‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 3)Chapitre 284 sur 407 · Mansi. Co/ic. ainpliss. coll., t. v. col. 995, c. rcix · texte numérisé non relu

Mansi. Co/ic. ainpliss. coll., t. v. col. 995, c. rcix

2. Saint Cyrille semble itvoir juslilié (Imhs ses altaque!? conlro T!iO(-dorc de Mopsueste le reproche d'animosité excessive que saint Isidore de Péluse faisait à sa polémique. Quand il qui.lKiait Tlidodore « d'iiéréliqne plus impie et plus blasphémateur que les païens et les juifs, » Cyrille dépassait la mesure de la vérité et du bon ton. On prit modèle sur cette littcraltire violente et un libelle signé de plusieurs évêqncs d'Arménie représenta l'évèque de Mopsueste comme « un homme ou plutôt une bêle féroce avec une face diab(dique d'homme, prenant faussement le nom de Théodoie (don de Dieu), ayant l'habit et le nom d évèque ; né à Mopsueste, ville méprisable de la Cilicie Seconde, descendu principalement de Paul de Samosatc, quoiqu'il ait emprunte des paroles à Pholin ; homme si rusé et si hardi qu'il voulait faire périr tous les hommes parla piqûre et le venin de sa langue de serpent. » (II. L.)

n. Mansi, Concil. ainpliss. coll., t. vu, col. 2'il ; Ilardouin, CoU. concil., t. 11, col. 527. La uKirt de Rabboula interrompit seule l'ardente campat^ne ouverte par lui, au uioins dans les pays de l'Asie antérieure. Ibas, (pii succéda à Rabboula, était un partisan avéré de Nestorius. Ce fut lui et les disciples de son école qui répandirent parmi les Syriens leurs premières traductions des ouvraj^es de Diodore de Tarse et de Thétidore de Mopsueste. Cf. Rubens Duval, La liltéiatuie syviaijiie, in-12, Paris, 18'.)9, p. :il6 et note 2. C'était la réaction la plus complète puisque, sous l'épiscoput de Rabboula, on ne rcclierchait les exemplaires de ces ouvrages que pour les brûler. Assemani, /'ihUotlieca orientalis, t. III, part. 1, p. 8G ; part. 2, p. 7;j. Ibas devenu évèque ouvrit la voie au nestorianisme en Mésopotamie ; la lettre célèbre, adressée à Maris le Perse, encourageait la propagande chez, les Syriens orientaux. Celte lettre souleva bien des orages, l-es conciles de lyr et de Beyrouth auxquels elle (ut déférée

LivnE IX, chapithe m

à proprement parler, lo père du nestorianisme ^, et, d'accord avec Acace de Mélitène, il recommanda aux évêques d'Arménie de se garder des livres de Théodore, tandis que, d'un autre côté, les évèqucs de la Gilicie assuraient aux Arméniens que Rabboula ne faisait cette campagne contre Théodore que par rancune personnelle, et parce que Théodore l'avjiit autrefois convaincu d'erreur. Les Arméniens tinrent donc un concile et envoyèrent deux clercs, Léonce et Abérius, à Proclus, évèque de Constantinople, pour lui demander si la doctrine de Théodore était la vraie, ou bien si c'était celle de Rabboula et d'Acace. Dans une très belle lettre que nous possédons encore, Proclus se prononça contre Théodore et exhorta vivement les évoques à se garantir de ses erreurs ~. Cvrillc et Jean d'Antioche signèrent cette lettre avec tous leurs sull'ragants. Cyrille écrivit en même temps un livre (dont nous n'avons plus que des fragments) dirigés contre Diodore de Tarse et Théodore de Mopsueste, désignés par Cvrillc comme les fauteurs du nestorianisme. Plus tard, lors d'une visite à Jérusalem, il y reçut de nouvelles plaintes contre les écrits de Théodore et contre beaucoup d'Orientaux qui, mettant à profit ces écrits, en étaient venus à professer des erreurs pires que celles de Nestorius. Aussi Cyrille jugea-t-il nécessaire de définir le sens du symbole de Nicée ■\ et engagea par écrit son collègue Jean à ne plus supporter à Antioche les doctrines impies de Théodore K 11 s'a-

acquiltèrent Ibas, qui fat moins heureux au second concile d'Ephèse, en 449. L'évêquc d'Edesse fut alors condamné avec son neveu Daniel, évoque de Llarran, et tous doux se trouvèrent enveloppés daus la rond;itnnatiou qui frappait Flavien de Couslanlinople, Domnus d'Antioche, Irénée de Tyr, Eusèbe de Dorylée, bophone de Tclla, Tlicodorot de Cyr. Ibas fut exilé et son siège épiscopal donné à Nonnns. Cet exil dura deux ans ; après le concile de Chalcédoine, Ibas remonta sur son siège é[)iscopal qu'il occupa en paix jusqu'à sa mort, survenue le 28 octobre 457. ti'histoire du nestorianisme ne finit pas avec lui. Sa mort fut le signal d'une réaction marquée par l'expulsion d'Edesse de ses partisans qui enseignaient ou qui étudiaient à l'Ecole des Perses. Une lettre de l'ovéque nionopliysite Siméon de Beit-Arscham, écrite vers 510, nous conserve les noms et les sobriquets des expulsés. Cette lettre, publiée par Assemani, Bihl. orienlalis, 1. i, p. 4o6, est le document le plus ancien sur la propagation du nestorianisme eu l'erse. (H. L.)

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