‹ Histoire des délassements-comiquesChapitre 24 sur 118 · SCÈNE IL Les Pkécédens , EDOUARD · texte numérisé non relu

SCÈNE IL Les Pkécédens , EDOUARD

KDOlAr.D.

Bonjour madame Marguerite... bonjour Eugénie. {A part.) Pas de réponse! j'ai donc encore mai clioisi mon temps ! que ne suis-je mouche ou mouclieron , je saurais quand je peux venir me présenter ici. Faisons notre commission et parlons. {Basa Eugénie, lui montrant un impier.) Eugénie, je voudrais... vois-tu...

]».\Rr.UEI!ITE.

Que barboltes-lu là , Edouard?

EDOUARD , cachant son papier.

Rien , madame... rien... je viens seulcient vous donner le bon jour et puis...

MARGCEUITE.

Et puis quoi?

EDOUARD

Air.:

Mon maître est un diôle , Pe^^onne il ne croit ; De tout niauvniâ rôie^ (^A part.') Il me sait ad:oit, (/taut.) Sans cesse il me charge.

De tous ses rebuts.

Trop il me surcharge Et je n'en veux plus.

Ce n'est point pour rire. #

IMARGrEBITE.

Mais espluiue loi.' Que veux-lu me dire?

ÉDOr ARD.

Il n'a rien de moi.

Car )'ai conliance.

Même en un fripon Et la défiance Ne m'e^t point un don.

MARGCERiTE , s' impatientant.

Cela ne me rend pas plus sage.

ÉDOUAUD.

Ne vous fâchez pas, madame, je ne viens pas de mon chef, mon maître m'envoie, car pour moi je.... je ne vous en aurais jamais parlé.

MARGUERITE

Je le dis que je ne suis pas d'humeur à plaisanter.

ÉDOVARD.

Je le vois , madame... aussi, c'est mal de sa part , je le lui ai dit assez souvent, mais toutes mes remontrances n'ont rien pu sur son cœur inhumain pour ses créanciers.

MARGUERITE , Se fâchont.

Enfin parleras-tu , idiot ?

EDOUARD , tremblant.

Oui... oui... c'est que vous voyez... mon maître m'a chargé de vous remettre ce petit... ce petit compte pour monsieur Pointu qui [monte à cent et quelques francs. {Marguerite le lui prend. Edouard, àpart.) Ouf! m'en voilà débarrassé ! elle l'a pris.

MAKGUERITE.

Tu attendras longtemps ton argent.

EDOUARD

Qu'est-ce à dire ?

EUGÉNIE

Qu'il est parti.

EDOUARD, étonné.

Parti!..

MARGUERITE

Et sans me payer.

EDOUARD , courant à la chambre de Pointu. Alors , je vais saisir ses effets.

EUGÉNIE

Il n'y en a plus.

EDOUARD , y regardant.

Plus rien ! et les fenêtres ouvertes!

EUGÉME.

Eh bien, cela n'atteste pas grand chose.

EDOUARD

Si fait, beaucoup.

ou UN MENAGE FRANSQUILLON. 2'J

EUGÉNIE

Que penses-tu ?

EDOUARD

Qu'il aura déménagé par la fenêtre.

EUGÉNIE et MARGUEIUTE.

Par la fenêtre !

EDOUARD

Oui , cela se fait parfois.

MARGUERITE

Quelle conduite pour un professeur !

EDOUARD

C'est le cas de dire , jamais en partant un artisan ne laisse un sou de dette.

Cependant il était de tes amis.

EDOUARD

De mes amis!.. Erreur, je ne l'ai connu qu'ici.

MARGUERITE

Et cette cordialité lorsque vous vous vîtes?

EDOUARD

N'était rien.

Air :

Cet liomme-la, dMionneur ]e vous Tassure, Hl'c:«t inconnu, je ne le \is jamais.

11 vous a dit , mais c'est une impo-ture , <Jue nous étions tous deux amis par faits. Puisqu'il voulait faire ma connaissance, Que je vous vis 'a ce lien applaudir, Je lui donnai la main par complaisance , Croyant qu'un joui- il pouiiail me servir.

MARGUERITE

Faut-il être scélérat !

EDOUARD

Il n'est guéres moins.

EUGÉME.

Maintenant que faire ?

EDOUARD

Tâcher de le trouver.

Et comment y parvenir?

tOOCARD.

Il faut que vous cherchiez à connaître son nouveau domicile , et alors moi , j'irai saisir tout ce qu'il y a dans la maison.

MAUGCEIilTE.

Auras-tu assez d'énergie pour le faire?

i;i)Ol'AUD.

N'en doutez pas, à présent que vous m'encouragez , je me sens un courage de lion.

SIAIiGlDHlTE.

Kon , reste un moment ici, je vais m'imformer dans le voisinage si l'on n'a point de ses nouvelles. iooiAnu.

J'attendrai votre retour.

SCÈXE III.

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