‹ Histoire des couvents de Montbrison avant 1793Chapitre 37 sur 111 · GIRAUD · texte numérisé non relu

GIRAUD

1630. — GIRAUD Jeanne, urâulîne, 24 ans, fille do Claude Giraud, avocat à Montbrison, et de...

1636. — GIRAUD Françoise, ursuline, 17 ans,

1638. — GIIIAUD Catherike, ursuline, 23 ans, filles d'honorable Pierre, marchand à Saint-Bonnotle-Château, et de Louise Raymond (voir ce nom).

Claude Giraud, père de la religieuse Jeanne, était, en 1590, avocat en grand renom au bailliage de Montbrison. Son testament de 1625, contient diverses fondations pieuses, notamment à l'hôpital de Peurs.

Son fils, noble Claude Giraud, était, en 1660, conseiller du roi et receveur général des consignations à Montbrison. Il mourut vers 1687, laissant une très grande fortune et deux filles de son mariage avec Madeleine Reyriard (plus tard Reij^ nard de Saint-Ange).

ALLIANCES

Grâce aux écus du receveur des consignations, ses deux filles eurent de belles alliances : Madeleine avec Jacques de Milliàre^ écuyer, aussi receveur des consignations, et Jeanne avec messiro Nicolas de La Guiche, chevalier dos ordres du roi, comte de Sivignon.

La famille Giraud eut aussi une double alliance avec les Papou, vers 1630, par les mariages de Jean Giraud, avocat à Montbrison, avec Catheriîie Papon, et de Catherine Giraud avec Etienne Papou.

Nous n'avons pu découvrir s'il existait une parenté entre Pierre Giraud, marchand à Saint- Bonnet, et l'avocat de Montbrison, desquels les trois

filles étaient, vers le môme temps, ursulines au même couvent de Montbrison.

GRANJON

1650. — GRANJON Jeanne, visitandinc, fille de messire François, notaire à Montbrison, juge de la seigneurie de Champ et de demoiselle Bénigne DE LA Croix.

Cette famille Granjon a fourni trois notaires à Montbrison : Pierre en 1630, Jean en 1645, et François, en 1650; ce dernier, enrichi dans le notariat, acheta, en 1658, une charge de conseiller procureur du roi au grenier à sel de Feurs ; il laissa une grande fortune; aussi ses deux filles s'allièrent à de bonnes familles de Montbrison : Pierrefort de VldrieiiXj et Heiirys de Chavassieitx ; car la noblesse du xv!!*" siècle, comme celle du moyen-àge, comme celle de nos jours, a toujours eu besoin de redorer son blason avec les ecus des notaires, des marchands ou des industriels.

Page 1