Le concile cite Luc, xvi
8. Le concile cite Matth., x, 14-15, 40; Luc, x, 16; Marc, xvi, 15; Joa., xx, 21
9. Le concile cite Matth., xvi, 17-19; Luc, xxn, 31-32; Joa., i, 42; xvn, 5-17 S. Jean Chrysostome; les conciles œcuméniques d'Ephèse, de Chalcédoine, de Constantinople en 680-681 et 869-870, de Lyon en 1274 (profession de foi de Miche Paléologue), de Florence (Décret aux Grecs), du Vatican (sess. iv, c. i, ni et iv de la constitution dogmatique).
10. Le concile cite S. Cyprien, S. Optât de Milève, S. Cyrille de Jérusalem.
11. Le concile cite Eccli., xi, 28; Phil., i, 23; II Cor., v, 6-8.
2. Le purgatoire est un lieu d'expiation temporaire pour les âmes qui ne sont pas admises directement au ciel h
3. La fin des temps sera marquée par la résurrection des corps et par le jugement universel 2.
IL Le culte divin
La deuxième section des actes conciliaires concerne le culte divin. Le chapitre ni, traitant des sacrements, fut lu et signé aux troisième et quatrième sessions solennelles, les 8 avril et 5 mai. Le début de la section ne fut approuvé qu'en dernière heure.
Le chapitre Ier se rapporte au rite alexandrin.
1. Le rite alexandrin doit être rétabli dans toute sa pureté; une commission présidée par le patriarche en assurera l'uniformité 3.
2. Les langues liturgiques sont le grec et le copte; la langue vulgaire (l'arabe) ne doit pas être employée sans discernement. Les livres liturgiques seront réédités conformément aux exemplaires les plus anciens et soumis à l'approbation du Saint-Siège.
3. Dans chaque église il y aura un clerc faisant fonction de maître de chant. Les femmes ne doivent pas chanter lorsque des hommes sont présents. L'emploi du triangle, de la cymbale ou de l'orgue est admis; les chants seront mis en musique écrite, de façon à assurer l'uniformité de leur exécution *.
4. Règles pour l'aménagement des églises. Les femmes occuperont une place séparée; il y aura un bénitier à l'entrée de l'église 5.
5. Les fidèles coptes satisfont au précepte dominical en entendant la messe selon n'importe quel rite; ils peuvent choisir n'importe quel confesseur catholique, et communier dans un autre rite que le leur si l'Ordinaire juge qu'ils sont trop éloignés d'une église copte; ces dispositions ne concernent pas la communion pascale et le viatique. Là où il n'y a pas de prêtre du rite, ils seront confiés de préférence aux soins spirituels d'un autre prêtre employant le pain fermenté; ils demeurent cependant toujours soumis à leur propre rite. Ils ne peuvent passer à un autre rite faisant usage du pain fer-
1. Le concile cite Macch., xn, 46 et S. Cyrille de Jérusalem.
2. Le concile cite Matth., xxiv, 46; Joa., v, 28; I Cor., xv, 42-44 et 51-54.
3. Le début de ce texte s'inspire littéralement du début du c. n du concile syrien de 1888.
4. De nombreux passages s'inspirent littéralement du concile syrien de 1888 (ni, 4), auquel notamment est reprise la citation de Col., m, 16.
5. Plusieurs de ces règles s'inspirent littéralement du concile syrien de 1888, m, 5.
mente sans les autorisations de leur évêque actuel et de l'évêque de leur futur rite. Leur passage à un rite employant du pain azyme est invalide sans la permission du Saint-Siège. Un converti peut choisir son rite; un renégat reste toujours attaché au sien. La femme peut passer au rite du mari tant que dure le mariage; la bénédiction des fiançailles et des noces doit se faire selon le rite de l'époux et la demande éventuelle de dispense des empêchements auprès des autorités de cette Église. Les enfants suivent le rite du père \
Le chapitre n traite de l'office divin, des jeûnes et des fêtes.
1. L'office divin selon le rite copte comprend sept heures : l'office de minuit, matines, tierce, sexte, none, vêpres, complies. Il est obligatoire pour tous ceux qui ont reçu les ordres majeurs 2. L'évêque doit réciter une huitième heure 3; deux heures spéciales sont généralement chantées avant toute messe solennelle; l'office de Pâques comprend cinq heures de jour et cinq heures de nuit, dites l'aprèsmidi. Les oraisons rituelles face à l'Orient et la prosternation à deux genoux doivent être observées; par contre, on priera toujours debout de Pâques à la Pentecôte.
2. L'abstinence porte sur la viande, les laitages, les boissons enivrantes. Elle est obligatoire tous les mercredis et vendredis de l'année, sauf de Pâques à la Pentecôte et de Noël à l'Epiphanie; du 14 novembre au 24 décembre; cependant la coutume existant en certains lieux de ne la commencer que le 9 décembre peut être tolérée ; de même, elle commence le 15 ou le 26 juin, pour se prolonger jusqu'au 28; enfin elle sera observée du 1er au 14 août. Le Carême proprement dit comprend les sept semaines avant Pâques et comporte l'obligation du jeûne jusqu'à midi, sauf les samedis et dimanches, et de l'abstinence. Jeûne et abstinence ont lieu également la veille de l'Epiphanie. Le patriarche peut dispenser du jeûne et de l'abstinence en cas de calamité publique 4.
3. En dehors des dimanches, de l'Ascension, de la Fête-Dieu, de la fête du patron de l'église, il y a seize fêtes fixes d'obligation. L'évêque peut dispenser de leur observance pour une raison grave,
1. Toutes ces dispositions s'inspirent du concile de 1888 (ni, 9); toutefois il a été tenu compte de la Constitution de Léon XIII du 30 nov. 1894, reproduite en appendice aux actes conciliaires (n. i).
2. Cette obligation n'entra pratiquement en vigueur qu'en 1930.
3. Appelée Sattar ou Sitâr; c'est une observance monastique qui fut étendue même aux évêques qui n'étaient pas moines.
4. Plusieurs passages de ce texte s'inspirent du concile syrien de 1888, iv, 1.
dans un cas particulier et en faveur de quelques personnes seulement 1.
Le chapitre m concerne les sacrements.
1. Doctrine sur les sacrements. Les prêtres observeront le rite alexandrin avec piété et révérence; ils veilleront à ce que personne ne meure sans recevoir les sacrements nécessaires, fût-ce au péril de leur vie en temps de maladie épidémique. Leur ministère sera gratuit; celui de la confession ne saurait pas même comporter l'acceptation d'un don spontanément offert 2.
2. Le baptême aura lieu, sauf nécessité ou permission de l'évêque, au baptistère de l'église. Il ne faut pas attendre quarante jours après la naissance d'un garçon ou quatre-vingts après celle d'une fille pour les baptiser. Les adultes assisteront à la messe et communieront après leur baptême. L'onction des catéchumènes se fait avec l'huile bénite à cet effet, par le patriarche, le jeudi saint. Le baptême des enfants a lieu par immersion partielle et triple infusion sur la tête; celui des adultes par infusion seulement. La formule est déclarative, comme celle de l'Église latine; on ne peut employer l'expression : « Je t'ensevelis... », au lieu de : « Je te baptise... », ou prononcer la formule avant de baptiser, ou la répéter en mentionnant chaque fois une seule des personnes de la Sainte Trinité 3; de même, c'est une erreur de croire qu'une onction d'huile sur les enfants moribonds peut tenir lieu de baptême. En cas de doute, le baptême sera répété conditionnellement, secrètement et sans cérémonies. Les ministres ordinaires du sacrement sont l'évêque et le prêtre; le diacre peut baptiser sur délégation de l'évêque ou du curé; tout le monde peut le faire en cas de nécessité. Il y aura un parrain pour le garçon, une marraine pour la fille; sont exclus de cet office les non-catholiques, les excommuniés, les interdits, les infâmes, les garçons de moins de quatorze ans et les filles de moins de douze ans, les moines. Seuls des noms de saints seront donnés aux baptisés; on revêtira ceux-ci
1. Le début de ce texte est à rapprocher du concile syrien de 1888 (iv, 2, début) ; la fin des deux textes est identique. En 1907, le Saint-Siège réduisit à neuf, en dehors du dimanche, le nombre de jours d'obligation pour les Coptes catholiques.
2. Le concile cite Joa., x, 11, et s'inspire en grande partie du concile syrien de 1888 (v, 1).
3. Des divers abus signalés, ce dernier était le plus fréquent; il n'entraînait pas invalidité, ainsi que le déclara le S. -Office le 11 janv. 1882 et que le répète le concile (cf. C. Kopp, Glaube und Sakramente der koptischen Kirche, dans Orientalia christiana, t. xxv, 1932, p. 87-88).
conciles. — ■ XI b. — 18 —
d'une tunique blanche et d'une couronne après la chrismation l,
3. La confirmation suit le baptême, sauf si celui-ci est conféré de façon privée; en ce cas, c'est l'évêque qui confirmera plus tard. Les onctions se font sur le front, les yeux, les narines, la bouche, les oreilles, les mains; en outre, chez les enfants seulement, sur les pieds, le dos, les bras, devant le cœur. Parrain et marraine seront ceux du baptême. Le huitième jour après le baptême aura lieu l'enlèvement de la ceinture 2. Le saint chrême est consacré chaque année le jeudi saint par le patriarche et distribué gratuitement aux évêques, qui le répartissent ensuite eux-mêmes ou délèguent un prêtre à cet effet. Le vase contenant le saint chrême sera en métal et sera conservé sous clef 3.
4. Le sacrement de l'eucharistie fait l'objet des dispositions suivantes 4 :
a) La Fête-Dieu sera toujours célébrée avec solennité. Les hosties seront faites de farine de froment délayée dans de l'eau, avec du levain et un peu de sel, et cuite dans un lieu sacré; elles seront de forme ronde et divisées en seize parties 5; celles employées aux fêtes solennelles seront plus épaisses et cuites le jour même. Le vin doit être fait avec des raisins mûrs et récents ; en cas de nécessité, on peut cependant employer des raisins secs pressés 6. Une très petite quantité d'eau est ajoutée au vin. La transsubstantiation se fait par la répétition du récit de la Cène et non par l'invocation subséquente au Saint-Esprit; prêtres et assistants adoreront l'eucharistie dès la consécration. La communion des enfants n'aura plus lieu avant l'âge de raison; à partir de cet âge, il faut communier une fois l'an, entre les Rameaux et la Pentecôte, et sous la forme du viatique avant de mourir. Le jeûne préalable n'est pas nécessaire pour recevoir le viatique, ni en certains cas de nécessité; l'ancienne règle selon laquelle
1. Le concile s'inspire en partie du concile syrien de 1888 (v, 2) ; comme celuici, il cite Joa., m, 15; mais il se réfère d'autre part à Matth., xxviii, 19, ainsi qu'à Origène et à S. Athanase.
2. L'enfant dépose alors son habit blanc (cf. C. Kopp, op. cit., p. 105-106).
3. Le début et la fin de ce texte s'inspirent du concile syrien de 1888 (v, 3).
4. Le début de ces règles concernant l'eucharistie cite Cyrille d'Alexandrie, Joa., vi, 51, et Matth., xxvi, 26-28, puis reproduit, à peu de chose près, des textes tridentins : sess. xiii, c. i-v sur l'eucharistie, et sess. xxn, c. i-iii sur la messe; est intercalé un ajouté emprunté au concile syrien de 1888 (v, 4). Plus loin nous trouvons cités : Joa., vi, 54-55; S. Jean Chrysostome; le can. 21 du concile de Latran de 1215; le concile de Trente, sess. xiii, c. vin et can. 9 sur l'eucharistie; sess. xxi, c. i-iv sur la communion.
5. Cf. Kopp, op. cit., p. 121; J. Hanssens, Institutiones liturgicae de ritibus orientalibus, t. n, p. 177.
6. Cf. Kopp, op. cit., p. 121; Hanssens, op. cit., t. u, p. 217-221.
le prêtre, après l'ablution, ne pouvait consommer les parcelles eucharistiques qu'il remarquait encore, disparaît. Lorsqu'ils assistent à une messe célébrée par un autre, le patriarche et l'évêque, dans son diocèse, communient de leur propre main. Prêtres et diacres reçoivent d'abord un fragment de pain consacré, puis le saint sang au moyen d'une cuillère; les autres clercs et les fidèles reçoivent une parcelle de pain qui a été trempée dans le précieux sang : le diacre peut leur distribuer la communion, s'il y est autorisé par l'évêque ou le prêtre. L'eucharistie est conservée sous la seule espèce du pain, dans le tabernacle, et est toujours donnée sous cette forme en dehors de la messe. Toute église paroissiale doit garder l'eucharistie dans un vase d'or ou tout au moins doré à l'intérieur; une église monastique ou un oratoire d'évêché peuvent aussi la conserver. Les hosties seront renouvelées au moins tous les quinze jours. Une lampe brûlera devant le tabernacle. L'usage des saluts du Saint-Sacrement sera maintenu.
b) Il y a trois anaphores liturgiques 1 : celle de saint Basile, employée pour les messes quotidiennes et les fêtes mineures; celle de saint Grégoire, pour les fêtes solennelles ; celle de saint Marc 2, pour la fête de ce saint, et qu'on emploiera encore plus fréquemment si possible. La messe simple se fait sans encensements; elle peut ne comporter qu'une seule lecture avant l'évangile, tandis que la messe solennelle en comporte obligatoirement trois. La concélébration ne peut avoir lieu que dans la messe solennelle. Le prêtre doit garder les deux premiers doigts joints de la consécration à l'ablution, sauf pour toucher l'hostie; il ne peut célébrer sans un servant masculin 8. Certaines génuflexions se font de la consécration à la communion. Les vêtements sacrés auront la forme et seront de la matière requises ; aux dimanches et fêtes, on emploie le blanc ou le rouge; pendant le temps de jeûne, le violet; aux funérailles, le noir. Le calice, la patène, la cuillère doivent être en or ou dorés à l'intérieur, et consacrés par l'évêque. La messe peut être célébrée dans les maisons particulières, mais seulement dans les paroisses où il n'y a pas d'église 4. L'autel, fixe ou portatif, peut être de bois. Il sera couvert de trois nappes et portera une croix et au moins deux cierges 5. La messe doit être célébrée entre l'aurore et midi, sauf les jours où l'on doit consacrer
1. Le concile cite le concile de Trente, sess. xxn, c. iv et v, et le pape Léon Ier.
2. Dite aussi de S. Cyrille; tombée en désuétude, elle n'était presque plus employée chez les dissidents.
3. Ces deux règles sont reprises au concile syrien de 1888 (v, 5, /).