‹ Histoire des couvents de Montbrison avant 1793 (volume 2)Chapitre 46 sur 69 · HOSPICE DE LA CHARÏTÉ · texte numérisé non relu

HOSPICE DE LA CHARÏTÉ

Ces deux établissements charitables, places sous la même administration, n'ont pas eu la même origine.

L'hôpital Sainte-Anne, fondé par Guillaume, comte de Forez, vers 1109, fut d'abord installé dans l'enceinte même de son château qui couronnait la butte de Montbrison. Au siècle suivant il fut transporté au bord de la rivière de Vizézy, à l'emplacement qu'il occupe aujourd'hui, dépendant autrefois de la paroisse de Moind. Ce changement eut lieu par les soins du comte Guy II qui agrandit la maison, étendit ses privilèges et augmenta ses dotations.

L'hospice de la Charité fut fondé le 29 juillet 1659 par la générosité des habitants de Montbrison. Nous avons dit quelques mots sur cette fondation (1*' vol. Tome 2. 21

des Couvents, p. 339). Etabli d'abord au quartier du Bourg-Neuf, il fut transporté en 1752 dans les bâtiments du petit couvent des Ursulines supprimé à cette époque. (!*' vol. dos Couvents, p. 164.)

Les archives de ces maisons, dont j'ai obtenu plusieurs fois des notes et des extraits, sont riches et bien tenues. Elles attendent qu'un historien vienne signaler à la reconnaissance des Montbrisonnais les nombreux bienfaiteurs de ces deux établissements.

Espérons qu'il s'en présentera, et que les trésors de charité et de dévouement qui dorment dans la poussière de leurs parchemins seront un jour révélés et donnes en exemple à nos descendants.

Les archives des hôpitaux ont été, en général, respectées dans la révolution de 1793; leur dépouillement serait très-utile à l'histoire des localités. D'une analyse à la publication d'une notice historique il n'y a qu'un pas.

Nous avons fait ce pas pour l'hôpital de Peurs (1).

Quelques visites sommaires faites aux archives de l'hôpital de Saint-Galmier nous ont fait apprécier l'utilité. de ces recherches, et nous avons le projet et l'espoir de faire pour l'hôpital de cette dernière ville ce que nous avons fait pour celui de Feurs (2).

(1) Voir notre notice sur cet établissement (grand in-8* de 104 pages iinpriœé en 1858).

Ce premier travail nous a valu une lettre de félicitation de M. le Ministre de l'intérieur du 20 novembre 1860.

(2) Voir sur l'hdpital de Saint-Oalmier le tome 2* des CouvwU de Mont' Iriion, p. 126,

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