DE BLOT
1530. — DE BLOT Françoise, abbesse des Sainte- Claire; père et mère inconnus.
Elle appartenait sans doute à la famille de Blot^ seigneur de la Rey (Sàint-Galmier), et de Boisset, raux XI v** et xvf siècles.
Cette famille de Blot (que Ton écrit quelquefois de Bios), posséda aussi le château de Magnieu-le- Gâbion, qu'elle avait acquis, en 1486, de Pierre du Vernet; mais elle le conserva peu de temps; Arthaud de Blot, seigneur de la Rey, le revendît, en 1500, à Gaspard deTalaru.
Les de Blot conservèrent plus longtemps le fief de la Rey, qui appartenait en 1722, aux Staron; ces derniers Font transmis par succession aux Dugas de la Catonnière, possesseurs actuels ^ .
ALLIANCES
Avec les de Bolsvairj par le mariage, vers 1460^ de Gonon de Blot b.vgc' Catherine de Boisvair (voir de Boisvair).
1 Le cbàteau moderne de Ja Bey, recooBtruit par la famiUe Dugae^ est sitaé sar le joli coteau qui relie Bellegarde à Salnt-Galmier ; il est remarquable par les beaux ombrages <qui l'entoiitent et par la belle vue doat on y jouit sur la plaine- du Forez qui s'étend à ses pieds.
DE BOISYAIR
1589. — DE BOIS V AIR Julienne, abbesse des Sainte-Claire.
La famille de Boisvair (de Bosco VarioJ, seigneur de Boisvair (Epercieux), de Pellussieux (Salvizinet), et de Magnieu-le-Gabion (Saint-Laurent-la-Conche), était certainement une des plus anciennes du Forez. Dès Tannée 1090 elle était représentée par Hugues de Bosco j mentionné dans le cartulaire de Savigny comme co-propriétaire de l'église ou plutôt des revenus de l'église de Salvizinet avec Etienne de Salemart, Gilbert de Fontanès et Hugues de Charlieu. Toutefois elle n'est bien connue qu'a partir de 1294 où l'on trouve Pierre et Jean de Bovers, de la ville de Pouilly.
Cette famille a donné : un châtelain de Marcillyle-Châtel, Mathieu de Boisvair, en 132.2, alors que les fonctions de châtelain étaient encore confiées aux grandes familles du pays ; il était, dès l'année 1308, juge de Forez, fonction la plus élevée de la magistrature de cette époque; on lui attribue la construction du château de Boisvair ;
Un autre juge de Forez en 1341 , Pierre de Boisvair, professeur es lois, frère du précédent. Par son testament de 1355, Pierre de Boisvair
fonda une prébende dans une chapelle qu'il avait fait construire dans l'église de Pouilly-les-Feurs , et fit un legs à l'église de Sainte-Marie-Laval (audessous de Saint-Germain-Laval), chapelle alors en grand renom, pour y entretenir à perpétuité une lampe allumée devant l'autel, dans un lampadaire d'argent ;
Un prieur au riche prieuré de Rosier -Côte d'Aurec, frère Guillaume de Boisvair, qui obtint, en 1409, du duc de Bourbon, comte de Forez, l'autorisation de faire fortifier son prieuré contre les invasions des Anglais et de contraindre à sa garde les habitants du bourg ;
Une abbesse des Sainte-Claire de Montbrison , Julienne de Boisvair, en 1589, qui fit bâtir dans ce couvent, en 1606, le plus beau cloître qui ait existé dans notre province^ suivant un mémoire de l'époque.
Les de Boisvair se sont éteints dans les de Riverie, seigneurs de la Rivière et de la Forge (Villechenève), par le mariage^ avant 1572, de Catherine de Boisvair avec Hector de Riverie, auquel elle porta en dot le fief et château de Pellussieux.
ALLIANCES
Avec la famille de Charny, par le mariage de Pierre de Boisvair, le juge du Forez, avec Héliote de Charny, vers 1330;
Avec les de Blotj seigneurs de la Rey (Saint- Galmier), par le mariage, vers 1470, de Catherine de Boisvair avec Gonon de Blot;
Avec les de Riverie, par ralliance que nous venons de rappeler.
DE BOUBEE
1761. — BOUBÉE Marie-Catherine, visitandine, 37 ans, fille de feu François, écuyer, lieutenantcolonel au régiment de cavalerie Beaucaire à Montbrison et de feue Catherine du Rosier de Maonieu (voir du Rosier).
1770. — BOUBÉE Antoinette^ religieuse hospitalière à Montbrison, fille des mêmes. Elle se retira àFeurs en 1794, où elle fut autorisée à résider, sous la surveillance de la municipalité, en vertu d'un ordre de la commission révolutionnaire de Feurs.
La famille de Boubée est originaire de Lectoure (Gascogne) .
François Boubée (comme il signait alors), père de nos religieuses, est le premier membre de cette famille qui se fixa à Feurs. Par son mariage, vers 1715, avec mademoiselle du Rosier de Magnieu il 'devint sieur de la Bâtie, fief situé entre Feurs et Saint-Cyr-les- Vignes, autrefois château détruit par
les ligueurs en 1594. Il fut annobli en 1755, avec le titre d'écuyer, pour services militaires; il était aussi écuyer particulier de la fameuse duchesse de Berry, fille de Louis XV.
La famille de Boubée a fourni un lieutenantcolonel de cavalerie au régiment Beaucaire, François Boubée, vers 1740; un maire à la ville de Montbrison, en 1764, Henry Boubée de la Bâtie; un autre lieutenant-colonel au régiment de cavalerie Royal-Pologne, Nicolas-Marie Boubée^ chevalier de Saint-Louis, en 1767, tous deux fils de François; un capitaine de dragons au régiment Durfort, Jacques -François, fils d'Henri, mort à Lyon en 1793, des suites d'une blessure reçue au siège que cette ville soutenait alors contre les armées de la Convention.
Paulin, fils de Jacques-François , remarqué par sa grande fortune et sa grande charité, a laissé une fille, Stéphanie, mariée, vers 1860, à M. de Vivens (famille d'Auvergne).
ALLIANCES
Avec la famille Le Mercier , par le mariage d'Henry Boubée, vers 1760;
Avec les Cognet des Gouttes, par le mariage, en 1787, de Claude Cognet avec Catherine Boubée;
Avec les Girard de Beauvoir;
Avec les Trolier de Foncrène (Rive-de-Gier)^ par le mariage de Jacques - François de Boubée, vers 1790;
Avec les Papou de la Noue (fief détruit à Saint-
Paul-d'Epercieux), par le mariage, vers 1832^ de Paulin de Boubée avec Julie du Côtéj petite-fille d'une Paponj
Leur principale habitation à Feurs est l'ancien couvent des Minimes, acquis, en 1 793, par la veuve de Jacques -François de Boubée à l'époque de la vente des biens religieux.