Maansi, op. cit., t. viii, col. 752 sq
2. Mansi, op. cit., l. iv, col. 441, donne sur ce synode une courte nolicc tirôe d'Asscmani, Biblioth. orient., t. ii, p. 507 et t. m, p. 374. Ce deuxième concile de Séleucie est en réalité le troisième. Le premier ayant eu lieu sous Caïoiima eu 399-400, ne fit que subroger Isaac à Caïouma, le second sous Isaac en 410, dont nous nous sommes occupés longuement ; le troisième sous Jahbalaha, la vingl-et-unièmc année d'Iazdgerd. Muratori, trompé par Théopliane, a cru que la onzième année d'Iazdgerd correspondait à 405. Nous savons que lazdger a régné 21 ans comme l'affirment Elle de Nisibe, Grégoire Barliebrœus, Agatliias, Mkli Ben-Massoud et Elie de Damas. Il est mort l'an 420 d'après Elic de Nisibe et plusieurs des auteurs que nuus venons de mentionner ; cette date est confirmée par uu (énioignage considérable, les actes du martyre de saint Jacques l'iulercis (jui fixent l'avènement de Vararan, successeur de lazdgerd, à la lin de l'an 420. Rien ne s'oppose donc à la tenue en 420 du concile de Séleucie, sous lazdgerd. Après le concile de 410, JMarouta était retourné à Constantiniiple d'où il revint près de lazdgerd avec Acace évêque d'Amida. Amras attribue à ce troisième concile de Séleucie les canons qu'il avait déjà attribués au second concile. RI. Cliabot, Synod. orient., p. 277, note 2 et M. Westphal, Untersuchungen, p. 142, identifient la mission d'Acace d'Amida avec celle que Socratc, Hist. eccles., 1. VII, c. xxi, P. G., t. lxvii, col. 781, ))lace en 422 sous Je règne de Bahràm. M. J. Labourt, Le christianisme dans l'empire perse, in-12, Paris, 1904, p. 101, note 1, ne voit pas de raison suffisante pour modifier la dale donnée par Socrate « Cet historien, d'après lui, ne dit nullement que l'évèque d'Amida n'était jamais allé en Perse, mais seulement que Bahràm, touché de la générosité dont i! avait fait preuve en rachetant 7000 captifs que les Romains avaient faits en Arzomène, désira s'enlretenir avec lui, La générosité de l'évèque d'Aniid n'aurait d'ailleurs pas eu lieu de s'exercer antérieurement à 420, puisqu'à celte date les hostilités n'avaient pas recommencé. On comprend mieux qu'il ait consenti à des sacrifices héroïques pour racheter les prisonniers persans, si l'on admet qu'à la suite d'une première ambassade, il s'intéressait aux Eglises de Perse et pensait qu'en considération de son acte charitable, Bahràm l'autoriserait à plaider la cause des chrétientés éprouvées par la persécution. » D'après les actes de Dadiso [Synod. orient., p. 287, 293), l'intervention de l'évèque d'Amid fut rendue nécessaire par la menace d'un schisme contre la primauté de Jahbalaha ; cependant on n'aperçoit, rien de semblable dans le procès-verbal du concile de 420. Les évêques du royaume saisirent l'occasion que faisait naître la présence de Jah-
12'i. CONÇU. r.S A CAllTHACE 2l.''5
124. Conciles à Carthage. en Nnmidie, en Cilicie et à Antioche.
Le 2.) juin de laiinée 42J, un concile se réunit à Cartilage, sous la présidence de rarchevcque Auirle; d'aj)rès les Ballerini, c'est le X\ 111'' ; ]\ promulgua dix canons, que nous possédons encore : ou mieux, il lemit en vigueur d'anciens canons que voici "^ :
Can. 1. Lorsqu'un cvècjuc ou un clore excommunié parvient à se faire admettre i» la communion, ihiranl le temps de son excommunication, il se condamne lui-même 2.
Can. 2 = Codex canonuni Ecclesue africanœ, can. 30.
balaha et Acace auprès du roi à Beil Ardasir pour s'y donner rtiKlez-vous, les saluer et les prier de faire approuver en concile les décrets des conciles romains. Onze évèques signèrent la supplique. 11 semble que l'ét;it de l'Eglise perse était alors loin d'être florissant. Dans leur .idresse au catholicos, les évèques disent clairement (>!?)noc?. orient., p. 280) que « l'œuvre achevée dix années auparavant par Isaac n'avait pas été durable. » Les Pères de Séleucie ne connaissaient pas bien les canons et l'ensemble des conciles, ni les traditions ; plusieurs d'entre eux étaient très âgés et moururent peu de temps après le synode ; leur succession donna lieu à de nombreuses cumpétitions. Jahbaliih:i, (Synod. orient., p. 281) répondant à ses collègues, se félicita de les avoir trouvés, dès le début de son épiscopat, bien inientionnés à son égard. X était-ce pas indiquer que d'autres prélats avaient pris un parli tout différent ? Il critiqua à son tour 1 œuvre d Isaac, et en expliqua l'insuflisance par l'absence de circonstances favorables. Il conclut d'abord avec Acace, que bien loin d'abroger les sanctions portées par le coucile de Séleucie, il convenait plutôt de les fortifier et de rendre plus minutieuses les règles canoniques, en faisant adopter, outre les canons de Nicée et de Séleucie, ceux d'Ancyre, do Néo-Césarée, de Gangres, d'Antioche {i/i encseniis) et de Laodicée. Le catholicos mourut peu de temps après le concile, au commencement de l'année 420. Marc, Liber Tiirris, Roma.', 1897, p. 28, rattache la mort de Jalibalaha à la tenue du coucile. Selon lui, Ma'na, métropolitain de Perse, aurait conseillé au catholicos de ne pas promulguer de nouveaux canons. Jahbalaha dédaigna cet avis et lut frappé d'apoplexie. 11 mourut presque aussitôt. On trouvera les actes du concile de 420 dans Synod. orient., édit. Chabot, dans A'^otices et extraits du niss., t. x.vxvii, p. 276-284. (II. L.)
1. Dans Mausi, o/). cit., t. iv, col. 449 sq. ; Hardouin, op. cit., t. i. cul. 879, 935 sq. ; en allemand, dans Fuchs, p. 431 f. ; Cf. Ballerini, dans S. Leonis Magni, Opéra, t. m, p. 103.
2. Voyez le 29'' canon dans le Coder canunum Kcclesix africari.v qui est le 1er canon du synode de Curthage du 25 mai 419.
Can. 3 = ibid., can. 31.
Can. 4. Lorsque des évêques ou des prêtres donnent à d'autres [137] églises une part du bien de leurs propres églises, les évêques doivent rendre compte au concile des motifs de celte manière de faire, et les clercs en rendront compte aux évêques. S'ils l'ont fait sans motifs, ils doivent être regardés comme des voleurs.
Can. 5 rr= Codex canonum Ecclesiœ africanx, can. 32, c'est-à-dire le 4^ du conc, de Carthage (25 mai 419).
Can. 6 ■= Codex canonum Ecclesise africanse, can. 128 et 129, le 1*'' et le 2® canon du conc. de Carthage (30 mai 419).
Can. 7 =: Codex canonum Ecclesiœ afj-icanœ^ can. 130 et 131, c'est-à-dire les canons 3® et 4'' ^du concile dont nous avons parlé plus haut.
Can. 8 =1 ibid., can. 132, z= can. 5 du concile précité.
Can. 9. Semblable à la première moitié du canon 33® dans le Codex canonum Ecclesise afi-icanœ, c'est-à-dire au canon S'' du conc. de Carthage (25 mai 419) seulement avec la différence qu'il y a ici : « L'évêque ne doit vendre aucun bien d'église sans l'agrément du concile ou des primats. » Dans le texte du concile antérieur, tenu en 419, au lieu de primat, il y a prêtre.
Can. 10 semblable à la seconde moitié du can. 33 du Codex canonum Ecclesise africanse.
Deux ans plus tard, en 423, se tint en Numidie un concile qui déposa Antoine, évoque indigne de Fussala ; il se tint aussi celte année-là un concile en Gilicie contre le pélagien Julien. Nous n'avons pas de plus amples détails sur ces deux assemblées, et nous pouvons en dire autant d'un concile tenu à Antioche en 424, et qui chassa Pelage de cette ville ^.