XI XII
xvi-xvii xiv-xv
m, 1-6, 12, 21-24 xvn
m, 26 vin
13. Tout conflit entre un curé et son prédécesseur, au sujet du partage des revenus paroissiaux, sera jugé, à frais égaux pour les deux parties, par le protoprêtre et deux prêtres du district non intéressés dans l'affaire; on pourra aller en appel auprès de l'Ordinaire.
Le chapitre n concerne les fonctions sacrées.
1. Le curé ou l'administrateur d'une paroisse doit accomplir toutes les fonctions de son état, sauf lorsque l'Ordinaire envoie des délégués pour des cérémonies spéciales ou confie certaines catégories de fidèles (garnisons, hôpitaux, prisons) à d'autres prêtres.
2. Les curés qui ont la charge d'une église filiale ou d'une paroisse vacante feront les cérémonies dominicales (matines, liturgie, vêpres) alternativement chez eux et dans cette église. Ils solliciteront éventuellement de l'Ordinaire la faculté de biner *. Là où il n'y a pas de messe, le chantre réunira les fidèles pour matines et pour vêpres.
3. Les fidèles d'une église filiale contribueront à la construction et à l'entretien des édifices d'intérêt paroissial qu'ils n'auraient pas sur place, à raison de la moitié de ce que donnent ceux de la paroisse mère 2.
4. Les offices dominicaux seront fixés aux heures les plus commodes pour les fidèles et commenceront toujours à temps. Dans les paroisses urbaines, il y aura plusieurs messes le dimanche.
5. Le curé ou l'administrateur doit célébrer les vêpres le samedi soir et la veille des grandes fêtes.
6. Au début du Carême, les prêtres demanderont à l'Ordinaire la faculté de célébrer quotidiennement la liturgie de saint Jean Chrysostome.
7. Les cérémonies de la semaine sainte seront exécutées conformément aux prescriptions rituelles.
Le chapitre in énumère quelques autres devoirs des prêtres et des protoprêtres.
1. Les curés et les administrateurs de paroisse tiendront régulièrement à jour les livres des baptêmes, des mariages, des décès, des conversions; les registres de la correspondance reçue et expédiée, des réunions du conseil paroissial, des offices célébrés, des honoraires de messes, des fondations. Ils doivent rédiger une chronique paroissiale, dans laquelle ils retraceront brièvement l'histoire de la paroisse
1. Cette précision est nouvelle, tandis que le reste du canon répète ce que disait le synode de 1882, vm, 4.
2. Il s'agit aussi d'une précision ajoutée au même canon de 1882.
synode d'oradea-mare en 1926 - 873
depuis ses débuts et qu'ils continueront en y consignant les événements marquants. Ils tiendront à jour l'inventaire des biens paroissiaux, le status animarum, le journal des recettes et des dépenses de la caisse paroissiale. Ils se conformeront aux formulaires prescrits par l'Ordinaire.
2. Règles pour la correspondance avec l'Ordinaire l. Celle-ci doit être adressée au protoprêtre, qui peut statuer sur les cas mineurs et transmet les autres à l'évêché avec un avis motivé.
3. Le curé doit envoyer chaque année au protoprêtre des données statistiques sur sa paroisse; la liste sommaire des offices célébrés; une copie des inscriptions aux registres; les comptes de la paroisse; un rapport sur l'enseignement catéchistique et la liste des élèves qui suivent des cours secondaires. Le protoprêtre enverra chaque année à l'Ordinaire un rapport sur l'état des paroisses, sur les prêtres, les veuves et les orphelins de prêtres, sur l'enseignement religieux dans son district.
4. Chaque curé conservera dans une armoire fermant à clé les registres et les archives de la paroisse, le texte des trois conciles provinciaux et des synodes diocésains, les circulaires et le bulletin officiel de l'évêché, le sceau de la paroisse et les livres de la bibliothèque paroissiale.
Le chapitre iv donne des indications très précises sur la façon de tenir les registres 2 et exige qu'à la fin de l'année le curé confronte ses inscriptions avec celles de l'état civil.
Le chapitre v s'élève contre certains abus qui existaient dans les paroisses.
1-2. Les prêtres n'accepteront pas de dons pour des fonctions ne comportant pas de droit d'étole.
3-5. Ils s'opposeront à ce que les fidèles introduisent des fêtes sans la permission de l'autorité ecclésiastique ou cessent le travail pour des célébrations d'origine païenne. Ils combattront le blasphème et le concubinage 3.
6-7. Ils ne pourront suivre les traditions rituelles locales que pour autant qu'elles ne s'inspirent pas d'usages superstitieux; ils ne prononceront qu'avec discernement les exorcismes dits de saint Basile.
Le chapitre vi traite du soin spirituel des militaires.
1. Les aumôniers militaires grecs catholiques en service actif