DU VERNET
Quant à la mère de notre religieuse, Claudine du Vernet, elle était fille de Benoît, bourgeois de Lyon et de Jeanne Lafont.
11g FAMïLLfiâ NOBLES
L'armoriai du Lyonnais, Forez et Beaujolais, croit que cette famille lyonnaise n'avait aucun lien de parenté avec l'ancienne famille forézienne de ce nom; nous avons la preuve du contraire dans le mariage que Denise du Vernet, tante de Claudine, contracta, vers 1720, avec Jacques du Vernet, châtelain de Feurs^ son cousin.
Les du Vernet, de Fours, dont le nom a été souvent écrit et avec raison, selon nous, du Vernet Cde Vernetojy étaient^ quoi qu'en ait dit la Revue Forézienne (1867, p. 98), une branche de la grande et ancienne famille forézienne du Vernet, que l'on croit originaire du château du Vernet (Saint-Galmier), dont ils étaient seigneurs ainsi que do Champ, en 1270; on les retrouve seigneurs de La Salle (Feurs), en 1321, par alliance de Jean du Vernet, damoiseau, avec Allemande d^Urgel, veuve de Guillaume Chauderon * ; de Rivas, d'Estaing (Virignieu), de La Garde (Saint-Thomas), de Grézieule-Fromental , de Magnieu-le-Gabion (Saint-Laurent-la-Conchc), au xv"* siècle, de La Varenne, dès
Je crois cependant qu'il existait une première famille chevaleresque du Vernet, dès le xm* siècle, qui s'alliait aux xiii" et xiv* siècles, avec les grandes familles des Durgel, des Lavieu, des Maréchal^ et se liguait, en 1315, avec les principaux seigneurs
1 Jeâti du Vernet de la Salle était frère d'autre Jean du Vernet de Saint- Oalmier.
de la Champagne et du Forez, pour résister à la levée arbitraire d'un impôt projeté par Philippe le Bel.
Mais, dès cette époque reculée, il existait aussi une famille bourgeoise du même nom du Vernet, qui fut anoblie au xiif siècle, en récompense des soins qu'un de ses membres avait apportés dans la gestion des affaires du comte de Forez. Toutefois ces deux familles paraissent s'être si bien fondues et fusionnées qu'elles n'en firent plus qu'une.
Cette famille a fourni un comte de Lyon, doyen du chapitre de Montbrison, Guillaume du Vernet, en 1.291, dont le mausolée existe encore dans l'église de Notre-Dame ; un chevalier de Saint-Jean-de-Jérusalem, Antoine du Vernet, commandeur de Chazelles, en 1403, puis de Verrières, en 1412; deux capitaines-châtelains à Feurs, du nom de Jacques : l'un en 1634, l'autre en 1655, avec le titre d'écuyer et de maître des requêtes de Monseigneur le duc d'Orléans; un chevalier des ordres du roi, François du Vernet, sieur de La Garde, en 1638; Denise du Vernet, veuve du chevalier de Carville, peut être regardée comme la fondatrice de l'hôpital de Feurs, à cause des grands biens qu'elle lui donna, en 1722, et qui permirent d'organiser, selon les besoins de l'époque, une maison qui, jusqu'à ce jour, n'avait été qu'un asile pour les voyageurs pauvres.
Toutefois, la principale illustration de cette famille est certainement Joseph-Guichard du Vernet, de Feurs, neveu du capitaine-châtelain ; né à Feurs,
le 5 août 1648^ mort à Paris, le 10 septembre 1730, médecin de Louis XIV, membre de T Académie française, professeur d'anatomie comparée au Jardin des Plantes. Il peut être regardé comme le créateur de cette science, et Ton compta dans les cours publics qu'il faisait à Paris jusqu'à cent quarante étrangers délégués par les sociétés savantes de toute TEurope.
ALLIANCES
Avec les d/Urgel^ de La Salle (Feurs), par le mariage, avant 1321, de Jean du Vernet, damoiseau, avec Allemande d'Urgel;
Avec les Baronat de Teillèrej par Talliance, vers 1530, d'une fille du Vernet avec Jean de Baronnat ;
Avec les Papou j par le mariage, avant 1613, de de Jeanne du Vernet avec Melchior Papou;
Avec les Truuelj par le mariage, vers 1620, de François du Vernet, seigneur du Vernet et de La Garde, chevalier de Tordre du Saint-Esprit, avec A y mare Trunel;
Avec les Berthelas d' Arpheuillette, par le mariage, avant 1655, de Anne du Vernet avec Claude Berthelas.
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