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DE ROSTAING

1674. — - DE ROSTAING Marie- Anne, ursuline, 16 ans, fille de noble Christophe de Rostaing, sieur de Veauchette, et de dame Marie de Pellissag (voir Pellissac).

1736. — DE ROSTAING M arie-Laurbnge , visitandine, 1 9 ans, fille de messire Gilbert, marquis de Rostaing, chevalier, seigneur de Veauchette, Craintillicu, etc., et de feu dame Marie de La Martinière (voir Martinière) .

La famille de Rostaing se disait originaire d'Allemagne, et citait parmi ses ancêtres un certain Ramond de Rostaing qui assiégea et prit Barcelone en Tannée 800. Cette descendance était peut être aussi difficile à établir que celle des Lévy-Couzan , qui se disaient cousins de la sainte Vierge, par la tribu de Lévy.

Sans remonter à une époque aussi reculée, nous trouvons les de Rostaing mentionnés dans les annales du Forez des le milieu du xiv® siècle. Comme la plupart des meilleures familles de notre province, ils paraissent avoir tiré du notariat l'origine de leur fortune. En 1383, Jean Rostaing, notaire, recevait le testament d'Emeric Sicaud, curé de La Fouillouse; en 1406, il était rédacteur d'un terrier pour le prieur du Châtelet-sous-Saint- Victor-sur- Loire; toutefois, en 1404, on trouve Antoine Rostaing seigneur de Veauchette.

Les de Rostaing ont fourni : un prévôt de Suryle-Comtal, Jacques Rostaing, en 1495; un capitainechâtelain dans la même localité, Jean Rostaing^ au commencement du xvi® siècle ; un lieutenant du roi, gouverneur de l'Auvergne, Jean, comte de Rostaing, seigneur de yeauchette (il commandait une compagnie de gens d'armes à la bataille de Marignan en

1515); un maréchal de France, Tristan, marquis de Rostaing, en 1585; un chevalier des ordres du roi, Charles, marquis de Rostaing, nommé en 1619; un chambellan du duc d'Orléans, François do Rostaing, comte de Bury, en 1650; deux prieurs commandataires de Pommiers, Balthazard et Jacques de Rostaing au xvn' siècle; un lieutenant-général des armées du roi, Louis-Charles, marquis de Rostaing, dont la carrière militaire dura de 1 705 à 1 762 ; le dernier grand bailly d'épée de Forez, nommé en 1772, Just- Antoine- Marie-Germain, marquis de Rostaing. Il présida, en cette qualité, rassemblée de la noblesse à Montbrison, en 1789, et fut élu député du Tiers-Etat.

Un cadet de cette famille, Tristan de Rostaing, étant venu, vers le milieu du xvi" siècle, chercher fortune à Paris, obtint la protection de Florimond Robertet, comte de Bury, près Blois, Forézien de naissance, qui jouissait d'un grand crédit à la cour comme ayant été ministre sous les rois Charles VIII, Louis XII et secrétaire d'état sous François I". Grâce à cette protection, Tristan de Rostaing devint un des officiers et favoris de Marie de Médicis. Il épousa, vers 1580, Françoise Robertet, nièce do Florimond, qui le rendit comte de Bury. Cette riche alliance lui valut le gouvernement de Melun et du château de Fontainebleau, le grade de maréchal de France, en 1585 et le titre de marquis.

Tristan de Rostaing mourut en 1591, laissant un fils, Charles, et quatre filles : Marguerite, mariée en

premières noces, à Pierre de Lévy, seigneur de Curraize (Précieu), puis à Gilbert des Serpents, seigneur de Sury-le-Comtal, et enfin à Pierre d' Aubuason, Anne, Françoise et Charlotte do Rostaing. Anne de Rostaing, étant veuve de René d*Escoubleau de Sourdis, se remaria en 1604 à Jacques de La Veùhe, seigneur de Sury-le-Comtal , de Saint- Romain-le-Puy et de Montagnac, dont elle n'eut pas d'enfants. A la mort de Jacques de La Veiihe, arrivée en 1626, ses grands biens, évalués alors à 500,000 livres, passèrent, par testament et par l'adresse d'Anne de Rostaing, sa veuve, aux enfants qu'elle avait eus de René de Sourdis.

Les héritiers naturels de Jacques de La Veûhe, qui étaient les du Rosier et les de Lesgallerye, revendiquèrent cette succession, en demandant la nullité du testament de Jacques de La Veiihe. Alors surgit un de ces procès qui ont fait époque dans les annales judiciaires du Forez. Les héritiers de Sourdis d'une part, représentés par le duc d'Uzès, les marquis d'Allègre et de Pardaillan, le duc de Chaune, les marquis de La Châtre et de Béringhen, tous neveux ou petits-neveux d'Anne de Rostaing, demandant la nullité du testament, et d'autre part, les héritiers du Rosier et de Lesgallerye, réclamant son exécution. On plaida devant toutes les juridictions de l'époque sur la validité du mariage de Jacques de La Veùhe et de son testament. L'un et l'autre furent maintenus.

Ce procès, qui dura plus de trente ans, enrichit,

sans doute, plus d'un procureur au bailliage, mais il fut le commencement de la ruine des de Rostaing et des de Sourdis dans notre province.

On voit par les noms qui figurent dans ce procès que les filles de Tristan de Rostaing s'étaient alliées à la plus haute noblesse de France.

La famille de Rostaing a formé deux branches principales :

V Les marquis de Rostaing, seigneurs de Veauchetto (château vendu vers le milieu du xix" siècle, aux Saignard de Sasselange, Haute-Loire), de Craintillieu, Saint- Cyprien et Rivas. Cette dernière seigneurie fut vendue, en 1747, aux chanoinesses de Joursey;

2** Les de Rostaing, comtes de Bury et de la Guerche * , complètement étrangers à notre province.

Quant à la branche des de Rostaing de Veauchette elle est encore représentée à Arthun (Loire) par le petit-fils du dernier bailli d'épôe du Forez.

ALLIANCES

Outre les alliances que nous avons déjà mentionnées, nous remarquons celle de Charles de Rostaing, fils de Tristan, en 1612^ avec Anne Hurauld de Chiverny, fille du chancelier ;

Celle avec les Tréméolles de Barges, seigneurs de Merlieu^ au xyii** siècle ;

1 Le cIiAteau do Bury, situé i\ doux kilomètres de Bluis, était la principale résidence de Florimond Rohertet qui en avait fait un château presque royal ; Françoise Robertet, sa nièce et son héritière, le porta en dot à Tristan de Rostaing, souche dos comtes de Bury.

FAM. DU rOBEZ 19

Celle avec les de La Rivoire de La Tourette, par le mariage, vers 1780, de Jean-François, comte de Rostaing, seigneur de Veauchette, Craintillieu, Saint-Cyprien, avec Françoise de La Rivoire.

ROTAGNON

1701. — ROTAGNON Antoinette, ursulinc, 21 ans, fille de M" Antoine, chirurgien à Boën, et de demoiselle Marguerite Goutelier.

Famille originaire de La Bouteresse (Sainte- Agathe) ; elle a fourni plusieurs notaires à Boën et aux environs ; un lieutenant provincial de la maréchaussée de Forez, Antoine Rotagnon, en 1711, avec le titre d'écuyer.

Cette famille a soutenu contre les Ursulines de Montbrison une série de procès qui ont eu pour cause première le payement de la dot de notre religieuse, ont duré pendant plus de trente ans, et ont amené la vente, par décret, des biens de cette famille et la perte de sa fortune.

DE LA ROUE (ou DE LA ROA)

1641. — DE La roue Anne, 19 ans, ursulino, décédée en 1648, fille de feu Lyonnet de La Roue, lieutenant en la châtellenie royale de Saint- Victorsur-Loire et de dame Anne Guyot.

Famille originaire de Saint- Victor, appelée indifféremment de La Roa et de La Rojie, traduction de son nom latin de Rota.

Elle a fourni un greffier à Saint- Victor, en 1609; deux échevins à Saint-Etienne, au xvn" siècle; deux lieutenants de châtellenie à Saint- Victor, Lyonnet de La Roue, le père de notre religieuse et Philippe, son fils; plusieurs notaires, aux xvui* et xix* siècles, aux environs de Saint-Etienne.

La famille de La Roa est aujourd'hui représentée à Paris par M. Joseph de La Roa, employé au ministère des finances, ancien membre du Conseil général de la Loire, auteur des Portraits foréziens, publication très intéressante pour Thistoirc de notre province (Vienne, 1869).

Plusieurs autres familles dans le Forez ont porté le nom de de La Roue : Pierre de La Roue, mari de Dauphine de Saint-Bonnet (le Château), confirmait, en 1280^ la justice d'Apinacà Pierre Maréchal; les

de La Roue de Montpeloux étaient, aux xv' et xvf siècles, seigneurs d'Usson et barons de Solignac; Hérail de La Roue de Pierrefort mariait sa fille en 1734 au comte de Rivarol, seigneur d'Ecotay. A Montbrison et à Saint-Galmier, une famille très nombreuse du nom de La Roue y exerçait la médecine aux xv% XVI* et xvii'' siècles; elle avait sa chapelle et son tombeau dans Téglise des Cordeliers de Montbrison, Remarquons que le voisinage de ces diverses localités pourrait permettre d'attribuer à toutes ces familles une origine commune.

ROUSSIER

1642. — ROUSSIER N..., visitandine à Saint- Etienne, fut envoyée en 1642 à Montbrison, pour y fonder le couvent de la Visitation (père et mère inconnus) .

La famille Roussier était dès le xvi" siècle une bonne famille stéphanoise.

Elle a donné un prédicateur en renom à cette époque, Antoine Roussier, mort pendant une mission qu'il faisait à Saint-Symphorien-le-Château

DU FOREZ aOl

en 1639, auteur de nombreux ouvrages religieux; un conseiller du roi, contrôleur général des finances à Lyon, Noël Roussier, frère du prédicateur, de 1656 à 1668; un autre missionnaire, Jean Roussier, neveu d'Antoine, auteur d'un ouvrage sur saint François de Sales (Lyon, 1667).

ALLIANCES

Avec les Bardonnanche , riche famille de La Tour-en-Jarrêt, par le mariage, vers 1 600, de Jeanne Roussier, sœur des précédents, avec Jacques Uar^ donnanche. Elle a été la principale fondatrice de l'hôpital de Saint-Etienne. Son fils, Jean Bardonnanche> oratorien à Notre- Dame-de-Grâces, fit à cette maison des donations importantes, do 1637 à 1668;

Avec les Palluat-Besset^ par le mariage en 1645 de mademoiselle Roussier avec Jean Palluat, premier échevin de Saint-Etienne;

Avec les de La Mure, par le mariage vers 1 650 de Madeleine Roussier, fille de Noël, avec Pierre de La Mure-Bienaveiit, seigneur de Changy ; leur fils, Noël de La Mure, était en 1675 un des héritiers du chanoine Jean-Marie do La Mure, le principal historien du Forez.

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