‹ Histoire des couvents de Montbrison avant 1793Chapitre 67 sur 111 · DE NOYER DE SAUVAGE · texte numérisé non relu

DE NOYER DE SAUVAGE

1771. — DE NOYER DE SAUVAGE Marie-Ciaire, 25 ans, visitandine, fille de noble Claude -Joseph de Noyer de Sauvage^ seigneur de Chabertes (Velay) et autres lieux, demeurant au Monestier (diocèse du Puy), et de feu dame Marie de Noyer de Sauvage.

Famille du Velay, représentée de nos jours au Monestier.

Elle a fourni un zouave pontifical en 1869, Henri- Jules-Marie, qui, après Tenvahissement des Etats du Pape par les troupes italiennes, s'engagea volontaire dans la légion de l'Ouest commandée par Charrette, dans la guerre contre la Prusse, en 1870; il mourut en 1872, au Monestier, des fatigues de cette campagne désastreuse.

ALLIANCE

Avec les de Vatiblanc, par le mariage, vers

no FAMILLES NOBLES

1840, de Benoît-Charles-André de Noyer de Sauvage, sieur du Roure, chevalier de Saint-Louis, avec Joséphine-Laure de Vaublanc,

ODDE DE TRIORS

1760.— ODDE DE TRIORS Marie-Claude, 24 ans, visitandine, fille de Jacques, écuyer, demeurant au Monestier, paroisse de Saint-Fortunat (Velay) et de Marie-Madeleine Pons.

Famille originaire de Romans (Dauphiné); vers 1 580 elle abandonna le catholicisme pour la religion réformée.

La branche à laquelle appartenait notre religieuse n'avait pas adopté le protestantisme, ou peut-être était revenue à son ancienne croyance.

Une autre branche, qui subsiste encore à Aurec (Haute-Loire), est connue sous le nom d'Odde du Villars, et a fourni en 1820 un conseiller général au département de la Haute-Loire.

ALLIANCE

Avec les Chapuis de Maubou, par le mariage, en 1773^ de messire Gaspai^ Odde de Triors, che-

DU FORBZ 221

valier, garde du corps du roi, avec Jeanne Çhapuis.

PAPAREL

1646. — PAPAREL Suzanne (sœur du Saint- Sacrement), 17 ans, ursuline, fille de noble Denis, conseiller du roi, maître des eaux et forêts en Forez, secrétaire ordinaire de la reine régente, et de demoiselle Louise CÎortillier.

1772. — PAPAREL Marguerite (sœur Saint- Julien), ursuline à Montbrison, père et mère inconnus.

La famille Paparel était connue à Feurs et à Pouilly dès le xvi" siècle ; elle y tenait dès lors un rang ass^ élevé pour y contracter une alliance avec la famille du Rosier; elle était aux xvii* et xviii" siècles, sieur d'Alicourt et de La Salle de Châteauneuf.

Elle a donné un secrétaire de la reine régente Anne d'Autriche, Denis Paparel, père de Tune de nos religieuses, chargé de prendre, en 1664, possession du Forez cédé en douaire à la reine ;

Un fermier général du comté du Forez, vers

1680, Jean-Barthélemy Paparel, sieur d'Alicourt, qui se trouva impliqué, en 1716, dans le procès célèbre intenté par le régent aux fermiers généraux, plus connus sous le nom de traitants ;

Un trésorier général de l'ordinaire des guerres, François Paparel, vers 1680, frère du fermier général. Nous avons de lui un jeton, portant sur une face Teffigie de Louis XIV, sur l'autre un oranger couvert de fruits, avec cette légende : Dat fructus at que coronaSy et au-dessous : Ord. des guerres. Paparel, très.

Les grands bénéfices réalisés par les deux frères Paparel dans ces fermes leur permirent d'entreprendre à leurs frais, en 1685, la canalisation de la Loire de Roanne à Saint-Rambert, sur les projets étudiés en 1572 par le célèbre ingénieur Craponne. La mort de l'un des deux frères fit avorter cette grande amélioration et en retarda l'exécution jusqu'en 1709, où la Compagnie La Gardette put la réaliser.

La famille Paparel a fourni encore un greffier en chef du bailliage du Forez et de Chauffour et des châtellenies royales de Saint-Bon net-le-Château et Marols, de Chambéon, Châtelneuf, Marctîly, Suryle-Bois, Dancé^ Feurs, Virigneux, Charlieu, Saint- Galmier et Saint-Héand : Antoine-François Paparel de La Salle en 1764 *; un conseiller au Parlement

1 L'exploitation de cet greffes se donnait ordinairement en fermes, aux enchères, et le greffier en chef de ces bailliages et cbAtellenies sous* traitait ensuite de chacun de ces greffes.

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des Dombes en 1743, et plus tard un autre conseiller au Parlement de Dijon en 1789.

ALLIANCES

Avec les du Rosier, au xvi* siècle.

Avec les Pariât, de Feurs, par le mariage, en 1750, de Marie-Madeleine Paparel^ avec Piètre-' Etienne Pariât, le dernier capitaine châtelain de Feurs;

Avec les Vincent de Montarcher (fief près de Saint-Bonnet-le-Château)^ par le mariage, vers 1 770, de mademoiselle Perrine-Françoise Paparel, avec M. de Montarcher. En 1789^ elle était fixée à Paris et y avait un salon fréquenté par les célébrités de Tépoque.

Son mari, Vincent de Montarcher, ancien intendant de Saint-Domingue, était, à la même époque, conseiller au Parlement de Dijon.

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