Mansi, Conc. (inii)Uss. coll., r. xx, col
2. Registritm, 1. VI. n. 8 ; Monum. Gregor.. p. 337 ; Pflugk-Harttung, Acta, t. II, p. 134, Rcg. ponl. rorn., ii. .5088 ; — Regislrum, I. VI, n. 40 ; Monum. Gregor. p. 378 ; Reg. pont, rom., ii. 5133 ; Pflugk-IIaiUung, Acia inedita, t. i, p. 52, a publié une troisième lettre qui se rapporte au mêine concile. (H. L.)
3. Regisirum, 1. V. n. 14 a; Mon. Gregor., p. 305 ; Jafïé, Reg. pont, rom., t. i, t. I, p. 625; Deusdedit, Coll. canon., iv, c. 106 ; Berthold, Annales, ad ann. 1078, dans Mon. Germ. Itisl., Scripl.,t. \, p. 306-309; Hugues de Flavigny, dans Mon. Germ. hisl., Scripl., t. viii, p. 433 sq.; Paul de Bernried, FiVa Gregorit, c. 99, dans Watterich, Vitœ pontif. rom., t. i, p. 533 ; J. (îreving, Pauls von Rernried Vila Gregorii VII papse. Munster, 1893, p. 106 sq. ; Gesta romanse Ecclesiss contra Ilildebrandum, 1. III, c. i, dans Lihelli de lilc, t. ii, p. 380 sq. La lettre à Guibert
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célèbre en soutenant l'épreuve du l'eu contre l'évèque de Florence convaincu de simonie; on l'appelait couramment Petrus igneus.
Les ambassadeurs d'Henri qui avaient utilisé leur argent ])Our se gagner des partisans, protestèrent devant le concile de l'obéissance de leur maître pour le Siège apostolique, et le déclarèrent prêt à témoigner de sa soumission. Il avait eu, disaientils, à souffrir de la trahison et du parjure de son vassal Rodolphe, et aurait ])u écraser ses adversaires, mais il s'en était abstenu povir laisser au Saint-Siège la décision suprême. De nombreux membres du concile réclamèrent une sentence immédiate de déposition contre Rodolphe ; mais Grégoire différa jusqu'au samedi suivant, et réclama les prières de l'assemblée pour obtenir les lumières du Saint-Esprit ^. Le concile passa donc à d'autres questions. Le samedi, le pape déclara que la meilleure solution lui paraissait être de se rendre lui-même en Allemagne, ou d'y envoyer des légats pour délibérer avec les prélats et les grands de l'empire, hors de la présence des deux rois, sur les moyens de secourir l'einpire si cruellement déchiré. Ce plan fut adopté et approuvé par tous, et on menaça d'anathème quiconque, roi ou archevêque, duc ou évêque, empêcherait la réunion de cette future assemblée, ou se déroberait à ses décisions. Pour symboliser cet anathème, le pape et les [118] évêques jetèrent sur le sol et éteignirent les cierges qu'ils tenaient à la main. Grégoire fit dire à Henri qu'on lui procurait une précieuse occasion de témoigner de sa déférence pour le Saint-Siège
de Ravenne ; Begisintm, 1. V, n. 13, Mon. Gregor., p. 303 ; Reg. pont, rom., n. 5063, annonce le concile pour quadragesimœ primam hchdomadam (25 iev.-3 mars) et les actes nous disent que la dernière réunion eut lieu le 3 mars; Bertliold commet une erreiu- facile à corriger : lorsqu'il ait synodus 3 non. Mart. iniliata est, il faut lire : 3 kal. Mart.: Bertholdneparle que de soixante-dix évêques présents, Deusdedit, loc. cit., édit. Martinucci, in-4, Venetiis, 1869, en compte jusqu'à quatrevingt-quinze. Berthold mentionne la présence de Hugues de Die, tandis qu'il est absent d'après V Apologia Manassx archiepiscopi Ecmensis, dans Mabillon, Muséum Italicum, in-"!, Paris, 1687, t. i, part 2, p. 119. Cf. Coll. regia, t. xxvi, col. 578; Labbe, Concilia, t. x, col. 369-371 ; Hardouin, Conc. coll., t. vi, part. 1, col. 1611 ; Moleti, Concilia, 1. xii, col. 613 ; Mansi, Concilia, Suppl. t. ii, p. 27 ; Conc. ampliss. coll., t. XX, col. 503 ; Lovvenfeld, dans J\eues Archi<', 1889, t. xiv, p. 618-622: O. Delarc, Saint Grégoire VII, t. m, p. 403-414 ; W. Martens, Gre^ior VII, t. i, p. 173-177 ; Die Fastensynode \'on 1078. (H. L.)
1. Berthold, Annales, ad ann. 1078, dans Mon. Germ. liist. Script., t. v, p. 307. (II. L.)
et qu'il devait déposer les armes jusqu'à la décision de cette future assemblée. En preuve de son estime, le pape adjoignit aux ambassadeurs d'Henri IV un nonce chargé de fixer, avec lui, le temps et le lieu de la réunion projetée, afin de communiquer la décision aux autres princes. Henri semblait donc l'emporter sur Rodolphe ; cependant le pape envoyait à ce dernier et à tous ceux qui avaient obéi, la bénédiction apostolique, ce qu'il ne put faire pour Henri, que le bruit public représentait comme excommunié de nouveau par les légats du pape en Allemagne ^.
Ce récit de Ber^liold s'accorde parfaitement avec le second fragment des actes synodaux, de causa régis Henrici et aliorum, sauf que celui-ci rapporte plus exactement la décision au sujet du colloque en Allemagne et reproduit les paroles mêmes du pape. De plus, il cite une série de sentences du synode. Rainer, un comte inconnu, et l'abbé de Farfa, furent menacés d'excommunication s'ils ne s'amendaient dans un certain délai. Les Normands qui avaient envahi récemment le territoire de l'Église furent excommuniés, et tous les clercs qui exerçaient chez eux des fonctions ecclésiastiques furent menacés de déposition -, On déclara les évêques absents du concile sans motif suspens des fonctions épiscopales, et on défendit sous peine d'anathème l'usage du droit d'épave. Les ordinations faites par des excommuniés furent déclarées sans valeur (irritœ), et ceux qui avaient prêté serment aux excommuniés déclarés libres de tout engagement. En même temps, on renouvela la défense de fréquenter des excommuniés, exception faite pour les femmes, les enfants, les serviteurs, servantes, esclaves, paysans
1. Berlhold, Annales, ad ann. 1078, dans Mon. Germ. Jiisf., t. v, p. 306-309 ; Gfrôrer, Gregor VII, t. vu, p. 638 sq.
2. « Nous avons la preuve de la colère de Grégoire VII, qui, le 2 mars 1078, dans le concile tenu à Rome, prononça l'excommunication contre les Norm.ands «qui attaquent le territoire de Saint-Pierre, c'est à savoir la Marche de Fermo, le duché de Spolète, contre ceux qui assiègent Rénévent et s'efforcent de ravager la Campanic, la Maritime et les Sabines, et contre ceux qui tentent de mettre le désordre dans Rome. » Le pape interdisait à tout évêque ou prêtre de permettre aux Normands d'assister à rofTue divin. Cette dernière défense devait s'appliquer tout spécialement à Didier, abbé du Mont-Cassin, qui, nous l'avons vu, n'avait pas craint d'entretenir les meilleurs rapports avec les Normands, malgré l'excommunication déjà fulminée contre cvix. « F. Chalandon. Histoire de la domination normande en Italie et en Sicile, t. i, p. 248. (II. L.)