Sirmond, op. cit., t. i, p
3. On trouvera dans G. Kurth, Clovis, 2e édit., t. n, p. 141-152, un exposé méthodique des opérations du concile d'après les solutions contenues dans ses canons. Avant de se séparer, les évêques, Cyprien de Bordeaux et les autres métropolitains en tête, signèrent les actes (Maassen, op. cit., p. 9- 14, donne les listes de signatures sous huit aspects divers d'après les manuscrits) et en adressèrent une copie au roi avec une lettre ainsi conçue : € A leur seigneur, fils de la sainte Eglise catholique, le très glorieux roi Clovis, tous les évêques à qui vous avez ordonné de venir au concile. Puisque un si grand souci de notre glorieuse foi vous excite au service de la religion, que dans le zèle d'une âme vraiment sacerdotale vous avez réuni les évêques pour délibérer en commun sur les besoins de l'Eglise, nous, en conformité de cette volonté et en suivant le questionnaire que vous nous avez donné, nous avons répondu par les sentences qui nous ont paru justes. Si ce que nous avons décidé est approuvé par vous, le consentement d'un si grand roi augmentera l'autorité des résolutions prises en commun par une si nombreuse assemblée de prélats. » Sirmond, op. cit., t. i, p. 177 ; Maassen, op. cit., p. 2. (H. L.)
4. Pagi, Critica, a prouvé, ad ann. 512, n. 2 sq., qu'il a commencé dès l'année 511. Baronixis, Annales, 1595, ad ann. 512, n. 3, 19-33. Cf. Pagi, Critica, ad ann. 512, n. 2-3 ; Conc. regia, 1644, t. x, col. 413 ; Labbe, Concilia, 1671, t. iv, col. 1413-1414 ; Hardouin, Concilia, t. i, index ; Tillemont, Mém. hist. ecclés., 1712, t. xvi, p. 701-703, 811 ; Coleti, Concilia, 1728, t. v, col. 551 ; Mansi, Conc. ampliss. coll., 1762, t. vin, col. 371 ; Th. Nôldekc, Die Synoden von Sidon und Tyrus dans Byzantin. Zeitschrift, 1892, t. i, p. 332-335; Josua Styliles und die damaligen kirchlichen Parteicn des Ostens, dans Byz. Zeits., 1892, p. 39-49. (H. L.)
tase, environ quatre-vingts évêques hétérodoxes se réunirent à Sidon afin de persécuter les évêques orthodoxes. Flavien, patriarche d'Antioche (qui avait lui-même failli en 508), et Jean, évoque de Paltus en Syrie, ayant condamné cette réunion sacrilège 1, furent exilés dans la citadelle de Petra, où Flavien mourut comme confesseur 2; à son avènement à l'empire, Justin rendit la liberté à l'évêque Jean. — Nous apprenons d'un autre contemporain, le prêtre Cyrille de Scythopolis, que Sotericus, archevêque de Césarée en Cappadoce, et Philoxène Xenajas, évêque d'Hiéropolis, dirigèrent ce conciliabule et cherchèrent à y faire condamner le concile de Chalcédoine et confirmer la doctrine d'Eutychès et de Dioscore 3.
Peu après, un nouveau conciliabule des monophysites se tint à Antioche sous la présidence de Xenajas. On choisit pour patriarche d'Antioche, Sévère, qui partageait les erreurs de la secte. Il se tint, vers la même époque, un autre conciliabule de même nature à Constantinople, pour faire monter sur le siège patriarcal de cette ville un certain Timothée Colon, qui s'appelait aussi Litrobolos, et [667] qui n'était pas défavorable à l'hérésie. Pour s'opposer à ces menées des monophysites, quelques archimandrites de la Palestine tinrent, en 512, à Jérusalem, après l'expulsion par ordre de l'empereur d'Elie, patriarche orthodoxe de cette ville, une sorte de concile pour la défense de l'orthodoxie 4.