Mansi, op. cit., t. vm, col. 3170; manque dans Hardouin
4. Baronius, Annales, 1595, ad ann. 506, n. 2-8 ; Sirmond, Conc. Gallix, t. i, p. 175 sq. ; Conc. regia, 1644, t. x, col. 370; Labbe, Concilia, t. iv, col. 1380- 1399 ; Hardouin, Coll. concil., t. H, col. 995 ; Coleli, Concilia, 1728, t. v,
103 ; Mansi, Concil. ampliss. coll., t. vin, col. 319 sq. ; D. Labat, Concilia, Gallise, 1789, t. i, p. 777-804; Longnon, Atlas historique de la France, in-4, Paris, 1885, p. 163 ; Longnon, Géographie de la Gaule au Vie siècle, in-4, Paris, 1878, p. 609 ; L. Duchesne, Les fastes êpiscopaux de la Gaule, in-8, Paris, 1894, t. i, p. 306 ; Malnory, Saint Césaire d'Arles, in-8, Paris, 1894, p. 62 sq.; M. -A. de Dominis, Ad canones 2 et 5 concilia Agathensis et ultimum Ilerdensisy de communione peregrina, in-4, Parisiis, 1645 ; E. Thomas, Le concile d'Agde en 506, dans les Mémoires de la Soc. archéol. de Montpellier, 1854, t. ni, p. 641-682. C. H. Turner, Chapters in the history of latin mss., dans Journal of theological Studies, 1903, t. iv, p. 431-432, donne la description d'un manuscrit de Saint-Pétersbourg, F. II. 3, autrefois au collège de Clermont, contenant le texte de plusieurs conciles, notamment celui d'Agde. Maubon, Les livres liturgiques du diocèse de Montpellier, dans le Congrès de la Société bibliographique, in-8, Montpellier, 1895, 62 pages, traite de la liturgie de ce diocèse depuis le concile d'Agde. S. Baùmer, Histoire du bréviaire, in-8, Paris, 1905, t. i, p. 220 ; F. Cabrol, Dictionn. d'archéol. chrét. et de liturgie, t. i, col. 871-877.
Agde, malgré son importance topographique et commerciale, semble n'avoir eu un évêque qu'assez tard. Le premier dont on constate certainement l'existence est ce Sophrone, sous l'épiscopat duquel se tint le concile Duchesne, Fastes êpiscopaux, in-8, Paris, 1894, t. i, p. 306. Cependant on peut tirer de la vie de saint Sévère la preuve que Sophrone avait eu au moins un prédécesseur, Bétique. A. Longnon, Géographie de la Gaule au Vie, siècle, in-4, Paris, 1878, p. 609. L'importance du concile d'Agde, pour être bien saisie dans l'histoire du développement de la discipline arlésienne, réclame quelques explications. A la date où eut lieu cette assemblée, la politique religieuse d'Alaric venait de subir un revirement dans le sens de la pacification religieuse. La promulgation de l'abrégé du Code théodosien désigné sous les noms de Loi romaine des Wisigoths, de Bréviaire d'Alaric, ou d'Ananius, avait, au point de vue temporel, pour les sujets catholiques d'Alaric, une gravité au moins égale à celle qu'allait avoir la promulgation des canons d'Agde en matière de discipline ecclésiastique. L'élaboration de cette œuvre par une commission de sénateurs et d'évêques remonte à l'hiver 505-506. La publication qui s'en fit alors coïncida avec la publication de la Gombette (502) et enleva aux Églises et aux Gallo-romains sujets d'Alaric tout prétexte de porter envie à leurs coreligionnaires du royaume de Bourgogne. Cette législation devait survivre au régime qui l'avait accordée. Les Francs conservèrent les dispositions du Bréviaire d'Alaric en s'emparant de ce pays; bien plus, ils étendirent ces dispositions à toutes les Eglises et à tous les sujets gallo-romains de leur empire et même en Burgondie. Cette voie nouvelle d'apaisement dans laquelle s'engageait Alaric n'était malheureusement qu'une lueur de répit avant la grande conflagration de 507 ; c'est dans cet intervalle qu'allait se tenir le concile d'Agde. « Il nous paraît inévitable, écrit M. Malnory, Saint Césaire d'Arles, p. 64, de rattacher ces résultats à l'intervention de Théodoric, qu'on voit, précisément avant cette même guerre, tant par lettres que par missions, s'immiscer ouvertement dans les affaires de la Gaule, s'efibrçant de ramener Alaric au calme et de corriger l'influence exercée par Gondebaud auprès de Clovis, en