‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 71 sur 1172 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

5. La transcription portugaise des titres est assez mal faite. Ils sont au nombre de vingt et un et ont été pour la plupart identifiés par J.-B. Chabot, L'autodafé des livres syriaques du Malabar, dans Florilegium ou recueil de travaux d'érudition dédiés à M. le marquis Melchior de Vogue à l'occasion du quatre-vingtième anniversaire de sa naissance, Paris, 1909, p. 613-623. — Relevons surtout la mention du livre Des synodes qui, d'après la description qui en est donnée, est sans doute YÉpitomé des canons synodaux d'Abhdicho bar Berikha, le grand recueil juridique de l'Eglise nestorienne. Comme avant-dernier titre, le synode de Diamper indique « un livre à la manière du Flos Sanclorum » latin, c.-à-d. un recueil hagiographique ; il condamne en même temps toutes les Vies de « saints nestoriens » qui pourraient circuler à titre isolé. Il donne ensuite une liste de 106 personnages de ce genre; or, sauf le dernier, ceux-ci ont tous leur notice dans l'ouvrage d'Icho denah, évêque de Bassorah au ixe s., intitulé Livre de la chasteté, et ce en grande partie dans l'ordre même suivi par le synode de Diamper, qui n'a donc fait que copier hâtivement une liste des noms figurant dans ce volume. Le dernier titre indiqué par le synode, Parisman ou médecine persique, avait déjà été indiqué dans le mémoire du P. Roz (loc. cit., p. 33) comme plein de magie et de superstition.

15. Énumération des passages condamnables figurant dans les livres liturgiques, spécialement dans ceux de l'office divin. Le synode déclare que « les offices de l'Avent et de la Nativité ne sont rien d'autre qu'un ensemble néfaste d'hérésies et de blasphèmes ». En effet, ces offices traitaient de manière erronée de la maternité de Marie et de l'incarnation du Christ, ainsi que le mémoire du P. îloz l'avait déjà précédemment signalé \ Menezes aurait voulu les supprimer, mais ce fut le seul point du programme de la journée au sujet duquel il rencontra une véritable opposition des cassanares arguant que, dans ce cas, ils n'auraient plus d'office pour ces jours-là 2. On se contenta dès lors du canon suivant.

16. Tous les livres syriaques seront remis au métropolitain lors de sa visite, ou au P. Roz, ou portés au séminaire de Vaïpicota afin d'être expurgés. Pour transcrire dorénavant des livres syriaques, sauf la Bible, il faudra une permission spéciale de l'évêque du diocèse. Tant que le siège restera vacant, le P. Roz accordera ces permissions.

17. Les prêtres devront subir un examen doctrinal et recevoir l'autorisation épiscopale pour pouvoir prêcher. Pendant la vacance du siège, les jésuites de Vaïpicota sont désignés pour faire passer cet examen. Lorsque le catéchisme, que le métropolitain est occupé à faire composer en malayalam, sera terminé, un chapitre en sera lu chaque dimanche au peuple.

18. Si un cassanare a dit en public une erreur concernant la foi ou les mœurs, l'évêque pourra le contraindre à la rétracter de vive voix ou par écrit.

19. Les serments qui ont été échangés dans des réunions séditieuses, après la mort de Mar Abraham 3, de ne recevoir d'autre évêque que celui envoyé par le patriarche de Babylone, comme tout serment contraire en quoi que ce soit aux canons et à la suprématie du pontife romain, sont sans valeur. Le synode, au contraire, promet d'obéir au pape et de n'accepter que les évêques désignés par lui.

20. Il reconnaît tous les conciles œcuméniques et plus spécialement celui d'Éphèse. Il condamne Nestorius et proclame la sainteté de Cyrille d'Alexandrie.

21. Il s'engage à observer le concile de Trente, tant dans ses canons dogmatiques que dans ses décrets de réforme.

22. Il se soumet au tribunal de la Sainte Inquisition de Goa et promet d'obéir à ses décisions. Il demande aux inquisiteurs de dési-

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