‹ Histoire des couvents de Montbrison avant 1793Chapitre 4 sur 111 · CÏÏOVET DE LA CHANCE · texte numérisé non relu

CÏÏOVET DE LA CHANCE

La famille CIIOVET, à qui appartenait la religieuse Jeanne-Marie d'Assier, paraît originaire de Marlhes. Antoine devint co-seigneur de La Paye (Saint-Genest-Malitaux) , avec les Courbon, sieurs des Gaux (Saint-Etienne), par Tacquisition qu'ils en firent en 1742, de Charles- Balthazard de Clermont de Chattes, comte de Roussillon; les Chovet possédaient aussi le fief de la Croix, compris aujourd'hui dans la partie est de Saint-Etienne; l'un d'eux y fit construire, à la fin du xvm° siècle, le château de Chantegrillet , aujourd'hui Ecole des Mineurs; un membre de la même famille, Jean- Claude Chovet de la Chance, devint en 1782, seigneur du château de Chevrières par l'acquisition qu'il en fit du marquis de Langeron. Il l'a possédé jusque vers 1820, époque où il le vendit à M. Neyrand, de Saint -Chamond, et se fixa à Paris.

18 FÂMILLB6 NOBLES

La famille Chovet a donné un élu en l'élection de Saint-Etienne, secrétaire du roi, Antoine Chovet, vers 1760; un lieutenant du maire de Saint - Etienne, en 1 789, Jean-Claude Chovet de la Chance, écuyer.

BARAILHON

1649. — BARAILHON Jeanne, visitandine, fille de Jean, conseiller du roi, contrôleur provincial des ponts et chaussées en la généralité de Lyon, et de demoiselle Claudcne Gonin (voir Gonin) .

1650. — BARAILHON Geneviève, visitandine, fille des mêmes.

1670. —BARAILHON Anne, 16 ans, visitandine^ fille de feu Jacques, avocat en parlement et

d'ELÉONORE DE MaURY.

1676. — BARAILHON Claude -Françoise, 15 ans, visitandine, fille des mêmes.

La famille Barailhon, originaire de Saint-Etienne, était, dès U627, seigneur de Nantas (Saint- Jean*

DU FORBZ 19

Bonnefonds) , qu'elle vendit, vers 1680, à Jean Bernou, aujourd'hui baron de Rochetaillée , elle devint, en 1716, seigneur du Soleil, fief auprès de Saint-Etienne, démembré de la terre de Saint- Priest.

Elle s'est divisée en 2 branches. Tune fixée à Saint-Etienne, l'autre à Montbrison.

Elle a produit deux hérauts d'armes de France, Jacques, un des échevins de Saint-Etienne en 1708, et Jacques, son petit-fils, vers 1740; un chanoinechantre (deuxième dignité dans le chapitre de Montbrison), en la personne de Jean - Baptiste Barailhon, de 1665 à 1684. Il y fonda, en 1670, une prébende, sous la rente annuelle de 200 livres.

ALLIANCES

Avec de Roche fort, par le mariage, vers 1660, de mademoiselle Catherine de Rochefort avec Jacques Barailhon, avocat en parlement;

Avec MazuyeVj par le mariage, en 1677, à^Anne Mcbzuyer, fille de Ja/^ques^ conseiller du roi, capitaine châtelain royal de Lavieu ;

Avec Le Beau, par le mariage, vers 1680, de Jeamie Le Beau avec noble François Barailhon ;

Avec Guillet de Sacconin^ par le mariage, vers 1708, de Catherine Guillet avec Jacques Barailhon, écuyer, héraut d'armes de France;

Avec Bérardier de GréziettXj par le mariage, vers 1750, de Claire de Grézzeiix avec autre Jacques Barailhon, héraut d'armes de France du titre d'Alençon.

Le dernier membre connu de cette famille^ Antoine-Charles Barailhon, a laissé le souvenir d'un savant helléniste.

BASSET DE L'ESTRA

1669. — BASSET Elizabeth, ursuline, 17 ans^ fille de M. Jean, conseiller du roi et receveur général du taillon en la généralité de Lyon et de Claudine Chassain (voir Chassain).

1670. — BASSET Pernette, ursuline^ 17 ans, fille des mêmes.

1679. — BASSET Marie-Christine, visitandine, 20 ans, fille des mêmes.

1680. — BASSET Marie-Marthe, visitandine, fille des mêmes.

1685. — BASSET Marguerite, ursuline, 20 ans, fille du même et de son second mariage avec Madeleine RoussiER (voir RoiLSsier) .

1676. — BASSET Marie- Jeanne, visitandine, 23 ans, fille de messire Jean, de Chalmazel, et de Louise Perrin (voir Perrin).

1706. — BASSET Marie- Madeleine -Christine, visitandine, 16 ans, fille de feu Claude, conseiller du roi à Montbrison, et de dame Brigitte Ramey (voir Ramey) .

La famille Basset parait originaire du Roannais où elle est encore représentée. Un de ses membres ajouta plus tard à son nom celui de TEstra, fief situé à Arconsat.

Elle a fourni des échevins à Lyon, en 1710, et à Roanne, en 1731; un procureur du Roi conseiller au baillage de Forez, en 1720; un chanoine au chapitre de Montbrison, en 1732; deux maires à Roanne, en 1705 et en 1765; un officier de mérite, M. Basset de TEstra, capitaine au régiment de Picardie, retiré à Mizérieux, en 1740.

ALLIANCES

Avec les du Guet, par le mariage, vers 1680, de Marie-Anne Basset, avec Claude du Guetj conseiller-avocat du roi, au baillage de Forez ;

Avec les Chassairij RoussieTj Perrin et Ramey.

^2 FAMUiLBS NOBLES

BATTANT DE POMMEROL

1741. BATTANT de POMMEROL Lucrèce, ursuline au couvent de Montbrison, dont elle fut supérieure de 1775 à 1790; fille de noble Marcellin, conseiller du roi, lieutenant en la châtellenie et prévôté de Montbrison, juge civil criminel et de police de Saint-Rambert et de Saint-Maurice (en Gourgois) et de Catherine Chambaran.

La famille de Pommerol, depuis longtemps fixée à Montbrison , acquit à la fin du xvm" siècle le fief et château de la Bruyère (Saint-Romain-le-Puy) des héritiers de Jeaiv-Piei^e Chapuis de Maubou.

Outre le père de notre religieuse, qui était conseiller du roi et lieutenant de châtellenie, cette famille a fourni, au commencement de ce siècle, un président au tribunal de Montbrison, Damien père, et un conseiller à la cour de Lyon^ Damien fils; ce dernier, par un sentiment de fidélité, rare de nos jours, se démit en 1830 de ses fonctions de conseiller, pour ne pas servir la nouvelle dynastie des d'Orléans.

Avec les Staron de VArgentière (Boen) ; Les de Madières, de qui ils tiennent le château de Vernoil (Pommiers) ;

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Les Chambodtic de Saint-Pulgent ; Les Courtin de Neufbourg^ à qui ils ont porté le château de Vernoil.

DE CHAMBÂRAN

Cette famille^ à qui appartenait la religieuse Lu«* crèce de Pommerol, dont nous venons de parleor, était possessionnée à Saint-Maurice-eisi-Gourgois , dès 1674, avec le titre d'écuyer, seigneur de la Guillanche (fief et château à Essertines-en-Châtelneuf) .

Elle a fourni à l'armée un capitaine au régiment de Ponthieu, Jean-Christophe de Chambaran, chevalier de Saint-Louis en 1754.

ALLIANCES

Avec les de Navette, par le mariage, en 1674, d'André de Chambaran avec Marie de Navette y qui lui porta en dot le fief de la Guillanche, qu'elle tenait des deSaint-Pol, par le mariage, avant 1630, de JiLSte de Saint-Pol avec messire Christophe de Navette;

Avec les Flachat d'Apinac par le mariage, au xvm" siècle, de Jean -Baptiste-Charles- Benoît de Chambaran avec dame Anne- Philippe Flachat d^ApirMC.

BERARDIER DE LA CHAZOTTE

1679. — BÉRARDIER de la CHAZOTTE Marie- Louise, visitandine, 16 ans, fille de Jean, écuyer, et de dame Emérangienne Allard (voir d'Allard).

1688. — BÉRARDIER de la CHAZOTTE N..., visitandine, 16 ans, fille des mêmes.

Les Bérardier se disaient issus de Tancienne famille de la Bérardière (Saint-Etienne), dont deux membres Jean et Jacques de la Bérardière, seigneurs de la Vaure (Saint-Héand), firent don à THôtel-Dieu de Saint-Etienne d'une rente annuelle de seize bichets de seigle et d'un demi-lard du poids de 50 livres, par deux testaments de 1558 et 1567. Cette rente fut plus tard servie par les Punctis de la Tour et les Cannaye de Malleval, qui avaient acquis et partagé entre eux le fief de la Vaure.

Cette famille de la Bérardière, paraît s'être fondue, à la fin du xvi° siècle, dans Roch Bérardier, bourgeois de Saint-Etienne, qui, en 1604, plaidait contre Jean Allard, contrôleur général des finances en la généralité de Lyon, au sujet de la jouissance d'une chapelle avec caveau, dans l'église de Saint- Etienne, provenant de la succession de la famille de la Bérardière.

Les Bérardier étaient seigneurs de Grézieux-le-

Fromental (Précieu), pour Pavoir acquis des Henry s en 1670, jusqu'en 1775, où Antoine Bérardier, écuyer, le vendit à Aymard Chapuis de la Goutte ; de la Chazotte (La Talaudière), pour Tavoir acquis des Bourdon de Malleval, aujourd'hui à M. André David, et de Montsalson (Saint-Genest-Lerpt) .

Ils ont formé deux branches, dont une s'éteignit au milieu du xvn* siècle, dans les Murât de Lestang. Cette dernière branche a fourni un secrétaire du roi, Jean, en 1662. Il laissa deux fils : Jean- Baptiste, prêtre, sieur de Montsalson, et Jean, sieur de la Chazotte.

Dans l'autre branche, Antoine Bérardier laissa do son mariage avec Marie- Françoise-Barthélemie Rousset de Saint- Eloy (famille lyonnaise), quatre fils, dont un émigra en 1792; le deuxième, Pierre- Joseph, officier d'un grand mérite, parvint au grade d'adjudant général des armées de la République; il mourut de la peste à Saint-Jean-d'Acre, le 17 mai 1799; le plus jeune remplit, pendant do longues années, les fonctions de curé de Néronde. On y parle encore de son immense charité pour les pauvres.

fàm. du fosez

BÉEAUD DE BEAUREGARD

1631 .— BÉRAUD de BEAUREGARD Espérance, ursuline, 17 ans, fille de Jean, commissaire-enquêteur au baillage de Forez, et de Anne de Lestra (voir Basset de Lestra).

1648. — BÉRAUD de BEAUREGARD Sibelle- Marie, ursuline, 20 ans, fille des mêmes.

Famille montbrisonnaise. Pierre, procureur à Montbrison, achète, en 1581, la rente noble de Beauregard, qui se lève à Montbrison et à Verrières. Ses enfants forment deux branches : Jean Béraud de Beauregard, sieur de la Brosse (Valeilles), et Pierre Béraud de la Jarlette. Ce dernier, consul de Montbrison, consacra ses soins et son argent à soulager les pauvres pendant la peste qui ravagea cette ville en 1 630 * . Les deux fiefs de Beauregard et de la Jarlette furent réunis sur la tête d'Etienne Béraud de Beauregard, par son mariage, en 1663, avec demoiselle Marie Béraud de la Jarlette, sa cousine.

On trouve dans le Roannais Béraud de la Pinée, en 1714.

1 Voir notre HUtoire de Feun, p. 252.

ALLIANCES

Avec les de Lestra;

Avec les Montagne (aujourd'hui de Pondns), par le mariage, vers 1666, de Charles Montagne, avocat au présidial de Lyon, avec demoiselle Antoinette Béraud ;

Avec les de Gaulne, par le mariage, vers 1680, de Jacques Béraud, conseiller du roi, capitainechâtelain do Sury-le-Bois (Valeilles)^ avec demoiselle Jeanne-Pierrette de Gaulne.

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