Analogue à Sirm. 11, qui est identique à Clerm
6. N'offre q\i une lointaine ressemblance avec Sirm. IG, qui est identique à Clerm. 12.
7. Codex Udalrici, n. 258, dans Jalîé, Bihl.rer. Germ., t. v, p. 4'i0; Watterich, Vitie pontif. rom., t. ii, p. 207; Annal. Blandin., dans Mon. Germ. hisL, Script., t. V, p. 28 ; t. IX, p. 137 ; Bernhardi, op. cit., p. 383, n. 93. (H. L.)
8. L'archevêque Frédéric était mort le 25 octobre 1131. Mansi, Concilia, Supplem., t. n, p. 415 ; Conr. ampliss. coll.. t. xxi, col. 479~7tl L.)
Pendant le synode, mourut un de ses membres, Efjbert, évoque de Munster i.
Comme précédemment à Cologne, Lothaire s'occupa, dans la diète tenue à Aix-la-Chapelle (Pâques de 1132), de l'expédition projetée contre Rome, et remit le gouvernement de l'empire pendant son absence à son gendre, Henri l'Orgueillevix, duc de Bavière. Celui-ci devait poursuivre la lutte contre Frédéric de Hohenslaufcn, toujours révolté. L'expédition do Rome fut beaucoup ])lus laborieuse que Lothaire ne se l'éLaïL imaginé, car les princes allemands ne fournirent pas les contingents promis: au lieu de 30 000 hommes, c'est à peine si on put en réunir 2 000 convenablement équipés. D'autre part, l'antipape avait pour lui non seulement les Normands du sud de l'Italie, mais aussi de nombreux partisans en Lombardie, où se trouvait encore le roi Conrad. Lothaire n'en ouvrit pas moins la campagne avec cette minuscule armée, le 15 août 1132. 11 alla de Wiirzbourg à Augsbourg, qu'il punit de sa sympathie pour les Hohenstaufen 2, et, à l'automne gagna la Haute-Italie, par les vallées d'Etsch et de Trente. Là, il apprit que le roi Conrad venait de quitter le pays, où le zèle et le nombre de ses partisans diminuaient de jour en jour.
Le pape Innocent et saint Bernard étaient arrivés en Italie avant Lothaire ^ ; à la Pentecôte de 1132 (13 juin), le pape tint un concile à Plaisance pour s'attacher plus étroitement les évêques de la Lombardie et de la province de Ravenne. Les discours enflammés de saint Bernard eurent les plus
1. Mansi, Conc. ampliss. coll., t. xxi, col. 479; Monum. Cerni. hinL, Scripl., 1. XVII, p. 756 ; Annales Patherhrunnensex, ('(lit. Schefîer-Boichorst, p. 157. (II. L.)
2. Giesebrecht, op. cit., t. iv, p. 7G sq. ; Bernhanli, op. cit., p. ''i36, noie 2; E. Vacandard, Vie de saint Bernard, t. i, p. 326. (H. L.)
3. Ce départ était un peu contraint, bien qu'on le décorât d'une sainte impatience de revoir Rome ; la vérité est que les églises ol monastères de France commençaient à trouver bien lourde la charge de fournir à l'entretien et aux déplacements du pape. Prœfalus papa immensam gravedinem ecclesiis Galliarum ingessit. Ordéric Vital, Ilist. eccles., t. xiii, c. xxiii : Suger, MtaLudoi>ici, dans Jlist. de la France, t. xii, p. 58 ; Chron. S. Andreu; Camerac, dans Monum. (ierm. hist., Script., t. vu, p. 549 ; Vita Bernardi, 1. II, c. i. n. 6. Le 7 janvier, le pape est à Auxerre, le 18 à Autun, le l*^"" et 2 février à Cluny, le 17 à Lyon; Jafîé, Regesta, n. 7527, 7528, 7531-7541 ; puis Vienne, Valence, Avignon, Gap, le mont Genèvre : Asti, le jour de P.^ques 10 avril, et Plaisance. (H. L.)
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heureux résultats : rilluslrc moine parcourut la Lombardie, gaornant tous les cœurs à la bonne cause ^ et terminant les inimitiés et les guerres qui divisaient diverses villes -. Dans les champs de Roncaglia près de Plaisance, Bernard et Innocent rencontrèrent au mois de novembre le roi Lothaire, auquel beaucoup de villes et de seigneurs italiens firent leur soumission ^. D'autres tournèrent en dérision sa petite armée ; sans doute, celle-ci s'augmentait tous les jours par les recrues italiennes ; elle n'était cependant pas assez importante pour c{ue le roi pût songer à entreprendre une véritable expédition ^; toutefois, plusieurs villes qui faisaient de l'opposition furent soumises ^ et. au printemps de 1133, Lothaire put marcher sur Roine sans rencontrer d'obstacles. Au commencement de l'année, Innocent l'avait devancé pour apaiser un diiïérend qui menaçait de s'élever entre les villes de Pise et de Gênes, au sujet des îles de Corse et de Sardaigne ; il y parvint grâce à l'intervention de saint Bernard ^ Gênes fut élevée au rang d'archevêché et reçut comme suffragants deux évêchés enlevés à la métropole de Milan et trois autres situés au nord de la Corse. Pise obtint la primauté sur la Sardaigne et le sud de la Corse.
1. Coll. re^ia, l. xvii, col. 115 ; Labbe, Concilia, t. x, col. 988-989 ; Hardouin, Conc. coll., t. VI, part. 2, col. 1195 ; Coleti, Concilia, t. xii, col. 1471 ; Mansi, Concil. ampliss. coll., t. xxi, col. 479 ; Jafïé, Reg. pont, rom., t. i, p. 856 ; E. Vacandard, \'ie de saint Bernard, 1895, t. i, p. 325. (H. L.)
2. Oui, sans doute, mais à coups de privilèges; le pape les prodigua à Crémone, Bergame, Novare, Guastalla, Ferrare, Venise, Brescia. (H. L.)
3. Milan était à l'antipape; on ne tenta pas, pour lors, de l'en détacher ; l'entreprise semblait devoir être malaisée. (H. L.)
4. Crémone et Plaisance consentirent seules à recevoir Lothaire. (H. L.)
5. Annal. Patherb., p. 158. Per Italiam pleraque inunita loca sibi resisienlia capit.
6. Innocent II entre en triomphe à Bologne, Mansi, Conc. ampl. coll., t. xxi, col. 410; Jaiïé, Reg. pont, rom., n. 7603-7404; il va à Pise,Boson, Vita Innocenta, dans Watterich, Fi'/a? /jon/. rom.,\. ii, j). 176, où il séjourna depuis lel6 janvier jusqu'au l^' mars au moins. Jafïé, Reg. pont, rom., t. n. n. 7605-7611. Sur celte période, cf. E. Vacandard, Saint Bernard et le schisme d'Anaclet II en Italie, dans la Revue des quesf. histor., janv. 1889, p. 6-11 ; il dit que saint Bernard accompagna le pape en Italie ; c'est une inexactitude qu'il corrige dans Vie de saint Bernard, t. I, p. 327, note 5 ; saint Bernard rejoignit le pape à Pise, en janvier-février 1133. Sur cette alîaire de la Corse, et. Dove, De Sardinia insula, 1866, p. 90 sq. ; P. Fabre, Le Liber censuum, p. 70-71, note 3 ; p. 73-74, n. 2 ; p. 75-76, n. 2 ; E. Vacandard, Vie de saint Bernard, t. i, p. 327-331. (H. L.)
Par le traité de Corne to ^, les deux villes s'eno;ao;èrent à envoyer une flotte sur les côtes du Patrimoine et à soutenir l'expédition de Lothaire ^. Anaclet régnait toujours en souverain à Rome, mais ses amis, les Normands ^, ne pouvaient guère le soutenir, étant divisés entre eux : à la fin de juillet 1132, le roi Roger de Sicile avait été battu à Nocera par le prince Robert de Capouc cl ses barons, et oblige de re tourner en Sicile *. Naturellement, Anaclet avait subi le contre-coup de cette défaite; ses adversaires de Rome relevèrent la tète, et les Frangipani en particulier prirent de nouveau parti pour r/99-i Innocent. L'antipape chercha donc à entrer en négociations avec Lothaire ; comme ce dernier approchait de Rome, il lui envoya des légats à Valentino, lui proposant d'examiner laquelle des deux élections avait été la plus régulière ; mais, sur les instances de Norbert, le roi s'y refusa. Toutefois, Anaclet ayant interdit de résister par la force, Lothaire, arrivé devant Rome, put pénétrer dans la ville le 30 avril sans aucune difficulté ^. Soutenu par les Frangipani et les autres partisans d'Innocent, il s'empara de toute la partie sud de la ville, ainsi que du Latran et de l'Aventin. Lothaire donna le Latran au pape Innocent et alla résider au mont Aventin, tandis que l'antipape possédait encore Saint-Pierre et habitait la forteresse de Crescent, Bientôt après, arrivèrent les galères promises par Pise et Gênes ; de plus, le prince Robert et ses alliés vinrent se joindre à Lothaire avec 300 chevaliers. Malgré cet appoint, le roi ne voulut pas attaquer les châteaux des Pierleoni et préféra entrer en négociations avec l'antipape *, Innocent s'étant déclaré disposé à laisser le roi faire une enquête sur les deux élections, Anaclet ne voulut plus y consen-
1. Entre le 20 et le 26 mars 1133. Pox' fada est inlcr Pisanos et Januenses ad Conielum et ibi accepit di^nitatem archiepiscopalus et palliiim et crucem Syrus epis' copiis a domino Imiocentio papa. Caphaiio, .innaleti Januenses, dans Mon. (ienn, hist., Script., t. xvui, p. 18. (II. L.)
2. Boson, Vita Innoc. II, dans Watterich, op. cit., I. u, p. 17G. (H. L.)
3. Sur les rapports d'Anaclet II et des Normands, cf. F. Chalandon, Histoire de la domination normande en Italie et en Sicile, t. 11, p. 3-10. (H. L.)