‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 701 sur 1172 · Par lettre du 12 mai · texte numérisé non relu

Par lettre du 12 mai

5. Constitution du 25 mars, dans Leohis XIII Pontificis maximi acta, t. v, Rome, 1886, p. 16-31.

celui-ci leur fait comprendre que la réunion d'un concile provincial serait fort opportune.

Rentré à Lwow, le métropolite adresse, le 5 décembre 1888 1, une lettre officielle au pape, demandant de pouvoir réunir un concile provincial. Il semble que la Secrétairerie d'État intervient à ce moment pour suggérer que le président de la future assemblée soit un envoyé spécial du Saint-Siège. Le cardinal Simeoni écrit le 18 décembre à ce sujet au métropolite; celui-ci en réfère à ses deux suffragants et répond, le 13 février 1889 2, par une adhésion de principe, pourvu que le délégué pontifical soit au-dessus de tout soupçon d'ordre politique et que la langue ruthène puisse être celle du concile, quitte à faire assurer par un des évêques le rôle d'interprète auprès du délégué. La Congr. de la Propagande envoie au métropolite trois instructions sur des matières à traiter au concile : une sur la foi, une autre sur les séminaires, une troisième sur la vie du clergé. Les protoprêtres se réunissent en divers endroits, sous la présidence de l'évêque diocésain, pour proposer d'autres questions à soumettre au concile. Les schémas des futurs décrets sont rédigés sous la surveillance des évêques eux-mêmes, et notamment de Pelesz.

Les changements survenus dans la hiérarchie retardent le concile; en 1891, Pelesz passe au siège de Przemysl et un nouvel évêque, Julien Kuilowski, est donné à Stanislawow. Les dernières dispositions sont à cette occasion prises pour le concile; le 4 juillet, le cardinal Simeoni écrit au métropolite une lettre concernant la marche générale à suivre ; le 10 août, il lui fait savoir 3 que le Saint-Siège a choisi comme président Augustin Ciasca, des ermites de Saint-Augustin, préfet des Archives vaticanes, élevé à la dignité d'archevêque titulaire de Larissa 4. L'attention avait été attirée sur Ciasca notamment par son long votum sur le concile maronite de 1736; mais si Ciasca était bon arabisant, il ne connaissait pas les langues slaves. Le métropolite ruthène avait signé, le 27 juillet, la lettre 5 fixant l'ouverture solennelle du concile au dimanche 27 septembre et prévoyant une congrégation générale préalable le matin du 24; il a encore le temps d'insérer un ajouté au texte imprimé, pour donner communication du dernier message reçu du cardinal J. Simeoni.

1. Les actes latins du concile de 1891 sont publiés sous le titre Acta et décréta synodi provincialis Ruthenorum Galicise habitas Leopoli ann. 1891, Rome, 1895. La lettre se trouve aux p. 3-5.

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