‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 5)Chapitre 410 sur 505 · U. Robert, Hist, p. 171. (H. L · texte numérisé non relu

U. Robert, Hist, p. 171. (H. L

2. Cafïari, Annales, dans Monum. Germ. hist., Script., t. xviii, p. 2G; U. Robert, IlisL, p. 171-172. (H. L.)

3. U. Robert, Hist. du pape Calixte II, p. 175, rappelle qu'Hefele infère de la bulle aux évoques de Corse que le concile de Latran se prolongea jusqu'au 6 avril. « A mon avis, ajoute-t-il, cette conclusion n'est pas absolument justifiée, car, de ce que le rapport de l'archevêque de Ravenne fut lu et la décision de Calixte II prise le dernier jour du concile, il ne résulte pas nécessairement que la bulle notifiant cette décision ait été donnée, elle aussi, le dernier jour du concile : Quod consilium venerahilis /rater uoster Walterius,Ravennas archiepiscopus, vice judicum dictorum, nobis et reliquis fratribus recitant, idem consilium asseverans vim ubtinere judicii. Porro nos quod a prsenominatis fratribus nosiris delibcralum juerat,in noi^issimo concilii die coram uiiiversa synodo recitari prsecipimus. Bullaire, n. 389; Regesla, n. 715G. Il est même plus que certain qu'il dut y avoir quelque intervalle entre le jour où Calixte rendit sa sentence et celui où la bulle fut rédigée, transcrite, puis souscrite par le pape et les trente-quatre cardinaux. Ce qui permet de croire que la conclusion d'Hefcle est un peu hasardée, c'est que, si cet acte avait été réellement donné le dernier jour du concile, le pape n'aurait pas manqué de le faire souscrire, outre les cardinaux, par quelques-uns des principaux personnages présents à cette assemblée, au moins par ceux qui avaient reçu la délicate mission d'examiner les réclamations et les doléances de l'arche-

d'après lequel notre synode n'aurait eu que deux sessions ^ Ce qui est rapporté par Landolphe s'applique mieux avi concile romain de 1121 ; il nous apprend un détail, d'ailleurs ])eii important, que, dans la première session, rarchevèquc de Ravenne, et non celui de Milau, llnt la première place après le pape '^.

vèquc do Pise. Oii a signalé, Bullaiie, Tiiliod., 1. r, p. xxxvi-xxxvir, plusieurs fas où des évoques étrangers à la cour de Houk', des alji)és, etc., furent appelés à apposer leur souscription sui' des documents éiiiananl. de la chancellerie pontificale. Qu'il suffise de citer la huile du 28 décenihre 1121, annonçant aux fidèles le rétahlissemeni de la paix entre Guillaume, duc de Pouille, et Roger, comte de Sicile (Bull., u. 257 ; Bc'i^., n. (1940), et la consécration de héglise de (^atan/aro, qui no porte pas moins de vingt-trois souscriptions de ce gen)'e.

« Il n'est pas rare de voir, dans des histoires ecclésiasticpies, (iu<; le concile do Lalran n'eut que deux sessions, et qu'il prit finie mercredi, par conséquent le 21 mars. Il y a à cela une impossihilité presque absolue. Les questions qui y furent discutées, sans parler de celles que nous ne connaissons pas ; les discussions cjui eurent lieu à propos de Migné, de l'ahhé de Scint-Macaire, du Mout-Cassin ; la canonisation de saint Conrad d'Altdorf, évêque de Constance ; l'affaire des évêques corses, etc., sont d'une nature et d'une importance telles qu'elles ne peuvent pas avoir été traitées en deux séances. Ce qui a donné lieu à cette erreur, c'est un passage d'un récit de Landolphe le jeune, qu'on a, à tort, cherché à appliquer au concile général de Latran. Voici la traduction de ce fragment : « Pendant le séjour à Rome d'Obric, archevêque de Milan, lorsque le pape Calixte y célébra un concile, j'entrai audit concile pour exposer ma cause, en présence de Calixte et de sa cour, qui siégeait au Vatican, aux membres de cette assemblée. Je fus centriste de voir quel atïront l'archevêque de Ravenne causait par ses prétentions aux antiques prérogatives de l'Eglise de Milan. Car l'archevêque de Ravenne réclamait le droit de siéger au concile, immédiatement à droite du pape ; mais Obric, l'archevêque de Milan, ne vint ni au Latran ni au concile, le lundi, jour oîi il lut ouvert : le siège était vacant. Le mardi, il n'y (hiL pas de session, et l'archevêque de Milan ne se présenta pas au palais. Mais le mercredi, pendant la séance, Obric siégea immédiatement à droite du pape. J'attendais un autre jour, quand subitement je vis et appris que le pape mit fin au concile, ce même jour, pour consacrer un autel. » Landolphe de Saint-Paul, dans Muratori, Reriim Ilalicaruin scri flores, t. v, p. 506 ; Monum. Gerin. hist., Script., t. xx, p. 43; Mansi, Conc. ampliss. coll., t. xxi, col. 288-289. (H. L.)

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