VI. — Synodes diocésains de
La rapide évolution des conditions de vie et de la situation politique dans l'État roumain nécessita, dans les quatre diocèses, la réunion d'un second synode d'après guerre.
En mai 1921, le synode se réunit à Oradea-Mare, sous la présidence du vicaire capitulaire *■; à Gherla, sous celle de l'évêque Jules Hossu 2; à Lugoj, sous celle de l'évêque Frentiu 3. Les trois assemblées protestèrent contre l'agitation créée par les orthodoxes autour des négociations en cours entre le Saint-Siège et le gouvernement roumain, pour la conclusion d'un concordat; elles proclamèrent la nécessité de publier des livres et des périodiques catholiques en langue roumaine et prirent de nouvelles mesures pour soutenir les écoles diocésaines.
En outre, le synode d'Oradea-Mare fait également sien le vœu déjà émis à Blaj et à Gherla, à l'occasion de synodes antérieurs, en faveur de la création d'une faculté de théologie catholique; il souhaite la restauration de l'ordre basilien, le retour du rite à une plus grande pureté, la réduction du nombre de jours de précepte et de pénitence. Le synode de Gherla, de son côté, prend des mesures pour multiplier les retraites du clergé et les missions populaires dans les paroisses, tandis que le synode de Lugoj se prononce, comme ceux de Blaj 4 et de Gherla en 1919, en faveur d'un organe autonome dans le sein duquel les laïques participeront pour une grande part à la discussion des affaires matérielles intéressant l'Église; il décide la lutte contre diverses sectes religieuses renaissantes.
A Blaj, le synode diocésain eut lieu en juin 1921 5. Dans son discours inaugural, le métropolite Suciu insista sur les trois mêmes questions qui, comme nous l'avons vu, avaient été abordées par chacun des trois autres synodes.
Parmi les dix-huit décisions synodales, les can. 1-3 8 et 7 fixent
1. L'évêque Radu était mort tragiquement vers la fin de l'année 1920.