‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 5)Chapitre 311 sur 505 · Mansi, Cour. ariiiiU.s.s. cuil.. l. xx, col. 966 sq · texte numérisé non relu

Mansi, Cour. ariiiiU.s.s. cuil.. l. xx, col. 966 sq

^. Coleti, Concilia, t. xii, col. 959 ; Hardouiu, Coiic. coll., l. \ i, part. 2. col. 1761; Mansi, Couc. alnpli.<is. coll., t. xx, col. 964. Mansi et d'autres historiens ont encore placé parmi les actes de ce synode une Epistola caiionica du pape Urbain à Pibo, évêque de Toul; mais cette pièce n'est autre que le document dont nous avons déjà parlé; Baronius et, dans ces derniers temps, Damberger, t. vu, p. 309, 344, se trompent aussi lorsqu'ils divisent ce synode romain de 1099 en deux autres qui se seraient tenus en 1098 et 1099; Pagi, Critica, ad ann. 1098, n. ?,, a déjà fait voir quelle était sur ce point la vérité.

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Chalon-sur-Saône, l'illuslre monastère de Citeaux. Comme Robert avait causé un grand préjudice à Molesme par son départ, le pape lui ordonna d'y revenir, mais il laissa le soin de mener à bonne fin cette allaire à son légat en France, Hugues, archevêque de Lyon, qui se hâta de réunir deux conciles ad Portum Ansilla et ad Rupem scissam. Robert, ([ui avait déjà promis obéissance à l'évêque de Chalon, rentra dans son monastère, tandis que les moines qui avaient émigré avec lui restèrent à Cîteaux et choisirent un au Ire aldjc ^.

Le 14 juillet 1099, un synode tenu à Saint-Omer '^, sous la présidence de Manassès II, archevêque de Reims, renouvela, à la demande de Robert le Jeune, comte de Flandre, un ancien édit sur la trêve de Dieu, porté par le concile de Soissons sous l'évêque Raynald ^ : 1. On ne doit jamais pénétrer par effraction dans les églises ou les cimetières, quand même il s'y trouverait un ouvrage de guerre. 2. On ne pourra s'emparer ni des biens des églises ni des personnes qui habitent sur les terres des évoques, abbés, clercs et moines. 3. On doit également respecter les évêques, abbés, clercs, moines et les femmes, ainsi que ceux qui les accompagnent sans armes. 4. Défense de piller les étran- [2bJ] gers et les marchands, sauf s'il est prouvé qvi'ils n'ont pas soldé les redevances auxquelles ils sont tenus. Les précédentes ordonnances doivent être observées tous les jours et à toute hevirc. Les autres personnes doivent être protégées contre toute attaque depuis le mercredi soir jusqu'au lundi matin, au lever du soleil. 5. Tous les seigneurs des villes et des châteaux, etc., doivent jurer cette paix entre les mains de l'évêque, sinon ils seront excommuniés et leurs domaines frappés d'interdit.

On traita à Saint-Omer la question du célibat. Emporté par son zèle, l'archevêque Manassès, sans consulter ses sull'ragants dans les diocèses desquels se trouvaient les Flandres, permit au comte de Flandre de s'emparer des femmes des clercs qui s'y trouvaient, après qu'on les aurait excommuniées. On protesta aussitôt, arguant que l'archevêque n'avait aucun

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