‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 814 sur 1172 · III. — Assemblée du Caire en · texte numérisé non relu

III. — Assemblée du Caire en

Cyrille Macaire créa une imprimerie copte catholique au Caire; il fit paraître successivement 2 : une édition du missel copte, en 1898; un recueil des offices de la semaine sainte, en 1899 ; le Livre des sacrements ou rituel, en 1900; une seconde édition du missel, en 1902. Une constitution patriarcale, datée du 4 juin 1903, imposa l'adoption dans le diocèse d'Alexandrie d'une légère réforme du calendrier julien, le 1er Toth 1619 correspondant au 11 septembre 1902 grégorien 3.

1. Sous ce titre, S. Sidarouss (Les patriarcats dans V empire ottoman, p. 420-443) publie un texte en français, dont il n'indique ni l'origine, ni la nature exacte. Ce code comprend 174 articles, répartis en six titres. Le titre Ier, qui traite du mariage, reproduit en partie ce que dit le concile de 1898 (sect. n, c. ni, 8); il omet certaines considérations dogmatiques ou morales, mais apporte quelques améliorations ; sans traiter des cérémonies liturgiques, il ne parle que du contrat des fiançailles; il exige qu'il soit signé par les parties, si elles savent écrire, par deux témoins et par le curé ou son délégué; sa définition du mariage est plus juridique que celle du concile; l'expérience triennale en cas d'impuissance n'est pas mentionnée, non plus que les empêchements prohibants; le code ne cite les degrés collatéraux de parenté que selon la computation occidentale; en ce qui concerne la dispense des empêchements, il ne formule que la distinction entre ceux qui ne peuvent être levés et ceux dont l'autorité ecclésiastique peut dispenser; enfin, il contient quatre articles originaux (art. 37-40), sur l'aide financière que les époux se doivent l'un à l'autre. Les autres titres ne sont pas empruntés au concile de 1898; ils traitent : des enfants et de leurs relations avec leurs parents (art. 47-74) ; des successions (art. 75-90); du tuteur (art. 91-117); de l'interdiction des majeurs et des curateurs (art. 118-129); des dispositions à titre gratuit (art. 130-174).

2. Il publia également un petit journal arabe bi-mensuel, intitulé Le Lion de S. Marc, qui ne parut que pendant trois ans.

3. Constitution de Sa Béatitude Mgr Kyrillos II, patriarche catholique d'Alexandrie, sur la réforme du calendrier alexandrin, Le Caire, 54 p. (on remarquera que l'épithète copte est omise, alors que la compétence patriarcale de Cyrille ne s'étendait qu'à cette nation). — La Congr. de la Propagande s'était déjà occupée auparavant de l'introduction du calendrier grégorien chez les Coptes (Ponenze de 1888, ri. 2 et 7).

Comme le concile tenu au Caire, en 1898, avait décidé de se réunir tous les cinq ans, une seconde assemblée eut lieu au Caire le 29 juin 1903 1. Elle statua que lorsqu'un évêque célèbre devant le patriarche, c'est celui-ci qui dit les premières paroles de la messe et donne la bénédiction au peuple. Elle décida aussi de faire entreprendre une traduction arabe de l'édition romaine des actes du concile de 1898, projet qui ne devait pas être réalisé. Elle entérina enfin l'introduction du calendrier réformé dans le diocèse d'Alexandrie et discuta de l'extension éventuelle de cette réforme aux deux autres diocèses, mais aucune décision en ce sens n'intervint cependant. Les actes de l'assemblée furent envoyés au Saint-Siège; ils arrivèrent sans doute à Rome au moment de la dernière maladie et de la mort de Léon XIII, ce qui explique peut-être qu'il ne fut pas répondu à cet envoi2.

L'avènement de Pie X et l'accession du cardinal Merry del Val aux fonctions de secrétaire d'État créèrent un climat un peu différent de celui que Cyrille Macaire avait connu jusqu'alors. Le caractère ambitieux et le tempérament fougueux du patriarche le mirent plusieurs fois en difficulté; il fut appelé à Rome en mai 1908 et contraint de démissionner 3. Le patriarcat et le diocèse d'Alexandrie furent confiés à l' évêque d'Hermopolis, Sedfaoui, nommé administrateur apostolique. Macaire fut admis en juillet 1910 dans l'Église orthodoxe 4, mais il vint à Rome faire sa soumission en avril 1912 5; il se retira au Liban et mourut en paix avec sa conscience, à Beyrouth, en mai 1921.

Sedfaoui et Berzi tinrent une conférence, le 17 juin 1924, avec des délégués des trois diocèses, pour étudier l'opportunité de transférer la section de petit séminaire de Tahta au Caire, où les élèves pourraient suivre comme externes les études secondaires du collège des jésuites et résideraient dans un internat dirigé par le clergé copte.

Mais Berzi décéda le 30 janvier 1925 et Sedfaoui le 27 février 1925; Mgr Marc Khouzam fut nommé par le Saint-Siège évêque de Thèbes et administrateur du diocèse patriarcal; Mgr Basile Bistauros fut désigné pour Hermopolis. Tous deux furent ordonnés évêques le

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