V. — Synodes diocésains de
L'armistice du 11 novembre entraîne le départ des troupes allemandes de Roumanie; le 1er décembre, la Transylvanie proclame son rattachement au royaume; les troupes roumaines s'avancent dans l'ancien territoire austro-hongrois. La hiérarchie unie, de langue et de tradition roumaines, jouit immédiatement d'un statut très favorable. Le revers de la médaille est la chute de la valeur de la couronne hongroise et les pertes financières qu'elle entraîne. Les évêques sentent le besoin de réunir un synode diocésain pour répondre aux vicissitudes et difficultés nouvelles. Valérien Trajan Frentiu, évêque de Lugoj depuis 1913, est le premier à le faire, du 19 au 23 mai 1919 *, Des décisions étaient devenues d'autant plus nécessaires que les fidèles de rite roumain se répandaient dans des régions (notamment le Banat) où il fallait créer des paroisses à leur intention : le synode créa un fonds spécial dans ce but.
A Blaj, c'est le vicaire capitulaire, Basile Suciu, qui réunit le synode en juin 1919 2. Dans son allocution inaugurale, il se félicite de la place de l'Église unie dans la nation roumaine, mais souligne les responsabilités plus grandes qui en résultent pour le clergé. Les décisions suivantes sont adoptées.
1. La diminution de la valeur intrinsèque de la monnaie entraîne une augmentation des versements annuels et extraordinaires à verser au fonds du clergé — 500 couronnes par an par le métropolite, 50 par les chanoines, 8% de leur salaire par les prêtres — et au fonds des veuves et orphelins — minimum de 1 000 couronnes si un clerc n'épouse pas une fille de prêtre de l'archidiocèse 3 — mais aussi du taux des pensions qui sont allouées.