DE MADAME DE SÉVIGNÉ
Je mérite cette petite distinction par lintérét que j'y prends.
Je n'ai pas vécu depuis six semaines. L'adieu de ma fille m'a désolée , et celui du cardinal de Retz m'a achevée. Il y a des circonstances dans ces deux séparations , qui m'ont assommée.
Je laisse à M. d'Hacqueville à vous mander les ponts sur le Mein; pour moi, je vous assure, en gros, que le roi sera toujours triomphant par tout : son bonheur fait retirer M, de Lorraine et le prince d'Orange : il donne des coudées franches à M. de Turenne , qui étoit oppressé ; enfin son étoile suffit à tout.
Adieu, Monsieur, adieu. Madame; je vous honore tous deux très- parfaitement.
LETTRE CCCLXXI.