‹ Histoire des corporations de métiersChapitre 144 sur 214 · Ibid., art. 17 à · texte numérisé non relu

Ibid., art. 17 à

peigniers^ Les tourneurs* ont une industrie très semblable à celle des peigniers-tabletiers, qui, dans Tédition de leurs statuts de 1760 prennent même le titre de tourneurs.

Industries diverses

Barbiers^perruquierS'étuçistes, — Les barbiers^perruquierSy qu'il ne faut pas confondre avec les barbiers-chirurgiens (v. infrày p. 401), furent érigés en communauté en 1637 et reçurent des statuts depuis confirmés en 1674'. Les bassins qui leur servaient d'enseignes étaient blancs, à la différence de ceux des barbiers-chirurgiens dont les bassins étaient jaunes. Leurs boutiques étaient peintes en bleu et fermées de châssis à grands carreaux de verre avec cette inscription: « Céans on fait le poil et on tient bains*. » Ils étaient sous la juridiction des prévAts des maîtres chirurgiens;

L*usage de la perruque étant devenu général sous les règnes de Louis XIV et de Louis XV, cette communauté était riche et nombreuse. Les barbiers-perruquiers formaient depuis 1665 un corps de deux cents membres dont les charges avaient été érigées en offices et pouvaient se vendre ou se louer comme celles des bouchers.

On lira, croyons-nous, avec intérêt, quelques passages curieux d*un Mémoire pour les coiffeurs de dames de Paris^, artistes indépendants que les barbiers-perruquiers poursuivaient comme usurpant sur leur monopole.

<c Nous ne sommes ni poètes, ni peintres, ni statuaires ; mais par les talents qui nous sont propres, nous donnons des grâces nouvelles à la beauté que chante le poète ; c'est souvent d'après nous que le peintre et le statuaire la représentent

Page 1