AYMARD
La famille AYMARD, de Montbrison, à laquelle se rattache, par sa mère, la religieuse Marie-Josèphe Frangin, devint, en 1690, seigneur de Château- Gaillard (Mornand), par le mariage de Biaise Aymard avec Marie Paparin, fille de Guillaume, sieur de Château-Gaillard, écuyer.
En 1717, ce fief fut vendu par Marie Aymard, fille de Biaise, femme de Jean-François Nabonnandj bourgeois de Montbrison, à Philibert Bourg, dont un descendant, Henri Bourg, prêtre-prébendier du chapitre de Montbrison, le donna, en 1789, à son neveu, Henri Dupuy de Ronzières.
GABRION
1735. — GABRION Marie-Marguerite, 23 ans, visitandine, fille de feu Jacques et de Jeanne Paire DE l'Argentière.
(Pas de renseignements sur la famille Gabrion.)
PAIHE DE L'ARGENTIERE
La famille PAIRE de ROUILLER, à laquelle appartenait la mère de notre religieuse, était devenue seigneur de TArgentière (fief avec moulin banal auprès de Boën), par alliance, au commencement du xviii' siècle, de demoiselle Marguerite Paire avec Noël Staron de VArgentière (voir Staron).
Les Paire portèrent ce fief à la famille Gabrion. Aujourd'hui l'Argentière, humble moulin à farine^ appartient à M. Recorbet, de Boën.
ÏAU, DU FOBKZ
DE GAULNE
1648. — DE GAULNE Germaine, visitandine;
1666. — DE GAULNE Valentine, visitandine; filles de noble Gaspard, sieur du RuUion (Saint- Just-en-Chevalet)^ et de demoiselle Jeanne Meaudre de Paladug (voir Meavdre).
1674. — DE GAULNE Marie-Anne, visitandine, 15 ans, fille de Jean-Claude, conseiller du roi, élu en rélection de Roanne, et de Catherine Legourt.
1726. — GAULNE Jeanne-Dorothée, ursuline, 55 ans (père et mère inconnus) .
La famille de Gaulne était, dès Tannée 1630, sieur de La FayoUe, du RuUion et de La Chapelle, dans le Roannais.
Elle a donné deux conseillers du roi en l'élection de Roanne, Jean-Claude, en 1674 et Jean-Jacques- Ignace, en 1708 ; un officier de cavalerie, Claude- Xavier Gaulne de La Fayolle, décédé à Roanne en 1727; un conseiller au bailliage de Forez, Jean- Joseph, mort en 1752; la dernière prieure du couvent des Ursulines de Roanne, Madeleine Gaulne de La Mure, en 1789; un membre de l'administration départementale de la Loire, en 1794, Jean Gaulne de La Chapelle. Son fils a transporté, vers
DU fore:2 ion
1830, ses pénates à Bordeaux, attiré par d'heureuses spéculations commerciales.
ALLIANCES
Avec les Meaudre et les Lecourt {woiv Meaicdre);
Avec les Paparin de Château- Gaillard (Mornand), par le mariage, vers 1660, de Jeanne Gaulne avec Guillaume Paparin ;
Avec les Sacoiiin de Praviev^ (Pouilly-les- Feurs), vers 1700, par le mariage de noble Claude- Antoine de Gaulne a\GC Marie-Marthe de Sa^coniîi;
Avec les de La Mure, par le mariage, en 1 708, de Jean -Jacques -Ignace Gaulne, conseiller du roi^ élu en Télection de Roanne, avec Marguerite de la Mure de Bienavant.
GAYARDON
1647. — GAYARDON de GRÉZOLLES Jeanne, visitandine, fille de François, ccuycr, sieur de Lurc, Grézolles et Bufferdan, et de demoiselle Antoinette DE Bays.
1649. -- GAYARDON de GRÉZOLLES Eléonore, visitandine^ fille des mêmes.
1670. — GAYARDON de GRÉZOLLES Jeanne, visitandine, 25 ans, fille de feu Sébastien, notaire à Saint-Germain-Laval, et d'ANNE Martinet.
1672. — GAYARDON de GRÉZOLLES Claude- Françoise^ visitandine, fille d'André, écuyer, et de dame de Sénizy (peut-être Cernizy, près de Villefranche, dont le beau château à Titalienne existe encore) .
1673. — GAYARDON de GRÉZOLLES Françoise-Marie, ursuline, 16 ans, fille du même, et de dame de la Prée.
1676. — GAYARDON de GRÉZOLLES Marie- Charlotte, mrsuline, 16 ans, fille des mêmes.
1692. — GAYARDON de GRÉZOLLES Antoinette, ursuline, 20 ans, fille des mêmes.
1696. — GAYARDON de GRÉZOLLES Madeleine, ursuline, 20 ans, décédée le 24 novembre 1772, à 97 ans, fille des mêmes.
.... — GAYARDON de GRÉZOLLES Marguerite, décédèe en 1716, à 80 ans, supérieure des Ursulines de Saint-Bonnet-le-Château (père et mère inconnus).
1721. — GAYARDON de TIR ANGES Marie- JosÈPHE, visitandine, fille de Laurent, seigneur de Tiranges, écuyer, et de dame Marguerite du Fe- NOYL (voir du Fenoyt) .
La famille Gayardon est originaire de Quimper (Bretagne) suivant un arrêt du conseil da roi du
19 juin 1641, déposé au bureau de la généralité de Lyon. Un fils puîné, Pierre Gayardon, s'établit en Forez et y testa le 1" janvier 1496. On trouve, en effet, Jean Gayardon, nommé notaire à Saint- Germain-Laval, en 1459.
Elle devint seigneur de GrézoUes, de Tiranges (paroisse et château en Forez, diocèse du Puy), du Fenoyl (Souzy), de Cliaumont, Montagnac, Bufferdan (Sainfc-Martin-la-Sauveté), Luré, Le Fornier, et fut anoblie en 1668 *.
Cette famille a donné plusieurs notaires à Saint- Germain-Laval, Jean en 1459, Sébastien en 1647; deux lieutenants criminels de la châtellenie de Saint-Germain, Guillaume en 1573, Rambert en 1627; un gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, François Gayardon, qui fut d*abord capitaine au régiment de Villeroi-Nérestan^ puis trésorier de la noblesse du Forez, et enfin missionnaire plein de zèle aux pays étrangers. De son mariage, en 1623, avec Marie de Bays il eut douze enfants dont neuf entrèrent en religion.
La famille Gayardon a fourni trois chanoines au chapitre de Montbrison, dont Tun, nommé Guillaume, fils du précédent, fut nommé doyen dès Tannée 1666, et remplit cette haute dignité jusqu'en 1711; des chanoinesscs et abbesses aux chapitres
1 II ne faut pas coafoudro les Gayardon de GrézoUes avec une ancienno famillo chevaleresque du nom €ie Orûzolles, possession née à Saiut- Gerrooin-Laval, Marcilly et Saint-Just-en-Chevalet, fçudue a^ ziv* siècle, dans la grande famille de Lavieu.
. 110 FAMILLKS NOBLES
nobles de Bellecombe et de la Seauve (en Velay), de Bonlieu et de Leignieu en Forez, et de TArgcntière en Lyonnais, de 1660 à 1789^ et un chevalier de Saint-Louis, le comte Gayardon de Grézolles, lieutenant-colonel du régiment do cavalerie Royal- Piémont. Il fut délégué de la noblesse du Forez aux Etats-Généraux, en 1789.
ALLIANCES I
Avec les de BaySj de la PréCy de Séfiizy et du Feiioylj mères de plusieurs de nos religieuses ;
Avec les Cotton de ChenevotbXj les de la Chaize d'Aix (voir Cotton et La Chaize) ;
Avec les de La Mure, par le mariage, vers la fin du xvi' siècle, de François de La Mare de Bie)iavent avec Jeanne Gayardon de Grézolles, père et mère de Jean-Marie de La Mure, Thistorien du Forez (voir La Mure) ;
Avec les Badier de VerseilleSj par le mariage, vers 1730, d'Antoine Gayardon de Grézolles avec Louise- Victoire de Badier de Verseilles.
DU FENOYL
Marguerite du Fenoyl, mère d'une de nos religieuses, appartenait à une famille lyonnaise que Ton croit issue d'un notaire établi à Tarare, en
1329. La Revue du Lyonnais la dit cependant originaire d'Italie.
Elle fut anoblie au xvi" siècle, et devint seigneur de Souzy, La Forest des Halles (Lyonnais), de Serézin et de Tourville.
Cette famille a donné un gentilhomme ordinaire de la Chambre du roi, sergent-major de la ville de Lyon, Claude du Fenoyl, en 1577; un obéancier au chapitre de Saint-Just de Lyon, Maurice du Fenoyl, mort en 1641. (Il avait fait reconstruire à ses frais, le beau chœur de Téglise des Minimes de Lyon et y fut enterré; ses armes ornent encore les chapitaux des colonnes) ; un officier aux gardes françaises, le marquis du Fenoyl, en 1789.
Les hautes fonctions que les du Fenoyl remplirent à la cour leur donnèrent le droit d'être admis dans les caresses du roi Louis XV; c'est vers cette époque que fut construit le beau château du Fenoyl (paroisse de Souzy en Lyonnais), et la terre en dépendant érigée en marquisat. Ils firent aussi, à la môme époque, reconstruire, en face de leur château, le couvent des chanoinesses de l'Àrgentière (paroisse d'Aveize en Lyonnais) qui fut érigé en chapitre noble; ils lui ont fourni plusieurs chanoinesses.
Les du Fenoyl se sont fondus dans les Gayardon de Tiranges, par Talliance dont nous avons parlé, et ont conservé le nom de F'enoyl, sous lequel Us sont encore connus de nos jours,
ALLIANCES
Avec les de Marhœitf, au xviif siècle, famille qui a donné un archevêque de Lyon en 1 789 ;
Avec les Montagne de Poncin^, par le mariage vers 1850 de M. Emannuel de Ponciîis avec une demoiselle du Fenoyl.