I.ÊONORA
Le droit que peut avoir une femme outragée ; Le droit... — Que dis-je ? non , moi je n'ai pas de
[(Jruit...
Je raillais, je mentais... j'ai tort en cet endroit , Jît vous avez raison... Je suis une jalouse Sans nulle autorité , n'étant pas votre épouse ; Je suis votre maîtresse, une l'emme hochet Qu'on jeltc et qu on méprise alors qu'elle déplait. Voilà tout.
LADISLAS
Qui vous dit...
LÉONORA , l'inlerrompant.
J'écoulais toul-à-i'heure ; Vous disiez que jamais la royale demeure N'a recelé d'amour pur , désintéressé... Sire ! vous avez donc oublié le passé? Kappelez-vous ces temps où , passant par Pérouse, Vous m'avez rencontrée. Alors, j'étais l'épouse D'un médecin fameux dans son pays natal , A qui ma trahison porta le coup fatal. J'étaisbienjeune encor, — Quelquedix-huit années; Vous étiez plus âgé. Vous passiez vos journées A me parler d'amour ; et mon cœur écoulait Tous les sermens du votre ; et bien peu m'en coûtait De mépriser pour vous tous mes devoirs de femme. Au torrent de l'amour j'abandonnai mon âme ; J'ai tout sacrifié , pour n'être qu'à vous seul ,