Ibid.. p
deniers qui perdaient 12 à 15 0/0 au changei. Plus tard, ils réclament contre la prétention de leur faire payer pour le poids le Roy un droit à l'entrée et à la sortie des marchandises, alors que précédemment ce droit n*était perçu que sur certaines denrées dites de poids. Un premier arrêt du Conseil leur donne tort le 5 mai 1693 ' ; ils ne se tiennent pas pour battus, négocient en 1696 avec les fermiers de cette taxe, puis soumettent de nouveau la question au Conseil devant lequel ils succombent encore en 1701, sans toutefois désarmei**. Ils décident en effet de présenter mémoire à S. M. et de faire aux lettres patentes qui les soumettaient au paiement de la taxe une opposition qui ne paraît pas avoir triomphé.
3® Intérêts corporatifs, — Les Six Coi'ps étaient les défenseurs naturels des intérêts corporatifs et s'employèrent avec énergie dans toutes les affaires où le monopole des métiers était mis en question. C'est ainsi qu'ils présentèrent requête le 7 janvier 1653 contre l'hôpital de la Trinité fondé pour apprendre un métier aux enfants pauvres*. L'année suivante, ils tentèrent de s'opposer à la création des offices de vendeurs de draps et de toile, et en 1658, ils cherchèrent à empêcher l'établissement de la manufacture privilégiée pour les bas de soie^
Parfois encore les Six Corps interviennent en faveur de simples particuliers. Des marchands obtinrent ainsi par leur entremise, en 1661, mainlevée de la saisie de marchandises sur lesquelles les fermiers prétendaient exiger un droit de 10 0/0*.
Un procès des plus curieux fut celui que soutinrent les Six Coi'ps contre les emballeurs. Ces derniers constitués en communauté revendiquaient le monopole de l'emballage, du chargement et du déchargement des marchandises, à l'exclusion de tous autres portefaix. Champions de la liberté du commerce,
1. Archives I^ationalef^^6gi»ini des délibérations desSixCorps, KK,1340,p. 164.