‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 4)Chapitre 310 sur 544 · Pagi, Critica, ad ann. 531, n · texte numérisé non relu

Pagi, Critica, ad ann. 531, n

4. Aguirre, Concil. Hispaniœ, t. i, col. 267 ; Ferreras, Hist. d'Espagne (traduite en alleni. par Baumgarten), t. n, p. 508; Florez, Espana sagrada, t. n, p. 192 ; et t. vi, p. 130 sq.

5. Fabricius, Bibl. ecclesiastic., p. 62 de la seconde série dans la numération des pages.

montra peu de fidélité, et ce fut surtout à cause de lui que Théodo- [72' rie abdiqua si tôt ses fonctions de tuteur et de régent *. Theudis devait bientôt monter plus haut. Amalaric s'était marié à une fille de Clovis, le roi des Francs, mais il la persécutait à un tel point à cause de sa religion, que le frère de celle-ci, le roi Childebert de Paris, fit la guerre à son beau-frère. Amalaric mourut dans cette guerre (531), et, comme il ne laissait pas d'enfants, les Wisigoths choisirent Theudis pour roi 2. Baronius suppose que le concile de Tolède s'est tenu aussitôt après l'élévation de Theudis ; mais on peut répondre d'abord que ce changement de souverain n'a eu lieu qu'en 532 3, et, en outre, ce n'est pas seulement dans la suscription des actes synodaux qu'il est question du roi Amalaric, mais encore dans le 56 canon du concile.

Sous la présidence de Montan, métropolitain de Tolède, sept évêques espagnols prirent part au concile ; c'étaient Nébride d'Egara, Juste d'Urgel, Pangarius, Cannonius, Paul, Domitien et Maracin ; les sièges épiscopaux de ces cinq derniers évêques ne sont pas indiqués. Au sujet de Maracin, on ajoute qu'il vivait exilé à Tolède ; par qui et pourquoi a-t-il été exilé ? c'est ce que nous ignorons. L'assemblée confirma les anciennes décisions et rendit les suivantes 4:

1. Ceux qui, encore enfants, ont été voués par leurs parents à l'état ecclésiastique, aussitôt après avoir reçu la tonsure ou les fonctions de lecteur 5, seront logés dans une maison dépendant de l'église, pour y être élevés par le préposé, sous les yeux de l'évêque. Lorsqu'ils auront dix-huit ans, l'évêque, devant tout le clergé et le peuple, leur demandera s'ils veulent se marier ; s'ils choisissent la continence et jurent de la conserver, ils embrasseront le joug léger

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