DEMONS
1682. — DEMOKS Germaine -Louiga, ursuline, fille de Louis, conseiller du roi au grenier à ael de Montbrison et de demoiselle Anne Lançon.
Louis Démons, père de notre religieuse, était, en 1680, fermier du domaine du roi; le fermier enrichi, acheta une charge de conseiller du roi.
DESVERNAY
1753. — DESVERNAY Louise, 27 ans, visitandino, fille de feu François et de Claudine Pellissier, marchands à Saint-Etienne.
Famille stéphanoise. Elle a fourni un notaire de ce nom à Saint-Etienne, en 1654; le dernier maire de cette ville, avant 1789.
Il fut fait prisonnier par Tarmée lyonnaise, pendant le siège qu'elle soutint, en 1793, contre les armées de la Convention. Délivré à la prise de Lyon, il fut récompensé de son dévouement à la Révolution, et de sa détention qui en avait été la suite, par sa nomination à la présidence du Directoire du nouveau département de la Loire, en 1793, et fut, en cette qualité, chargé de Tinstallation à Feurs du terrible tribunal révolutionnaire.
PELLISSIER DE VILLEBŒUF
La famille PELLISSIER, sieur do Villebœuf , près de Saint-Etienne, à laquelle appartenait la mère de notre religieuse, est connue à Saint-Etienne, dès
le xiV siècle. Elle a donné plusieurs notaires et échevins à cette ville ; un procureur général à la cour de Forez, Jacques Pellissier, en 1510; un juge châtelain de la Valette et de Valbenoîte, François, en 1587; un juge châtelain de Firminy, François, en 1651 ; un conseiller du roi, maire de Saint-Etienne, Antoine, en 1689; un échevin de Saint-Etienne, Jacques Pellissier, qui acheta, en 1 747, la charge de poursuivant d'armes de France qui lui permit d'ajouter à son nom le titre de sieur de VillobœUf .
ALLIANCES
Avec les de Bayle, seigneurs de Martinas, par le mariage de Mathieu Pellissier du Coing avec Gabrielle de Bayle, en 1 486 ;
Avec les Bourdon de Mallevai, par le mariage en 1587 de François Pellissier avec Marie de Bour^ don;
Avec les d'Assier^ par le mariage, en 1717, de Marie- Aimée Pellissier avec Pierre d'Assier;
Avec les Palluatj par le mariage en 1724 de Jean- Joseph Pellissier, notaire et procureur à Saint- Etienne avec Madeleine Pallvul ;
Avec N... Boyerde RérieCj fille d'un lieutenantgénéral au bailliage de Chauffour, en 1725.
86 FAMILLBS NOBLES
DODIBU
1645. — DODIEU Maj)Bj;j:ine, ursuUne, fillo de noble François^ conseiller du roi en l'élection du Forez, et de demoiselle Anne de La Mure (voir La Mure).
La famille Dodieu, qui ajoutait quelquefois à son nom celui d'Estulingen, était lyonnaise, suivant Varmorial de Stéyer et remontait au xiii* siècle.
Seigneur d'Epercieux, de Saint-Paul et de Rivas,^ au xvi*" siècle ^, de Villette (Villechenève), des l'année 1511, d'Arcon, de la Charpînière (Ghambœuf), et de Ghambœuf, au xvni'' siècle.
Quelques auteurs croient ^oir dans les Dodieu d'Estulingen, seigneur d'Epercieux et de Rivas, une
1 Le cbftteati d'Epercieuz-Saint-Paul est complètement détruit ; il n'en reste que les fossés, dont on volt les tracée auprès de l'église. Louis Dodieu y avait fait d'importantes réparations à la iln du xvi* siècle, dans le style de la Renaissance, notamment à la porte principale qui ékdt surmontée d'un bel écusson entouré du collier de l'ordre de Saint-Michel, écartelô aux
1«>- et 4* de semé de billettes d'argent au lion de môme (qui est de
Saint-Marcel ou de Rébé), aux 2* et 3* fascé de à la bordure de
(qui est de Ghâlons?), l'écusson des Dodieu, d'azur à la bande d'argent, accompagné de deux Uons de même, brochant sur le tout. Ces belles armoiries sont sculptées «ur uue pierre de un mètre earré, entreposée dans la cour du château de Pravieux, à Pouilly-les-Feurs. Le 26 mai 1767, M"* Marguerite -de la Roche-Lambert, veuve de Luzy-Pellissac« marquis de Gouzan, vendit la terre et le château d'Epercieux à M. Emmanuel Dumyrat, écuyer à Roanne, qui les revendit en détail.
DU FOREZ gd
famille chevaleresque bien distincte des Dodieu de Villette, d'Arcon et de Chambœuf, qu'ils regardent comme une famille bourgeoise. Les belles alliances de ces derniers nous font croire à une origine commune, quoique leurs armes soient différentes. De plus, nous avons remarqué dans plusieurs actes la signature des Dodieu de Villette associée à celle des Dodieu d'Estulingen.
Les Dodieu ont produit un notaire secrétaire du roi, Jean, seigneur de Villette, en 1511; Jean, évêque de Rennes, en 1531 et ambassadeur auprès de Charles-Quint ; plusieurs conseillers du roi élus en Télection de Forez : François, en 1545; Pierre, seigneur d'Arcon, qui vendit ce fief à Jean Bour- ^ geois, de Paris, en 1 720, et Nicolas, seigneur de la Charpinière, en 1754; un secrétaire du roi au parlement de Grenoble, en 1761 ; un Dodieu s'est signalé par des donations à l'hôpital de Lyon.
ALLIANCES
Avec les du Peloux de SainthRomairirLa-Chalm (Velay), par le mariage, en mai 1559, d'André Dodieu, seigneur d'Epercieux et de Rivas, avec Blanche du Peloux;
Avec les de Chalmazel de Saint-Marcet-de-Lar' Pie, par le mariage, vers 1590, de Louis avec Françoise de Chalmazel;
Avec les de Luzy de Pellissac, marquis de Couzan, par le mariage, vers 1660, de Marie Dodieu d'Estulingen avec N... de Luzy (voir ce nom);
Avec les Manis de ChampvieUj par le mariage,
FAlf. DU rOAU 6
90 FAMiLLfiâ NOBLES
vôrs 1700, de PiefW, seigneuf do Ch&mbteuf, tJonseîller dû roi, avec Murie^Anà/rêe Manis;
Avec les Chapuis de La Salle^ par !e mariage, vers 1700, de Marguerite t)6dieu avec Pierre-Vital Chapuis;
Avec les de SaiTit^Priestj par le mariage. Vers 1733, de noble Nicolas Dodîeu de Chambœuf, con** seiller secrétaire du roi, avec Charlotte de Saint- Priestj fille de défunt Jean, seigneur du Feytan, et iie Thérèse de Damas d'Antigny.
DUGASSON DU GROZET
1632. — DUGASSON du CROZET Jeanne, 20 ans, ursuline; fut envoyée en qualité de supérieure au deuxième couvent des Ursulines de Montbrison^ lors de sa fondation, en 1651 (père et mère inconnus) .
Le fief du Crozet, situé à Sainfr-Georges-de-Baroilles^ a été possédé par la famille de Beck du Crozet, fort ancienne dans le Forez et qui a formé plusieurs branches : les de Rilly, de La Garde^ de Saint-Vittcent-de-Bolsset.
DU PORBZ M
LfOe de Beçk du Crc^et $e sont alliéd 9.ux de La Roche et aux Piotrej une des pl\i9 anciennes familles de Feurs.
DUPUY DU CHATBLARD
1692. — DUPUY DU CHATELARD Charlotte, ursuline, 19 ans, fille de noble Philibert, jugechâtelain de Saint-Germain-Laval, dès Tannée 1644, et de demoiselle Madeleine Courtin (voir ce nom).
Les familles Dupuy ou du Puis sont très nomt breuses dans le Forez; on les croit originaires de Montbriçon où on les retrouve dès le xn^ siècle. Elles se distinguèrent plus tard par le nom d'un fief : Dupuy du Châtelard (fief et château situés sur la commune de Pommiers * ) ; Dupuy de Vertpré ; Dupuy de Quérézieux (Ecotay) ; Dupuy du Pontet, et autres.
Lep Dupuy du Châtelard ont formé plusieurs
1 Le Châtelard appartient ai^ourd'hni à Madame d'Âpremont, née Tixier, de Saint-Germain-Lavâl, par suite d'une alliance avec une famille Barrieu de Prandière, Ters 1780, représentant elle-môme les Dupuy du Châtelard, et à M. Stfveton, de Boën, héritier de Madame Rivière.
De beaux ombrages et une petite tourelle ont conservé au Châtelard un cachet de féodalité.
branches : les Dupuy du Châtelard^ seigneurs de Saint-Germain-Laval; les Dupuy de La Farge du Châtelard, seigneurs de Saint-Haon ; les Dupuy de Ronzière, sieurs de Château-Gaillard (Mornand) .
Dans les membres de cette famille Dupuy, on trouve :
François Dupuy de Saint-Bonnet-le-Château, général de Tordre des Chartreux, de 1503 à 1521, année de sa mort; on voit sa tombe dans Téglise de Saint-Bonnet qu'il avait fait construire. Grand jurisconsulte, théologien solide, il fut également versé dans les lettres divines et humaines ;
Pierre Dupuy, fils de Claude, né à Montbrison en 1545, petit-fils de Clément, né à Saint-Galmier en 1496. Pierre Dupuy devint conseiller au Parlement de Paris et bibliothécaire du roi; il se fit remarquer dans la Httérature, le droit et Thistoire. Il mourut en 1653, laissant de nombreux ouvrages sur les Libertés de V Eglise gallicane; sur la Condamnation des Templiers j sur le Schisme des papes de 1378 à 1428, sur les Régences et les Ma^ jorités des rois de France; . Un prieur de Saint-Sauveur en Forez, Jacques Dupuy, frère du précédent. Il était aussi bibliothécaire et aumônier du roi; mort à Paris en 1656;
Un capitaine-châtelain, lieutenant criminel de Saint -Germain -Laval, de 1644 à 1692, Philibert Dupuy du Châtelard ;
Un prévôt de la maréchaussée de Roanne, Antoine Dupuy du Châtelard, en 1705; il était, en
1725, conseiller du roi, contrôleur général de la vénerie et fauconnerie de Sa Majesté ;
Un conseiller du roi, visiteur général des gabelles du Lyonnais au département du Beaujolais, Georges Dupuy du Châtelard, en 1742 ;
Un prieur de Franchevaux, Claude-Henry Dupuy, en 1 782 ;
Un officier au régiment de Condé, Dupuy de Vertpré, vers 1 785 ;
Un membre de la Convention nationale, en 1793, Claude-Henry Dupuy de Quérézieux, Tami intime de Javogue.
Avec les familles Bourg de Château-Gaillard; Lestra de Prandièi^e; Palluat, au xvnf siècle. Par et, et de Chambrayj au xix*.
DURDILLY
1637. — DURDILLY Marie, ursuline;
1640. — DURDILLY Jeanne, ursuline, 18 ans, filles de noble Jean, juge et contrôleur du grenier à sel de Montbrison, et de Suzanne Pascal.
94 FÂIKILLBS NOBLES
Jean Dùrdilly^ frère de nos deux religieuses^ était en 1645, avocat et capitaine-châtelain, juge ordinaire de la châtellenie royale de Chambéon et de Marclop; il a fait imprimer à Montbrison, en 1654, un ouvrage de jurisprudence^ ayant pour titre : Règles et TrmximeB bénéfidales sur les matières ecclésiastiques.
ALLIANCE
Avec les Girard de Colombette (rente noble à Saint-Just-en-Bas), par le mariage, vers 1670, de Marie-Anne Durdilly avec Prançois Girard^ seigneur de Colombette; ce dernier, était, en 1693, capitaine- châtelain de Chambéon, par survivance de son beau- père (voir Girard).
D'ESCOTAY
1652. — D'ESCOTAY Ennemonde, 16 ans, ursuline;
1661. — D'ESCOTAY Anne, 18 ans, ursuline; filles de noble Jean, sieur de la Pommière, écuyer, conseiller du roi, prévôt provincial de nos soi-
w Foasz ^;
goeura les maràctiauT^ de Frarice^ eo For-ez^ demeurant à Montbrison^ et de dô^oiseUe Jean^^s Rival (voir Rival).
La famille d*Escotay-Chauderon, seigneyr d'Es- Crotay, Beauvoir, Goutelas (Marcoux), la Salle (Feurs) , était une ancienne famille chevaleresque dont un membre, Hugues, devint le troisième doyen des chanoines de Montbrison, de 1239 à 1255.
On croit cette famille éteinte au xiv* siècle ; cependant, il paraît assez vraisemblable qu'un membre de cette ancienne famille ait survécu, ignoré jusqu'au jour où un rçtour de fortune lui a permis de s'installer avec ,un peu de relief dans le pays de ses ancêtres.
Quoiqu'il en soit, la famille d'Escotay de ïa t^ommière (Grézieux-le-Fromental), était une famille de magistrats; elle a fourni notamment un lieutenant criminel au bailliage de Montbrison, Jacques, au xvii" siècle ; un chanoine au chapitre de cette ville, Pierre, cité pour son mérite personnel par de La Mure CAsirée sainte).
C'est sans doute à la même famille qu'appartenait Denis Escotay, cloîtrier des capucins de Sainte- Eugénie-de-Moind, en 1614, dont nous avons mentionné l'inscription tumulaire, dans le premier volume des Couvents, p. 306.
Le fief de la Pommière, appartenait en 1772, à Jean- François Goulard (aujourd'hui de Curraize), écuyer ; il devint, vers cette époque, ia propriété de la famille Lachèze, qui a donné à Montbrison, au
xix'' siècle, un maire et deux députés dont un conseiller à la cour de Lyon.
La Pommière, qui appartient, depuis 1876, à l'hôpital de Montbrison , n'est plus aujourd'hui qu'une humble ferme. On y cherche inutilement les traces d'une habitation bourgeoise.