FIALIN DE PERSIGNY
1771. — FIALÎN Marie-Louise, 30 ans, dernière supérieure des Ursulines, en 1791, fille de feu Antoine, notaire royal à Cremeaux, et de demoiselle Barbe Chabannes.
La famille Fialin, déjà ancienne dans le Forez, était honorablement connue dans le notariat. Outre le fief de Persigny (Saint-Germain-rEspinasse?),
1 II existe «ux eovirOBS de Saint-BUenne, une lecâlité qiû porte encore le nom de CheBevière.
DU FORBZ 99
qu'elle possédait depuis longtemps comme bien patrimonial^ Antoine Fialin> notaire à Gremeaux, avait acquis, en 1749, de Pierre Reynard, seigneur de Beaurevers, les rentes nobles des Reynaud, de Dalmez, de Sévert et de Bois?, sur les paroisses de Gremeaux, Souternon, Saint-Julien-d'Odes et Saint -Paul- de -Vezelin. Quelques années après, son filsi, aussi notaire à GreQieaux, les revendit à M. Rainey de Sugny, mais H ooaswva le fief de Persigny.
Antoine avait un fils, Henry, vicaire à Nervieux, on 1 724, et un frère, Jean, curé de Saint-Georgesde-Baroille, en 1735, puis de Marcilly-le-Ghâtel, en 1772. Il vint plus d'une fois au secours des Ursulines de Montbrison, en leur prêtait divers capitaux sans intérêts ; sa nièce, mademoiselle Louise Fialin, fille d'Antoine, était alors religieuse dans cette communauté; elle fit preuve de bon sens et de courage dans l'administration de cette maison dont elle était supérieure, en 1791, époque difficile (voir le deuxième volume des Couvents).
M. Victor Fialin, créé comte, puis duc de Persigny sous Napoléon III^ servit d'abord comme sergent dans l'armée française; il se fit remarquer, sous Louis-Philippe, par son dévouement à la cause des Bonaparte; il partagea l'exil et ensuite la prison de Louis Bonaparte. Ce dernier, devenu Napoléon III, récompensa ce dévouement, en prodiguant à M. Fialin, les honneurs et la fortune; il le nomma ministre de l'Intérieur, ambassadeur en Angleterre,
membre du Conseil privé, sénateur, comte, puis duc. Il lui fit épouser, en 1852, Albine de la Moskowa, petite -fille du maréchal Ney, et lui donna un million de dot; M. le duc de Persigny, mort en 1872, a laissé plusieurs enfants. Il a toujours témoigné une grande affection pour le Forez, son pays natal. C'est à lui que Ton doit la restauration de la Diana à Montbrison, qui est à coup sûr la plus ancienne et la plus belle salle héraldique de France.
ALLIANCES
Parmi les alliances des Fialin, on trouve Elizabeth Fialin, de Cremeaux, mariée à Claiide Imbert, citoyen de Montbrison, dont le fils s'appelait Imbert de Boibieux (voir Imbert) ;
Antoine Fialin, notaire à Cremeaux, marié vers 1750, à demoiselle Barbe Chabannes;
Jeanne-Marie Fialin, mariée en 1779, à Armund Pitre, huissier à Feurs, famille connue à Feurs dès le xiv" siècle, qui prétend avoir donné son nom à la Pointe-à-Pitre (Martinique) .
FLACHÈRES
1682. — FLACHÈRES N..., supérieure des Ursulines de Feurs (père et mère inconnus) .
1704. — FLACHÈRES Marie-Madeleine-Alexie, visitandine^ fille de Camille Flachère^ conseiller au bailliage de Forez, et de...
Cette famille était représentée à Néronde, dès le commencement du xvii' siècle, par noble Claude Flachères, sieur de Seyvert (rente noble, ancien fief à Saint-Marccl-de-Phéline).
Elle a fourni un conseiller du roi au bailliage de Montbrison, Camille Flachères, de 1670 à 1704 ; en 1720, il s'était retiré au Seyvert (Saint-Marcel); il était fils d'Antoine, procureur à Montbrison; un conseiller du roi, contrôleur du grenier à sel de Feurs, Claude Flachères, en 1734; Jean-François-Camille, son fils, lui succéda vers 1750; il devint, en 1761, conseiller, maitre des requêtes au parlement des Dombes; il habitait alternativement à Roanne et à Trévoux.
ALLIANCES
Avec les Anselmet du Vernet (fief près de Saint- Germain-Laval), par le mariage, vers 1700, d'Antoine Flachères, procureur d'office en la châtellenie
im FAMILLES NOBLES
de Saint-Germain-Laval, avec Louise Anselmet du Vernet *;
Avec la famille de Lestra, par le mariage, vers 1725, de Julienne Flachères avec Julien de Lestra;
Avec les Gras, bourgeois de Feurs, plus tard sieurs de la Beauche, par le mariage, en 1742, de Marie^uste Flachères, fille de noble Claude, conseiller du roi, et de dame Emerandennne Michel, avec Jearv-Marie Gras, de la Motte (Feurs), fils de feu Antoine , bourgeois de Feurs , et de Françoise Brun.