LIVRE
leur encyclique de Philippopolls, ils le contestèrent encore, parti, culièrement dans ces mots : itt orientales episcopi^ etc.
Edmond Richer, syndic de Sorbonne, souleva une seconde coiis troverse à propos de ces canons. Le nom du pape Jules se trouvant dans le 3® canon, il suppose que le droit d'appel à Rome établi en faveur de ce pape n'a pas passé à ses successeurs ^. Spittler a ré> futé cette argumentation. « On prétend, dit-il, que les canons de Sardique ont été provisoires, décrétés pour les besoins d'une époque, en particulier pour sauver Athanase persécuté à outraDce par les ariens. On aurait imaginé pour le délivrer de rendre légal Tappel aune sentence défmilive donnée par Tévêque romain. Rick a exposé et défendu cette explication adoptée par Ilorix ^, Cette distinction entre canons provisoires et définitifs n'enlève-t-ellepas toute autorité aux canons des conciles ? Comment distinguer les canons provisoires des canons qui ne le sont pas? Les Pères du concile J« Sardique n'ont pas mis de restriction : n'est-ce pas pure fantaii d'en mettre ? Si la position très embarrassée d' Athanase a graade ment contribué à la rédaction de ces canons, il ne s'ensuit pas qu'ils sont provisoires. A tenir pour provisoire tel décret motivé par telle circonstance connue, on infirmerait presque toutes les lois les plu« importantes de l'ancienne Eglise 3. »
Ajoutons que dans le 4* et le 5** canon, traitant de l'appel a Rom' on ne nomme plus personnellement le pape Jules, mais bien l'eveqiie romain; de plus, si les Pères de Sardique désiraient venir en aie à Athanase, ils auraient mal réussi en ne conférant les droits donl nous parlons qu'au seul pape Jules qui mourut peu de mois aprèskj tenue du concile. Athanase se serait alors trouvé sans protecteur. '
La troisième controverse porte sur le caractère de la prérogati« attribuée au pape par les canons de Sardique. Les gallicans, suivie par Van Espen et Febronius, pensent que ces canons ne parlent pa^ d'une appellation proprement dite à Rome, mais d'une simple révision du premier jugement, et qu'ils ne reconnaissent au papequf le droit d'ordonner cette revision ^. La preuve en est, disent-ik-