DE LUZY DE PELLISSAC
1682. — DB LUZY DE PELLISSAC Laurengk- Françoise, visitandine, 19 ans, fille de feu messire de Luzy^ marquis de Pellissac et de Couzan, et de dame Marie d'Estulengen-Dodieu {voir Dodieu) .
Cette famille, originaire du CharoUais (suivant V Armoriai du Lyonnais), était très-anciennement seigneur de Pellissac, près Tence, sur les confins
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du Velay et du Porez, par une alliance qui remonte à 1380. Elle devint baron de Queyrîères (une des dix-huit baponnies du Velay qui avait droit de siéger aux Etats particuliers du Velay), par alliance, vers 1551, de Claude de Luzy-Pellissac avec Claire de Besset de Queyrîères; elle devint aussi seigneur de Gouzan, par acquisition des de Chai us de Saint- Priest, en 1656; de Chalain d'Uzore, par alliance avec les Dodieuvers 1660 *; d'Epercieux-Saint-Paul qu'ils revendirent, en 1767, à Pierre-Emmanuel Dumyrat, écuyer, seigneur de Crary, demeurant à Roanne; de Champ qu'ils revendirent à Bernardin de La Mure, écuyer, le 13 juillet 1779; devant Barrieu, notaire à Montbrison ; de Lavalla, de Saint-Just-en- Bas, qu'ils revendirent, en 1782, aux Girard de Vaugirard.
Elle a fourni, en 1591, un capitaine d'une compagnie de chevau-légers au service du roi contre la Ligue, François de Luzy-Pellissac;
Une abesse au couvent de Croupière (Auvergne)^ Henriette de Luzv-Couzan, décédée en 1782.
Louis de Luzy vivait à Roanne en 1793. Il fut emprisonné et n'échappa à l'échafaud que par la chute de Robespierre.
Une branche de cette famille a donné de nos jours un général de division, de Luzy-Pellissac, qui fut
1 I^ ch&teau de Chalain d'Uzore appartient de nos jours à la ftimille Hombaud, qui a fourni, en 1835, un avocat d'un grand talent oratoire au barreau de Montbrison ; ce château, heureux mélange de gothique et de renaissance; mérite la visite des archéologues, mùme après celui de la BAtie,
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remarqué à la bataille de Solférino^ député de la Drômeen 1868, il est décédé sénateur en 1869.
ALLIANCES
Avec les de TalarUy les de Tournon (Vivarais), en 1514; 6?^ Besset de Queyrières en 1551 ; les Baronnat, en 1589; les de Rostaing\ev& 1644; avec la famille Régis qui a donné saint François Régis, Tapôtre du Velay, dont les reliques attirent chaque année de nombreux pèlerins au village de La Louvesc (Ardèche) ;
Avec les de La Roche-Lambert, par le mariage, vers 1 740, de Balthazard de Luzy, chevalier, marquis de Couzan, avec Marguerite de La Rocher- Lambert qui était veuve en 1767;
Avec les de Rochem^re d'Aigremonty par le mariage, vers 1765, de Louis de Luzy, chevalier, marquis de Couzan, fils des précédents, avec dame Henriette de Rochemore d'Aigrement;
Avec les de Sainte-Colombe^ vers 1840, où elle s'est éteinte de nos jours.
Il existait dans le Forez une autre famille de Pellissac, originaire de Saint-Didier-la-Séauve (Velay), qui était, je crois, une branche des de LuzJ- Pellissac; un de ses membres, attiré à Feûrs pai* les guerres de la Ligue, y tenait garnison en 1 633, et y épousait Suzanne Boachon, bonne famille de cette époque (représentée de nos jours par des cultivateurs à SainIrCyr-les- Vignes) .
Un autre membre de la même famille, le baron de Pellissac, originaire aussi du Velay, se mariait.
vers 1750, avec une demoiselle Martinière du Soleillant (Valeilles) (voir Martinière). Le château du Soleillant appartient encore à une de ses petites-filles, la comtesse de Menon. Cette famille, comme celle des de Luzy de Pellissac, compte parmi ses alliances celle de la famille de saint François Régis.
MABILLE DE BRONAC
1759. — MABILLE de BRONAC Marie-Louise, visitandine, 26 ans, fille de Jean- Joseph-Charles Mabille, écuyer, ancien officier de dragons, seigneur de Bronac, Montfaucon, Raucoulcs, Yazeillos (Velay), etc., résidant à Montfaucon^ et de dame Anne de Bronac.
La famille Mabille était originaire de Mons (Hainaut) .
Jean-Joseph-Charles Mabille, père de notre religieuse, était lieutenant de dragons au régiment d'Orléans, et tenait garnison à Montfaucon en 1 726, lorsqu'il y épousa Marie-Anne de Bronac, dernier représentant et héritière de cette maison, à la condition d'en porter le pom et les arrhes,
DE BRONAC
Quant à la famille db BRONAC elle était connue à Montfaucon dès le xiii' siècle; elle était co-seigneur de Montfaucon dès 1617; seigneur de Raucoules (Velay); sieur de la Terrasse (paroisse de Jonzieux, Forez), en 1692; sieur de Vazeilles, baron d'Ulmet, sieur de la Durerière (fief relevant de FeugeroUes, vendu, en 1768, à Joseph Massar* dière).
Elle a fourni un prêtre sociétaire de Téglise de Raucoules, dans les premières années du xvi* siècle; les fondateurs du couvent des Bernardines de Sainte-Croix de Montfaucon en 1638^ qui sont Jean et Geneviève de Bronac, frère et sœur ; Jean de Bronac mourut assassiné dans un coche à Lyon, en 1654; sa sœur Geneviève fut la première supérieure du couvent qu'elle venait de fonder.
Cette famille a encore fourni une autre supérieure au même couvent, Françoise de Bronac, en 1695; un maire de Montfaucon en 1820; un viceprésident du tribunal de Montbrison, Monsieur Bronac de Vazeilles, en 1830; un membre du Conseil général de la Haute-Loire pour Montfaucon, en 1867.
La famille de Bronac est représentée à Saint-
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Etienne par un négociant de ce nom. La branche des de Bronac de Vazeilles existe aussi à Montbrison.
ALLIANCES
Avec les Véron, de Sainte-Agrève (Ardèche) , en 1651;
Avec les de Bonlieu, seigneur du Mazet, par le mariage, en 1656, de Just de Bronac, aïeul de notre religieuse, avec Claire de Bonlieu * .
Avec les de La Fiasse de Châteaufort (Dauphiné), en 1659;
Avec les de Fay-Ger lande, par le mariage, vers 1620, de Jean de Bronac (le fondateur du couvent de Montfaucon), avec Judith de Fay-Gerlande ;
Avec les de Pinhac, de Privas (Ardèche), par le mariage, en 1764, de Jean-Etienne Mabille de Bronac (frère de notre religieuse), ayecMarie^Anne^Made-' leine de Pinhac;
Avec les Forissier, de Saint-Oalmier, par le mariage, en 1880, de M. de Vazeilles, de Montbrison, avec M"' Forissier,
1 Just de Bronac, fils de Jean, enleva, en 1656, du coayent de Montfaucon, où sa sœur était supérieure, Claire de Bonlieu, jeune religieuse encore mineure. Cet enlèvement et le meurtre des trqis frères du Moulin du Pont, qui en fut la suite, amenèrent la condamnation à mort du coupable en 1663. Mais ce dernier se réfugia en Savoie jusqu'en 1673, où il obtint des lettres de grdces. Quelques années après, en 1679, Françoise de Bronac, sa fille, prenait le voile dans le même couvent d'où sa mère avait été enlevée. Elle en était supérieure en 1695.
MAGNIN DE POÏCHON
1651. —MAGNIN de PONCHON Isabeau, visitandine, 16 ans, fille de Jean Magnin, écuyer, sieur de Ponchon et de la Carelle (Auroux en Beaujolais), et de demoiselle Philiberte de la Mure (voir La Muré).
Les Magnin étaient aussi seigneurs de Pierreux, par alliance avec les Carrige^ vers 1610.
Ils vendirent le fief de la Carelle, vers 1719, aux Laroche Poncié *
Il y avait à Roanne, au xvui' siècle, une famille Magnin de la Forêt, dont une fille était mariée, en 1 776, à Joseph Benoit chirurgien à Roanne.
Il y avait aussi, dès le xvi* siècle, une famille Ponchon, à Feurs et à Montbrison, où elle a donne un conseiller, avocat du roi au bailliage de Forez : noble Fabien Ponchon.
Nous ne connaissons pas les liens de parenté Hiui ont pu exister entre ces familles Ponchon.
1 Un membre de cette dernière famille, H. le baron de la Roche-La Carelle, mort en 1866, a laissé une histoire esliméodu Beaujolais, suivie d*ua armoriai de cette province.
MANIS DE CHAMPVIEUX
1695. — MANIS DE CHAMPVIEUX Marie - Thérèse, visitandine, 16 ans;
1697. — MANIS de CHAMPVIEUX Marie- Rose, visitandine, 1 7 ans ;
1698. — MANIS DE CHAMPVIEUX Marie- Jeanne-P'rançoise, visitandine, 17 ans;
Filles de noble Nicolas, sieur de Champvieux, et do demoiselle Françoise Boyer (voir ce nom).
Nous croyons, sans en avoir la certitude, que le père de nos religieuses se rattachait aux Manis, do Lyon, dont un membre, Jacques Manis, était chanoine de Saint-Paul de Lyon et prieur commandataire de Savigneux de 1665 à 1677, et un autre, Jeanr Jacques Manis, était échevin en 1693. Toutefois, une branche de cette famille habitait Montbrison au xvii* siècle, où elle avait été attirée sans doute par son alliance avec M"' Boyer.
ALLIANCES
Avec \e8 DodieUj parle mariage, vers 1700, de Marie Manis de Champvieux^ avec noble Dodieu;
Avec les de Saint-Priestj par le mariage, vers 1730, do Nicolas Manis de Champvieux, avec Ma^
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rianne-Char lotte de Saint-Priestj fille de Jean et de Thérèse-Françoise de Damas d'Antigny.