieurs au concile 3 — approuvée dans la forme ordinaire le 28 mars 1896, par décret de la Congr. de la Propagande, et publiée par les soins de celle-ci. Malgré cette sanction officielle, le concile de 1888 demeura inappliqué en des points importants : la distinction en sièges métropolitains et diocésains ne fut pas introduite; les sièges d'Édesse et de Nisibe ne demeurèrent en fait que d'éventuels évêchés titulaires; de même, Le Caire et Tripoli4 ne devinrent jamais des sièges résidentiels; après la mort du patriarche Benni, en 1898, Beyrouth fut, d'abord provisoirement, puis définitivement, la résidence patriarcale. Néanmoins le concile de 1888 marqua un grand progrès sur les deux conciles antérieurs et donna à l'Église syrienne un texte législatif approuvé par le Saint-Siège.

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