‹ Histoire des conciles d'après les documents originauxChapitre 221 sur 403 · Sulpice Sévère, loc, cit · texte numérisé non relu

Sulpice Sévère, loc, cit

^- S. Hilaire, Fragmentum IX, P, L., t. x, col. 703 sq.

l' Sozomène, ffist, eccles,, 1. IV, n. xix, i>. G., t. lxvii, col. 1169 sq.

'• ^est le sens qui me paraît résulter du passage de Rufiii, Histor. eccles,,

' ' ^' L,, t. XXI, col 494-495, quoique Rufin raconte ce f.^it d'une manière

I p^'^ ^^^'ßrenle : « on leur avait demandé, dit'il, s'ils priaient rôfjLOoij<jtoç ou ^ Jurist. >

• • Augustin, Contra Maximinum arianuniy 1. II, c. xiv, n. 3, P, X,, ^'^ï, col. 772.

LIVHK V

Sulpice Sévère dit à son tour : « Aussitôt que les décret l'empereur et les ordres menaçants donnés à Taurus furent ^ nus, rabattement, le trouble et le désordre s'emparèrent de ]' semblée, et peu à peu la plus grande partie des orthodoxes pa /•" imbecillitate ingeniiy partim tœdlo peregrinationis eç>icti^ passer du côté de leurs adversaires, si bien que, peu de temps aor' l'église où les orthodoxes s'étaient réunis jusqu'alors fut interdit ' pour être donnée au parti contraire. A la fin, il ne restait plus vingt évéques demeurés inébranlables : parmi eux se trouvaient Pli bade d'Agen et Servais de Tongres, indifférents aux menaces d Taurus ^. » Saint Hilaire nous a conservé un écrit adressé à IW pereur, rédigé sur un ton excessivement servile par tous les lapsiils remercient le prince du soin qu'il prend de la foi orthodoxe et lui demandent avec larmes la permission de rentrer chez eux ^K Ou peut dire, en manière d'excuse, que, d'après la suscription, Valens et ses amis ont été les inspirateurs de cette lettre.

Il fallait briser la fermeté des vingt évêques. Phébade s'était déclaré prêt à l'exil ou à toute îiutre peine, en conséquence on renonça à employer la force et Taurus eut recours aux prières. Il représenta que les évéques étaient depuis sept mois enfermés dans la ville où l'hiver et la misère les avaient rudement éprouvés, et que le retour de tous les membres du concile dans leurs diocèses ne pourrait s'effectuer qu'après satisfaction donnée ^. Où donc tout cela pouvait-il conduire ? Ils devaient suivre l'exemple donné par la majorité. Quelques jours après, Phébade commença à faiblir, Valens et Ursace firent alors une dernière tentative pour lui prouver que le symbole était orthodoxe, et qu'il y aurait injustice à le rejeter, après qu'il avait reçu l'approbation de l'empereur et des évêques de l'Orient. Si tout cela ne suffisait pas aux vingt évêques, ils pouvalentpil faire à ce symbole diverses additions auxquelles Valens et Ursace donneraient leur approbation. Cette proposition parut résoudre les difficultés ; aussi Phébade et Servais émirent-ils diverses propositions sur la foi (professiones), dans la première desquelles Arius e

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