BUSSIERE DE LA SALLE
1674.— BUSSIERE Marie-Thérèse, visitandine, 21 ans, fille de feu Antoine, procureur à Montbrison, et de demoiselle Louise Soton.
La famille Bussière est originaire de Montbrison ; Antoine, le procureur, avait acquis, vers 1660,1e fief de la Salle (Feurs) d'Hector de Cremeaux, et, dès 1667, il était sieur de la Salle.
Cette famille a fourni, en 1680, un maire perpétuel de Montbrison, Thomas Bussière, fils du précédent, il devint conseiller et avocat du roi en 1701.
ALLIANCES
Avec les Ramey, qui héritèrent, en 1706, du fief de la Salle, dont ils prirent le nom; fief qu'ils transmirent, par mariage, vers 1740, à la famille Montagne aujourd'hui de Poneins.
CALEMART
1642. — CALEMART Florie, ursuline, 17 ans, fille d'Antoine, notaire à Rochignieux (hameau près de Margerie), et de Marguerite Pinby.
La famille Calemart, que Ton croit originaire d'Espagne, est connue dans le Velay et l'Auvergne dès le XVI* siècle, d'où elle a rayonné en Forez.
Elle a possédé les fiefs de La Fayette (Saillans), du Portail, de Genestoux (canton de Viverols), de Montjolly (Craponne), et a formé diverses branches connues sous le nom de ces divers fiefs.
Les Calemart de La Fayette (branche aînée), représentés au Puy, ont donné un subdélégué de l'intendance du Languedoc en Velay, Pierre Calemart, vers 1680; un lieutenant-général d'épée en la sénéchaussée du Velay, Jean -Pierre Calemart, en 1750; un président de la cour royale de Grenoble, François-Gabriel Calemart en 18.., des députés de la Haute-Loire, sous Charles X et sous Louis-Philippe; un membre de l'Assemblée constituante, Charles Calemart, en 1871.
Les Calemart de Genestoux, canton de Viverols (Haute-Loire), ont donné un conseiller à la cour de Lyon, Claude-Pierre-Gilbert, vers 1830; un colonel
d'artillerie, Jean-Henrî-Léon, neveu du précédent.
Un Calemart de Genestoux, par son mariage avec Mademoiselle Gouttenoire, s'est fixé dans le département de la Loire où il est possessionné à Neulise (canton de Saint-Symphorien-de-Lay) .
Les Calemart de MontjoUy (Craponne), ont fourni plusieurs baillis, maires de Craponne, et un bailli de robe et d'épée, Damaze Calemart au xvin* siècle.
Un membre de la famille Calemart, s'était fixé dans les environs de Saint-Bonnet-le^hâteau depuis plus de trois siècles; il a donné deux châtelains à la châtellenie royale de Lavieu : Mathieu, en 1580, et Aimé, en 1660, Cette branche des Calemart, à laquelle nous rattacherons le père de notre religieuse, a été connue à la fin du xvm" siècle, soua le nom de Calemart de Montorcier, par suite peutêtre d'une acquisition de ce fief, ou d'une alliance avec les Boyer de Montorcier. Elle a fourni, en 1793, une victime à l'échafaud révolutionnaire de Feurs en la personne de Calemart de Montorcier, de Saint-Bonnet-le-Château. Elle est représentée de nos jours à Saint-Etienne, par M. Calemart, négociant, dont le fils vient d'acquérir^ en 1877, le vieux et beau château de Chènereilles, situé dans les montagnes de Saint-Bonnet, pays de ses ancêtres.
ALLIANCES
Avec les Nallard, famille de procureurs au bailliage de Montbrison^ par le mariage, vers 1660, de Bonne Calemart avec il/ioAeZ Nallardj
Avec les Gager on de Vertamy ;
Avec les Imbert de Trétniolles, vers 1650;
DU FORBZ 49
Avec lès de Ckadrac, en 1779.
Avec les Pradier (VAgrain, en 1824 (quatre familles du Velay) ; Avec les de la Tour d'Auvergne y ^m milieu du ' \vC siècle.
CANNAYE DE GRANDFONT
1661. — CANNAYE Jeanne-Marie, visitandine, fille de messire Jacques, seigneur de Grandfont, conseiller du roi au Parlement de Paris^ et de dame Espérance Faultrier de M allé val.
1661. — CANNAYE Catherine, visitandino, fille des mêmes.
1674. — CANNAYE Thérèse-Marie, visitandine, fille des mêmes.
La famille Cannaye, originaire de Paris, est devenue seigneur de Mallevai ( Saint -Héand), et seigneur engagiste de Saint-Héand, par le mariage de Jacques Cannaye avec Espérance Faultrier, en 1642.
Elle à fourni deux conseillers att Parlement de
Paris, Jacques, en 1650, et son fils, Etienne; un académicien, Etienne, prêtre, qui était, en 1754, vétéran de l'Académie des inscriptions et belleslettres; il habitait Lyon.
Il fit donation de la terre de Malleval à son petitneveu, Alphonse de Droulin, chevalier de Ménilglaize, capitaine aux gardes françaises, qui la revendit, en 1787, à Claude Ravel, baron de Montagny, près de Givors, dont un descendant, Auguste Ravel, maire de Saint-Héand, membre du Conseil général de la Loire, la possède encore de nos jours.
Le château de Malleval est une ancienne habitation des xiv" et xv* siècles, qui, malgré quelques changements modernes, conserve tous les caractères de la féodalité ; sous ce rapport, il mérite la visite de Tantiquairo.
FAULTRIER DE MALLEVAL
La famille FAULTRIER, à laquelle appartenait la mère des religieuses Cannaye dont nous venons de parler, était devenue seigneur de Mallevai (Saint- Héand), par l'acquisition que Jean Faultrier, conseiller, notaire et secrétaire du roi, en fit en 1620, des Bourdon, seigneurs de Malleval et de la Chazotte. Elle a donné un secrétaire du roi, en 1639,
Jean Faultrier^ et un maréchal des camps et armées du roi en 1676, Charles de Faultrier du Fay; il était en même temps lieutenant général de Sa Majesté, dans la haute Alsace, gouverneur de Philisbourg et de Brisach. En 1676, il prenait encore le titre de seigneur de Malleval, bien que ce fief appartint déjà aux Cannaye par le mariage de Jacques avec Espérance Faultrier en 1642.
Avec les Papon, par le mariage, vers 1615, de Jean Faultrier, secrétaire du roi, avec Anne Papon;
Avec les Punctis de la Tour, au milieu xvn* siècle ;
Avec les Cannaye de Grand font.
CARRIER DE MONTHIEU
1639. — CARRIER Antoinette^ ursuline, fille d'honorable Jean et de Claudlxe de Serre ;
1641. — CARRIER Gasparde-Marie , 19 ans, ursuline, fille des mêmes;
1665. — CARRIER Catherine (père et mère inconnus).
52 FAMU^iSS . NOBLES
rHiODorabl^ JfMin Çjaçrier était... en 1638, s^socié (J' André. > d -I{iig;uet dans les fermes : du comté de . Biouez (sQUJCce probable de sa fortune).
Le$ deçQ^ndaats d'honsQrable «[pan Carrier devinr;rent au ;Sièolo. s.uiViant 8Qig.r>eurç,de,î4onthieu, petit <i£ieC;Sitoé à.Saint-Çtieane, rçinplacé aujo^d'hui j[^ar une richot expIoitatk)i) de ^puille.
Un membre d9 cette famille, le sieur Ënnemond
Carrier, fut, sous la^^ direction et Tinspiration du
. .curé Guy Çolpmbet, l'un .dos princij)aux fondateurs
. ât.orgarii^ateur^ dp Is^ inai^on dQ la Charité de 3aint-
.; ^tienne, en 1683.
La famille Carrier a fourni une religieuse au couvent de Sainte -Marie à Saint-Etienne. Marie- Madeleine-Angélique, en 1 723 ; un chanoine à Saint- Rambert-sur-Loire, Jean-Louis, en 1723; un conseiller au bailliage du Forez, Ënnemond Carrier du Buisson, en 1739; un conseiller du roi, contrôleur du grenier à sel de Saint-Etienne, François Carrier, en 1 743 ; un secrétaire du roi, Jean-Joseph Carrier de Monthieu^ seigneur du Vernet (Saint-Galmier), par acquisition de ce fief, en 1779, du comte Louis d'Espinchal; il le conserva peu de temps, ses . créanciers le firent vendre en 1791.
La famille Carrier avait sa sépulture dans une chapelle de Téglise de Notre-Dame, à Saint-Etienne.
ALLIANCES
Avec les BlachoUj seigneurs de Villebœuf(?iaAnt- Etienne), .pa;r le mariage, au commencement du xvnf siècle, d'Antoinette Carrier avec Annet, Blor
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cAon; coîiéëiHer (fa rôï; màîre^dè l«'vîlle'dé Sahit-
Etiéhne ;
Avec lés NddHdrd, psur lés mariages, dé Marianne Carrier avec Georges NtwKdrd, àVocàt en parlée ment à Montbriéon', visrs 1700', et dé Catherine' Carrier avec McAéZ -ATiûtc/^ roi et
' côhtrôlèùi^ au grenier à sèldè Sàîhfr-Btierinë'vèi^' 1700. Catherine Carrier, de concert aveé S/fiehèV NachÀrd, sôiiiiiaN^ par'' son testaiiiérit'dû lOseptérîibré 1723 , reçu' TremoUét ,^ riotaîtè à^ Saint-»* Etienne, fit en faveiit^ dé cette ville diverses' f 6»dationë charitables; entre adti^es 50 livrée à dhàcuncf* des maisons dés Incurables ôt de la Prôvidèri<Je,- 2000 livres à la riiaisori de lk= Charîtô de Sairilj^ Etienne, pôui^ réntrétieii à perpétuité d'un pauvrequi sera présenté par elle ôû ses héritiers / et' 100 liVreë de rente à ViHarrf pour àîder au traïteitienfr d'un vicaire.