‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 3)Chapitre 16 sur 407 · LES CANONS DU DEUXIÈME CONCILE ŒCUMENIQUE · texte numérisé non relu

LES CANONS DU DEUXIÈME CONCILE ŒCUMENIQUE

celle ilu Codex de Liu-ques \ ne ooniiaissent que les (jualrc premiers de CCS sept canons grecs. Leur témoignage a d'autant plus de valeur que CCS auteurs ne se copient p:ts les uns les autres, et qu'ils divisent d'une manière très dillèrente ces quatre canons de ("onstantinople, (lue tous s'accordent néanmoins à donner.

C.omme, dans la /V/.vr,/, les canons de Constantinople ne viennent (ju'après ceux du 1\'' concile génc'-ral, les lîallcrini en ont conclu ({ue ces canons mancjuaienl dans les plus anciennes collections canoni- (lues greccpies, et n v ont j^ris place (ju'après le concile de Chalcédoine -. Mais les trois premiers canons de Constantinople fuient lus il Chalcédoine ''sous le litre gén(-ral de Si/nodicon synodi sccundiv, et sans avoir de chiUVe particulier. Fuchs y a au la preuve qu'à l'origine, les canons de Constantinople n'avaient pas la forme actuelle, c'est-à-dire qu'ils ne formaient qu'un seul tout, sans division aucune ; ce décret unique aurait été ensuite sectionné en différents canons par les copistes et les traducteurs. Ainsi s'expliquaient ces divisions (|ui varient d'une manière si notable, selon que l'on consulte la 7^/7stvï, Denvs le Petit ou Isidore '.

L'accord des anciennes tr;iduclions latines à ne donner (|ue les quatre premiers canons du texte grec s'explique par l'absence dans les anciens manuscrits grecs d'après lesquels ces traductions ont été faites, des canons ;"), 6 et 7, qui ne sont réellement pas du concile de Constantinople, mais lui ont été attribués plus tard. Une nouvelle preuve s'en trouve dans le récit des anciens historiens grecs sur le II" concile œcuménique ; ils parlent de ce qui fait l'objet des quatre premiers canons, et ne disent rien de ce qui a été traité dans les canons 5, ti et 7 "', 11 serait surtout difficile de prouver l'authenticité du 7*^ canon, car Jean Scholaslique qui, au vi*^ siècle, insérait les |/i j 5" et G" canons, a écarté le 7^ Ce canon manque dans beaucoup d'autres collections, et nous démontrerons plus loin, quand nous en parlerons spécialement, son origine particulière. Quant aux canons ;">" et 6'', ils appartiennent au concile de Constantinople de 382 ; ainsi que

1. Dans Mausi, Sacrorum conciliorinn no\a et uniplissima Culleclio, Florcntiii-, 1759, t. III, p. 57'i.

Page 1