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DE LA PIERRE DE SAINT-HILAIRE

1665. — DE LA PIERRE de SAINT-HILAIRE Marie, ursuliae, 3S ans,

1675. — DE LA PIERRE de SAINT-HïLAIRE Germaine^ ursuline^ 24 ans^ filles de feu noble Claude-André, avocat à Montbrison, et de demoiselle Antoinette Géroffier.

Les de La Pierre de Saint-Hilaire devinrent seigneurs de Valprivas vers 1 700, par alliance avec les Verd de ValprivaSj et d'Apinac par acquisition en 1776 des Flachat d'Apinac.

Ils ont fourni un échevin à Montbrison en 1645, le père de nos religieuses ; un conseiller au bailliage de Forez, François, de 1674 à 1706; deux secrétaires du roi, Jean-Baptiste en 1722^ et Antoine, son fils, en 1755; une des vingt-huit victimes de la Terreur, fusillées ensemble à Feurs, le 8 février

ALLIANCES

Avec les Rival de La Tuillière (près de Montbrison), par le mariage, en 1674, de François de La Pierre, le conseiller, avec demoiselle Margue-rite Rival ;

Avec les Verd du Verdier de Valprivas, par le mariage, vers 1700, de demoiselle Anne de La Pierre avec Clavde-Amédée Verd;

Avec les Chapuis de Foris, par le mariage, vers 1 760, d'Antoine de La Pierre avec Jeanne-Marie Chapuis.

La branche des de La Pierre de Saint-Hilaire s'est fondue par alliance dans les Sauvade du Perrey (Saint-Cyr-les-Vignes) au xix" siècle.

De nos jours il existe encore à Montbrison et à

Feurs plusieurs membres de la famille La Pierre réduits à la condition d'artisans; mais ils n'ont pas oublié leur origine.

GEROFFIER

Quant à mademoiselle Géroffier, mère des deux religieuses de La Pierre, elle était originaire de Feurs; cette famille a fourni plusieurs notaires à F'eurs, dont un en 1583 était en même temps châtelain de Thoranche * ; un examinateur au bailliage de Forez, N... Géroffier, aïeul de nos religieuses vers 1600; un curé à Feurs en 1650; un prêtre doyen de Montaguet, Arnaud Géroffier en 1678.

La famille Géroffier a encore de nombreux représentants à Feurs dans la classe ouvrière.

ALLIANCE

Avec les Chanutj par le mariage, avant 1620, de demoiselle Isabeau Géroffier avec Jean Chanutj capitaine-châtelain de Chambéon et de Marclop.

1 Nous croyons qae cette chAtellenie est la môme que celle de Virignieu où coule la Thoranche, ruisseau -torrent qui descend des montagnes du Lyonnais.

PLASSON

1727. — PLASSON Elizabeth, ursuline, fille de M* Pierre, commissaire à terriers, et de...

M. Plasson devint sieur de La Combe (Valeilles), par acquisition en 1740 des du Fournel du Soleillant (Valeilles) et forma la branche des Plasson de La Combe établie à Peurs à la fin du xvm* siècle.

Son fils, Catherin Plasson de La Combe, était procureur du roi en la juridiction des eaux et forêts de Montbrison en 1765.

Il se fit armateur aux iles Canaries. Â son retour en France, après plusieurs voyages qui lui permirent de réaliser de grands bénéfices, il fit construire à Peurs, vers 1780, une grande habitation, et y établit une filature de coton qui n'eût d'autres résultats que d'absorber les bénéfices de l'armateur.

Il fut élu maire de Peurs en 1790.

Son fils, Abraham, jeune homme de 17 ans, fut une des premières victimes fusillées à Lyon en 1793, après la prise de la ville qu'il était allé défendre.

DES POMMEYS

1718. — DES POMMEYS Marie -Anne, visitandine, 16 ans,

1724. — DES POMMEYS Marie-Catherine, visitandine, 17 ans^ filles de Pierre -Laurent Martin, sieur des Pommeys, conseiller au bailliage de Forez, et de dame Françoise Favier.

La famille Martin, sieur des Pommeys (Saint- Thomas-La-Garde) , par acquisition vers 1 700, et d'Azieu avant 1718, a fourni trois générations de conseillers au bailliage de Forez, de 1704 à 1776, Claude, Pierre-Laurent et André-François.

Claude soutint un procès qu'il perdit en 1704, avec quelques autres conseillers au bailliage, contre le sieur Ferrand, chargé de poursuivre les usurpateurs de noblesse ; ce qui n'empêchait pas Pierre- Laurent en 1718^ et André-François en 1776, de se qualifier nobles dans des actes publics.

alliance :

Avec les Groselier de Chènereilles, par le mariage vers 1776 do noble André-François Martin sieur des Pommeys avec Marie-Anne Groselier.

Les Martin des Pommeys étaient représentés à Montbrison en 1830 par un vieux célibataire, employé à la préfecture ; il savait bien cju'il descen-

dait d'une bonne famille de robe^ mais il était trop pauvre, disait-il, pour ajouter à son nom de Martin celui plus aristocratique des Pommeys.

Il ne faut pas confondre les Martin des Pommeys avec une famille de Pommey, seigneur de La Goutte (Amplepuis) et de Rochefort (Amplepuis), alliée aux de Villeneuve, barons de Joux (Tarare), et aux Ravel de Malle val (Saint-IIéand).

PONGBT

1692.— PONCET Françoise -Angélique, visitandine, 1 7 ans, fille de feu Germain, procureur à Montbrison et de demoiselle Catherine Punctis (voir Punctis) .

1722. — PONCET N... (sœur Sainte- Hélène,), ursulîne, 39 ans,

1722. —PONCET N... (sœur Saint-Dominique), ursuline, 22 ans (pères et mères inconnus) .

Gilbert Poncet, le fils du procureur, acheta en 1 704 une charge de conseiller au bailliage de MonthrisQUt U eut la même année à soutenir un procès.

qu'il perdit, au sujet de ses prétentions nobiliaires, contre le sieur François Ferrand, chargé par TEtat de poursuivre les usurpateurs de noblesse.

POPULLE

1645 — POPULLE Marjk-Toussainte, ursuline, 16 ans,

1652. — POPULLE Léonore, ursuline, 17 ans, filles de noble Louis et de Toussainte Chapuis (voir Chapuis) .

Famille roannaise très ancienne. Ses armes, portant la date de 1549, sont sculptées sur le fronton de la vieille chapelle de Saint- Jean, à Roanne, dont les PopuUe passent pour les fondateurs.

Les PopuUe devinrent seigneurs de Fontalon (Roanne), de Maroilles (Saint-Romain-la-Mothe), des Plasses, de La RevoUièro, de Magnieu et des Marsaux.

Jean PopuUe, sieur de Fontalon, fut un des premiers bienfaiteurs d'un hôpital nouvellement fondé à Roanne au xvi** siècle.

La famille PopuUe a fourni plusieurs générations

de notaires, de 1413 à 1611 ; un lieutenant particulier à Roanne en 1 509, Georges Populle, qui était en même temps notaire royal; en 1513, en sa qualité de lieutenant de madame la reine-mère, il dressait, de concert avec Michel Chauveau pour M. de Boisy, la liste des défenseurs du château de Roanne (la garde nationale d'alors); trois conseillers du roi dont deux élus en Télection de Montbrison, Louis PopuUe de La Revollière en 1625, et Claude PopuUe sieur de Magnieu et des Marsaux, son fils, en 1640, et Nicolas son petit-fils, çonti*01ëur en Téleotion de Roanne vers 1 70tt;^dèux maires de Roanne, Charles PopuUe. en^'l 781, victime de la Terreur, exécuté à Lyon en 1793, et François PopuUe, son fils, de 1808 à 1815; il fut nommé député de la Loire en 1818, sous-préfet de Roanne en 1831.

Il a laissé de son administration d'excellents souvenirs, soit par sa résistance énergique aux Autrichiens qui voulaient en 1814 livrer Roanne au pillage, soit par les nombreuses améliorations que la ville lui doit ; représenté par son fils, Antoine PopuUe, juge de paix à Saint-Haon.

ALLIANCES

Avec les de La Chaize (d*Aix), par un double mariage vers 1595 de François PopuUe avec Mar^ guérite de La Chaize^ et d'Aimé PopuUe avec Madeleine de La Chaize;

Avec les du Fournel de Chazelardj par le mariage vers 1625 de Guillaume PopuUe, seigneur de Maroilles, avec demoiselle Marie du Fournel j

Avec les Chappuis de VilleUe, par le mariage^ vers 1625, de Louis PopuUe de La Revoilière, conseiller du roi, avec Toussainte Chappuis de Villette (voir Chappuis) ;

Avec les CourtiHj par le mariage vers 1640 de Marguerite PopuUe des Fiasses avec noble François Courtin Desmolières ;

AvqcIqb Baronnat de Teillères (Saint-Galraier) *, par le mariage, vers 1700, de Guillaume- Louis PopuUe, docteur en médecine à Saint -Galmier, avec demoiselle Charlotte de Baronnat;

Avec les Cartier de Bois-Curtil, par le mariage, vers 1740, dje Nicolas PqpuUe avec MargueHte Cartier.

POUDEROUX DE BATAILLOU

1643. — POUDEROUX de BATAILLOU Marie, ursuline, 18 ans, fille de noble Michel et de demoiselle Claudine Rival (voir Rival) .

1 Le vieux château de I«a Teiilôre, situé à Saint-Galmier sur les bords de la Goise, aacieone résidence des comtes de Forez, est un des monuments les plus remarquables de l'époque féodale dans notre province. Quoique délabré dans queUiues-unes de ses parties il est encore habité par la famille Thollot, et sa visite et tréi; Intéressante poux 1^ arch^loguee.

PamîUe forézlenne, sieur de Bataillou et de La Lande (fiefs à Saint-Marcellin), du Montcel, par acquisition, en 1691, de Charles-Ignace de La Rochefoucauld^ marquis de Rochebaron, et de dame Madeleine Escoubleau de Sourdis, sa femme, et sieur du Gros.

Elle a fourni deux lieutenants généraux au bailliage de Forez, Jacques, mort en 1693, et Antoine, son fils, qui lui succéda, et qui fut en 1 709 exproprié à la poursuite de ses créanciers de sa charge de lieutenant général.

Michel, autre fils de Jacques, fit construire en 1706 le château actuel de Bataillou et abandonna celui de La Lande qui devint bientôt une ruine * .

ALLIANCES

Avec les Rival du Soleillant (ou de La Tuil- Hère) par le mariage vers 1618 de la mère de notre religieuse ;

Avec les Henrys de Grézieux, par le mariage vers 1620 de Fleurie Pouderoux avec Pierre Henry^;

Avec les du Rosie7% par le mariage vers 1660 de Catherine Pouderoux avec François du Rozier, sieur de Taix ;

Avec les d'ApehoUy par le mariage vers 1 680 de

1 Le château de Bataillou passa par vente en 1729 entre les mains de Jean Albanel, bourgeoid de Lyon, qui en fit donation n l'ijôpital de cette ville. En 1736, Marianne de la Roue, veuve de Jacques Forcieu do Rocbetaillée, la rachetait de l'hôpital, et l'apportait on dot en 1745 à Andrô-Jeou-Baptiste Boyer du Moncel, son second mari.

Marianne Pouderoux avec Philibert d/Apchon de Saint-André, de Montrond.

DE PRANDIERE

1742. — DE PRANDIERE Philiberte (sœur Sainte-Rose), ursuline, 34 ans^

1786. — de PRANDIERE Emérancienne (sœur Sainte-Hélène), ursuline, dccédée en 1786, âgée de 76 ans, filles de Jean-Joseph de Prandière et d'EMÉrangienne Gaulne du Ruillon (voir Gaulne).

Ancienne famille bourgeoise du Roannais, connue d'abord sous le nom de Lestra, puis sieur de Prandière, fief à Cézai.

A fourni des notaires : Claude, en 1497 et Hugues, vers 1650; un lieutenant do la juridiction de La Sauveté et de Verrières, Jean, en 1680; un avocat en parlement, Jean-Joseph, sieur de Prandière, en 1715; un conseiller du roi, Jean-Joseph de Prandière, cousin du précédent, échevin perpétuel de Saint-Germain-Laval, en 1715; un avocat général à la cour d'appel de Lyon, N... de Prandière, en 187L

▲LLIÀNCES :

Avec les de Viry, par le mariage, vers 1620, de Gilbert Lestra de Prandière avec Antoinette de Viryj

Avec les Httard, par le mariage, en 1662, de Jean Lestra avec Claudine Huard, famille qui a donné un chanoine au chapitre de Montbrison;

Avec les Barieu, par le mariage, vers 1700, de Antoinette de Prandière avec Noël BarieUj avocat et notaire à Montbrison ;

Avec les G aulne, par le mariage, vers 1705, des père et mère de nos religieuses;

Avec les Chassainj par le mariage, en 1743, de Marie de Prandière avec Jean Chassainj maître particulier des eaux et forêts à Montbrison.

La branche aînée des de Prandière s*est fondue dans les Barieu, représentés aujourd'hui par les Tixier, de Saint -Germain -Laval,' possesseurs de Prandière.

La branche cadette, issue de Jean- Joseph de Prandière, marchand rubanier à Saint-Etienne, en 1751, puis greffier de l'élection de Saint-Etienne, est représentée, à Saint-Etienne, par M. de Prandière, avocat général à Lyon, en 1871.

PUNCTIS

1702. — PUNCTtS Marguerite (sœur Saint- Benoît), ursuline, 19 ans, fille de monsieur Benoit Punctis de La Bruyère et de demoiselle Sybile Tri- CAUD (voir Tricaud).

1702. — PUNCTIS Marie- Anne-Louise, visitandine, 17 ans^

1706. — PUNCTIS Marie-Catherine-Elisabeth, visitandine, 16 ans, filles de Louis Punctis de La Tour, écuyer, conseiller du roi, receveur général des tailles, et de dame Marguerite Jacquier.

1768.— PUNCTIS Louise-Claire, visitandine, 20 ans, fille de messire Louis - François - Marie Punctis de La Tour, chevalier, seigneur de Boën, Arthun, Palogneux, etc., et de dame Marie-Josephe Punctis, demeurant à Montbrison.

On trouve les Punctis posscssionnés à la Touren-Jarez à la fin du xvi* siècle; ils devinrent acquéreurs d'une partie des biens des Bourdon de Mallevai (fief et château près do Saint-Héand) et, en cette qualité, débiteurs avec les Fautriers, seigneurs de Malleval, d'une rente de 16 bichets de seigle et d'un demi-lard de 50 livres à riIôtel-Dicu de Saint- Etienne. En sorte que le surnom de La Tour, porté par la branche ainée des Punctis, parait venir du fief

de La Tour-en-Jarez, plutôt que de La Tour-Charrette, fief près de Balbigny, qu'ils n'ont possédé qu'à la fin du xvii* siècle.

Cette famille a formé plusieurs branches sous les noms de Punctis de La Tour, Punctis de La Bruyère (près de Saint-Romain -le- Puy) et Punctis de Cindrieux (près de Montbrison).

Elle a fourni : un juge de la seigneurie de Grézieux-le-Fromental , Jacques, en 1671;

Un conseiller lieutenant criminel au bailliage de Forez, Louis Punctis de La Tour, anobli en 1681, avec le titre d'écuyer;

Un receveur général des tailles, Louis Punctis de La Tour^ en 1702, père de deux de nos religieuses;

Un secrétaire du roi, en 1 724 ;

Plusieurs conseillers au bailliage de Forez, de 1740 à 1786, dont un, Georges Punctis de Cindrieux était avocat du roi en 1767;

Un chanoine au chapitre de Montbrison : Joseph Punctis en 1751;

Et deux victimes de la Terreur en 1 793 : Punctis de La Tour^ dernier seigneur de Boôn, exécuté à Lyon, frère de notre religieuse Louise-Claire, et Punctis de Cindrieux, exécuté à Feurs.

ALLIANCES

Avec les Tricaud du Monceau^ par le mariage, vers 1680, des père et mère d'une de nos religieuses ;

Avec les Jacquier y par le mariage, vers la môme époque (1680), des père et mère de deux de nos religieuses;

FAM. DU fOBEZ 16

25i) FAMILLES NOBLES

Avec les Puy du Périer, par le mariage^ vers 1680, d'Antoinette Punctis de La Tour avec Pierre- Denis Puy, lieutenant général de police et préeîr dont du bailliage de Montbrison ;

Avec les d'Allardj de Montbrison, vers 1700;

Avec les Le Camus ^ seigneur de Boën, par le mariage, vers 1 720, de Gilbert Le Camus avec Mari^ Josephe Punctis de La Tour. Restée veuve sans enfants, et héritière de son mari , elle devînt dame de Boën, se remaria vers 1740 à Louis-François- Marie Punctis de La Tour, son parent, et lui apporta en dot la seigneurie de Boën;

Avec les de Saint^Ouen, par le mariage, vers 1790, de Catherine Punctis de Boën avec Charles^

Xavier de Saint-Ouen, dont le fils Adolphe, né à Boën en 1800, avocat à Nancy, était représentant du peuple pour le département de la Meurthe en 1848. Les Punctis de La Tour se sont fondus dans ks de Chabert (originaires du Cîomtat) qui possèdent de nos jours le joli château (genre italien) que les Punctis avaient fait construire, à la fin du xvui* siècle, dans la ville de Boën.

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