SCENE VII
LÉONORA , seule.
Il raille !... après m'avoir trahie et délaissée !
[Elle se laisse tomber dans le fauteuil.) Oh ! suis-je assez punie , enfin ! — il m'a chassée , Moi qui n avais pour luiqu'amour et dévouement!.. Oh ! j'ai bien mérité ce poignant châliment.
(ï'esl justice du ciel , que punir une femme Qui se créa soi-même une existence infâme ; Et qui , sacrifiant le devoir à l'amour , Souffrit que l'on perdit son enfant sans retour. Ma fille! — Elleesl perdue h tout jamais, sans doute! Oh ! si je la trouvais quelque jour sur ma route , Si je la revoyais , j'obtiendrais son pardon , Et je ne mourrais pas , seule , dans l'abandon... Et toi , pauvre Alberlus , toi qui m'avais choisie ! J'empoisonnai ton cœur de juste jalousie ; Tu mourus de chagrin , par ta femme outragé : Alberlus ! Alberlus! le voilà bien vengé! A mon tour , maintenant , il faut que je me venge De celui qui m'a fait un avenir de fange ; De celui qui, jadis , mit le trouble en mon cœur, Et me chasse aujourd'hui, triomphant et moqueur. Après, — comme il l'a dit, — dans quelque mo-
[nastère , Je changerai ma vie en pénitence austère...
[Se levant , et sortant.) Un couvent, un couvent ! oui , c'est là que j'irai , Mais avafil d'y paraître , oh ! je me vengerai !...
FIN DU DEC&IEMB ACTB.
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PERSOIVIXAGES.
VARGIANI.
LÉONARDO
Religiecses.
Pêchecrs et LECBS Femmes.