Conciles de Junca et de Sufès, en Afrique
Mansi place en 523 le concilium Juncence (Junca), dans la province de Byzacène, en Afrique, lequel est ordinairement placé à
1. Le cardinal d'Aguirre a écrit une dissertation historique et dogmatique sur cette Epistola synodica, dans le second vol. de ses Concilia llispanix.
l'année suivante *. Nous possédons encore une lettre écrite par Liberatus, président du concile et alors primat de Byzacène, à Boniface de Carthage, témoignant que la paix de l'Eglise a été rétablie dans cette réunion 2. Les évêques porteurs de cette lettre étaient chargés de donner verbalement plus de détails sur ce qui s'était passé. La paix de l'Église avait été troublée par suite delà discussion entre le primat et un monastère (nous reviendrons sur cet incident), et parce que Vincent de Girba (Girbitanus), de la province ecclésiastique de Tripoli, par conséquent une province étrangère, avait empiété sur la province de Byzacène 3« Ferrand L'^J donne dans son Breviarium canonum, c. xxvi, un canon de ce concile ainsi conçu : ut in plèbe aliéna nullus sibi episcopus audeat vindicare •. Enfin, nous apprenons par le biographe de saint Fulgence, c. xxix, que celui-ci avait également assisté au concile de Junca5, et que ce concile lui avait donné le pas sur un autre évêque nommé Quodçultdeus. Comme ce dernier en avait eu de la peine, au concile de Sufès [Sufetanum) en Byzacène, Fulgence avait demandé que Quodvultdeus eût le pas sur lui 6. Nous n'avons pas d'autres détails sur le concile de Sufès.